Un important incendie s’est déclaré mardi 10 mars vers midi dans un entrepôt de la société STEF, situé dans la zone industrielle de Carros, près de Nice. Deux jours après le sinistre, la préfecture des Alpes-Maritimes a annoncé plusieurs mesures d’urgence afin de sécuriser le site et d’évaluer les conséquences environnementales.

Le feu s’est déclenché vers 12 heures dans cet entrepôt dédié au stockage de produits alimentaires frais et classé au titre des installations pour la protection de l’environnement (ICPE).

Les sapeurs-pompiers du SDIS 06 sont rapidement intervenus avec d’importants moyens pour contenir l’incendie et protéger les entreprises voisines.

Malgré leur intervention, 7 000 m² de bâtiment ont été détruits. Les locaux administratifs de l’entreprise ont toutefois été épargnés et aucune propagation aux sites voisins n’a été constatée.

Le feu a été circonscrit le mardi 10 mars à 18h50, mais des points chauds restaient encore actifs jeudi. Les opérations d’extinction se poursuivent et pourraient durer plusieurs jours.

Selon la préfecture, l’intervention de l’équipe spécialisée en risque chimique n’a identifié aucun danger majeur lié à l’incendie.

La situation n’a donc pas nécessité d’évacuation, de confinement ou de mise à l’abri des habitants. Les services de secours n’ont par ailleurs constaté aucune hausse particulière des appels au SAMU ou dans les services d’urgence liée au nuage de fumée.

Une surveillance de la qualité de l’eau issue de la nappe alluviale du Var a également été mise en place par l’Agence régionale de santé et la régie Eau d’Azur. Les premières analyses n’ont révélé aucune dégradation de la qualité de l’eau.

Des mesures imposées à l’exploitant

Mercredi 11 mars, les inspecteurs de la DREAL se sont rendus sur place pour évaluer les conséquences du sinistre. À la suite de cette inspection, le préfet Laurent Hottiaux a signé un arrêté imposant plusieurs obligations à la société STEF.

L’exploitant devra notamment sécuriser le site, interdire l’accès aux zones dangereuses et limiter la présence aux seules personnes autorisées.

Les eaux utilisées pour l’extinction de l’incendie devront également être stockées puis évacuées vers une filière de traitement spécialisée afin d’éviter tout risque pour l’environnement.

Enfin, les déchets issus de l’incendie devront être éliminés dans des filières autorisées et une étude complète devra être menée pour analyser l’impact environnemental et sanitaire du sinistre.

Des prélèvements pourront ainsi être réalisés dans l’air, les sols, les eaux ou encore la végétation afin de détecter une éventuelle pollution chimique.

Le préfet des Alpes-Maritimes a par ailleurs salué l’intervention des services de l’État, des secours et de la mairie de Carros mobilisés depuis le début de l’incendie.

Incendie à Carros : Quand l’État joue les pompiers après la catastrophe

Un entrepôt de la société STEF réduit en cendres, et l’État se réveille avec des mesures d’urgence… pour sécuriser le site.

Le 10 mars, un incendie s’est déclaré dans un entrepôt de la société STEF, à Carros, près de Nice. Deux jours plus tard, la préfecture des Alpes-Maritimes a décidé de prendre des mesures d’urgence. Mais que fait-on quand le feu est déjà pris ? Peut-être qu’un bon vieux plan de prévention aurait été plus efficace que des mesures réactives, non ?

Ce qui se passe réellement

Un important incendie s’est déclaré mardi 10 mars vers midi dans un entrepôt de la société STEF, situé dans la zone industrielle de Carros, près de Nice. Le feu s’est déclenché vers 12 heures dans cet entrepôt dédié au stockage de produits alimentaires frais et classé au titre des installations pour la protection de l’environnement (ICPE).

