Incident à Quelaines-Saint-Gault : un prêtre et ses partisans perturbent la démolition d’une église
Mise à jour le 2026-02-06 18:43:00 : Un prêtre non reconnu a provoqué un incident lors de la démolition partielle de l’église Saint-Gault, mettant en danger des personnes présentes.
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Ce qu’il faut savoir
- Le fait : Un prêtre a perturbé le début de la démolition d’une église à Quelaines-Saint-Gault.
- Qui est concerné : Les habitants de Quelaines-Saint-Gault et les partisans de la sauvegarde de l’édifice.
- Quand : Mercredi après-midi, le 6 février 2026.
- Où : Quelaines-Saint-Gault, Mayenne, France.
Chiffres clés
- 1 prêtre impliqué dans l’incident.
- 2 personnes placées en garde à vue.
Concrètement, pour vous
- Ce qui change : La démolition de l’église est suspendue.
- Démarches utiles : Recours déposés au tribunal administratif de Nantes.
- Risques si vous n’agissez pas : Perte de patrimoine culturel.
Contexte
Ce mercredi après-midi, deux individus, dont un prêtre non reconnu par le diocèse de Laval, ont perturbé le début du chantier de la démolition partielle de l’église, à Quelaines-Saint-Gault, en Mayenne. Le maire et d’autres personnes présentes, ont failli être percutées, en voiture, lorsque ces partisans de la sauvegarde de l’édifice ont voulu quitter les lieux.
C’est un nouveau rebondissement, dans cette querelle de clocher, qui secoue le village de Quelaines-Saint-Gault, dans le sud de la Mayenne. Ce mercredi après-midi, alors que les travaux de démolition partielle de l’église Saint-Gault venaient à peine de débuter la veille, deux personnes filment les ouvriers occupés à vider l’intérieur de l’édifice.
« C’est le patron de l’entreprise qui m’a appelé pour me prévenir de ce qu’il se passait. J’ai appelé les gendarmes et je me suis rendu sur place. Le prêtre était en train de filmer et il proférait des choses plutôt incohérentes, à propos de l’église. J’ai voulu discuter avec lui, mais je lui ai demandé de ne pas me filmer. La personne qui était avec lui, continuait de m’enregistrer. Je lui ai dit d’arrêter de le faire et j’ai voulu mettre la main sur son portable, sans vouloir le lui prendre. On a tenté de discuter, le temps que les gendarmes arrivent », explique Laurent Lefèvre, le maire de Quelaines-Saint-Gault.
Ma main a été touchée et son rétroviseur a été cassé
Laurent Lefèvre, maire de Quelaines-Saint-Gault
Selon Laurent Lefèvre, c’est au moment où les partisans de la sauvegarde de l’édifice, comprennent que les forces de l’ordre sont en route, qu’ils veulent quitter les lieux. « Sans se précipiter, ils sont allés vers leur voiture, on n’était pas très loin d’ailleurs. Le prêtre a démarré et il ne s’est pas arrêté. Moi, il m’a touché la main, sans gravité, mais son rétroviseur a été cassé. Sur le moment, je me suis demandé ce qu’il se passait. Dans les secondes qui ont suivi, je me suis dit oui, on a franchi une étape qui est inadmissible. Je n’étais pas tout seul, d’autres personnes de l’entreprise étaient aussi, près de moi. Le prêtre ne m’a pas visé en tant que maire, il a juste décidé de partir peu importe ce qu’il y avait devant », précise l’édile un peu désabusé.
Rapidement, l’identité du prêtre est dévoilée : il s’agit de l’abbé Matthieu Salenave. Ce dissident de la Fraternité intégriste Saint-Pie-X, s’est réfugié depuis quelques années à Saint-Aignan-sur-Röe, en Mayenne. Là, il y célèbre régulièrement des messes, rattaché à la congrégation traditionnelle « La Compagnie de Marie ». Il n’est pas reconnu par l’Eglise Catholique et le diocèse de Laval rappelle qu’il n’a pas son autorisation.
Suite à cette altercation et à la plainte du maire, une enquête pénale a été diligentée par la gendarmerie de Craon. L’abbé Matthieu Salenave et la personne qui l’accompagnait, sont placés en garde à vue mercredi soir, et entendus sur les faits.
Les gardes à vue ont été levées hier soir. L’abbé a accepté de répondre à nos questions et de livrer sa version des faits. « Je n’étais pas vraiment au courant de ce projet de destruction, alors que je suis en Mayenne. C’est un fidèle qui m’a envoyé un lien qui parlait de cette histoire. Ça m’a un peu touché, quand j’ai regardé l’historique et je me suis dit qu’on ne pouvait pas faire ça. Par contre, j’ignorais tout des polémiques passées. Alors, j’ai demandé à un ami proche de m’accompagner à l’église de Saint-Gault, pour faire un petit reportage. Histoire de sensibiliser les gens, et pourquoi pas de soulever des fonds, pour ne pas abandonner cette église qui date du XIe siècle. Je m’y rends, habillé d’une étole, et pendant que je suis filmé, je bénis la chapelle », raconte le prêtre.
Pendant qu’il était filmé, l’abbé interpelle les ouvriers et leur demande ce qu’ils font. « À ce moment-là, arrive le maire à toute vitesse. Je ne savais pas qui c’était. Il était en colère. Le caméraman était en train de me filmer, nous étions à l’extérieur, et moi je commentais ce qu’il se passait. Le maire nous agresse verbalement et nous demande d’arrêter de filmer. Au cours de la discussion, il me dit qu’il souhaite faire de ce lieu un jardin du souvenir, je lui réponds qu’au contraire, c’est un jardin de l’oubli, car il n’y aura plus aucune trace. Je précise que nous étions sur la voie publique, en toute légalité ».
Forcément, j’ai été surpris, car c’est moi qui me suis fait agresser
Matthieu Salenave poursuit. « Comme la situation était un peu tendue, je dis à mon ami que nous allons partir. Le maire voulait vraiment que l’on détruise la vidéo, alors il tentait de prendre le téléphone. Je voulais vraiment faire quelque chose de pacifique. Et là, le maire hurle : « Arrêtez-les ! Barrez-les, mettez vos voitures en travers, bloquez-les. Nous, on continue de partir, on s’installe dans le véhicule, quand trois ouvriers se mettent juste devant notre voiture. Ils essayent alors d’ouvrir les portes. J’ai démarré le moteur, j’ai avancé tout doucement et ils se sont tous écartés, et je suis parti. Une heure après, les gendarmes arrivent au prieuré en disant que je suis en garde à vue, car j’ai commis des violences sur élus avec arme. Forcément, j’ai été surpris, car c’est moi qui me suis fait agresser », confie-t-il.
Après plusieurs heures de garde à vue, l’abbé et son ami ressortent libres. Matthieu Salenave nous informe qu’il a choisi de porter plainte.
La procureure de la République de Laval, Anne-Lyse Jarthon, confirme que l’ensemble des protagonistes présents au moment des faits, ont été entendus, entre mercredi et jeudi. Le parquet a décidé de se faire transmettre cette procédure pour étude.
Concernant le projet de déconstruction de l’église de Saint-Gault, il est pour le moment suspendu.
Des recours ont été déposés, en début de semaine au tribunal administratif de Nantes, par l’association pour la sauvegarde de l’édifice et Urgences patrimoine.
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Sources

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Date : 2026-02-06 18:43:00 — Site : france3-regions.franceinfo.fr
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
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Publié le : 2026-02-06 18:43:00 — Slug : on-a-franchi-une-etape-qui-est-inadmissible-a-quelaines-saint-gault-en-mayenne-le-maire-se-confie-apres-lincident-avec-un-pretre
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