Les sapeurs-pompiers du SDIS 06 sont rapidement intervenus avec d’importants moyens pour contenir l’incendie et protéger les entreprises voisines. Malgré leur intervention, 7 000 m² de bâtiment ont été détruits. Les locaux administratifs de l’entreprise ont toutefois été épargnés et aucune propagation aux sites voisins n’a été constatée.

Le feu a été circonscrit le mardi 10 mars à 18h50, mais des points chauds restaient encore actifs jeudi. Les opérations d’extinction se poursuivent et pourraient durer plusieurs jours.

Selon la préfecture, l’intervention de l’équipe spécialisée en risque chimique n’a identifié aucun danger majeur lié à l’incendie. La situation n’a donc pas nécessité d’évacuation, de confinement ou de mise à l’abri des habitants. Les services de secours n’ont par ailleurs constaté aucune hausse particulière des appels au SAMU ou dans les services d’urgence liée au nuage de fumée.

Une surveillance de la qualité de l’eau issue de la nappe alluviale du Var a également été mise en place par l’Agence régionale de santé et la régie Eau d’Azur. Les premières analyses n’ont révélé aucune dégradation de la qualité de l’eau.

Des mesures imposées à l’exploitant

Mercredi 11 mars, les inspecteurs de la DREAL se sont rendus sur place pour évaluer les conséquences du sinistre. À la suite de cette inspection, le préfet Laurent Hottiaux a signé un arrêté imposant plusieurs obligations à la société STEF.

L’exploitant devra notamment sécuriser le site, interdire l’accès aux zones dangereuses et limiter la présence aux seules personnes autorisées. Les eaux utilisées pour l’extinction de l’incendie devront également être stockées puis évacuées vers une filière de traitement spécialisée afin d’éviter tout risque pour l’environnement.

Enfin, les déchets issus de l’incendie devront être éliminés dans des filières autorisées et une étude complète devra être menée pour analyser l’impact environnemental et sanitaire du sinistre. Des prélèvements pourront ainsi être réalisés dans l’air, les sols, les eaux ou encore la végétation afin de détecter une éventuelle pollution chimique.

Le préfet des Alpes-Maritimes a par ailleurs salué l’intervention des services de l’État, des secours et de la mairie de Carros mobilisés depuis le début de l’incendie.

Pourquoi cela dérange

Il est fascinant de voir comment l’État se précipite pour « réagir » après une catastrophe, alors qu’il aurait pu anticiper les risques. Les mesures imposées à STEF, bien que nécessaires, soulèvent des questions sur la prévention. Pourquoi attendre qu’un entrepôt brûle pour imposer des règles de sécurité ?

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences directes de cet incendie sont multiples : destruction de biens, impact potentiel sur l’environnement, et une fois de plus, la question de la sécurité des installations classées. Les habitants de Carros peuvent se demander si leur sécurité est vraiment une priorité pour les autorités.

Lecture satirique

Il est ironique de constater que les promesses de sécurité et de protection de l’environnement se transforment en mesures réactives après un désastre. Cela rappelle les discours politiques qui promettent monts et merveilles, mais qui, en réalité, ne font que réagir aux crises plutôt que de les prévenir. Comme quoi, le feu, c’est bien beau, mais la prévention, c’est encore mieux !

Effet miroir international

En observant la gestion de cet incendie, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec les politiques autoritaires qui, elles aussi, semblent toujours réagir après la tempête, plutôt que de prendre des mesures préventives. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, la tendance à ignorer les signaux d’alerte jusqu’à ce qu’il soit trop tard semble universelle.

À quoi s’attendre

Les tendances visibles suggèrent que les mesures de sécurité pourraient être renforcées, mais il est légitime de se demander si cela sera suffisant pour éviter de futurs incidents. Peut-être qu’une véritable politique de prévention serait plus efficace qu’un énième arrêté préfectoral ?

Sources

Source : www.nicemag.fr

Alpes-Maritimes : après l’incendie d’un entrepôt à Carros, l’État impose des mesures à l’exploitant
Visuel — Source : www.nicemag.fr
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