« Ils sont stupides » : Donald Trump s’en prend violemment à des figures de l’ultra droite opposées à la guerre en Iran
Des commentateurs conservateurs remettent en question la promesse isolationniste de Trump, révélant une fracture au sein de la base républicaine.
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Il semblerait que le président Donald Trump ait trouvé un nouveau terrain de jeu : la guerre en Iran. Alors que certains de ses plus fervents supporters, des commentateurs conservateurs influents, affichent leur opposition à cette guerre, Trump, fidèle à lui-même, ne manque pas de les traiter de « déséquilibrés » et de « fauteurs de troubles ». Qui aurait cru que l’« Amérique d’abord » pouvait se heurter à des voix discordantes au sein de son propre camp ?
Ce qui se passe réellement
Ces quatre commentateurs conservateurs très influents ont publiquement affiché leur opposition à la guerre en Iran, voyant là une rupture de la promesse isolationniste de l’« Amérique d’abord » portée par Donald Trump. Ils l’accusent aussi, à des degrés divers, d’avoir cédé aux pressions d’Israël pour déclencher le conflit. Ces prises de position témoignent d’une division croissante au sein de la base républicaine. Un sondage YouGov pour « The Economist » mené ces derniers jours estime que 22 % de ceux qui ont voté pour Donald Trump en 2024 s’opposent à la guerre en Iran, contre 71 % qui la soutiennent.
Soutien à Brigitte Macron
Les quatre « ont tous été virés de la télévision, ont perdu leurs émissions, et ne sont même plus invités sur les plateaux parce que personne ne s’intéresse à eux, ce sont des déséquilibrés, des fauteurs de troubles, » a écrit Donald Trump, lettres capitales à l’appui, avant de s’en prendre à eux un par un. Tucker Carlson et Megyn Kelly sont tous deux d’anciens animateurs de la chaîne conservatrice Fox News qui animent désormais leurs émissions indépendantes. Donald Trump conseille à Tucker Carlson, qui critique de longue date le soutien américain à Israël, de « peut-être aller voir un psychiatre ».
Il s’en prend aussi à l’influenceuse complotiste Candace Owens, « qui accuse la Première dame de France, hautement respectée, d’être un homme, alors que ce n’est pas le cas. » Le président américain dit « espérer » que Brigitte Macron « remporte beaucoup d’argent » dans la procédure de diffamation portée devant un tribunal américain par le couple présidentiel français contre Candace Owens, accusée d’avoir relayé et largement exploité dans des vidéos l’infox selon laquelle l’épouse d’Emmanuel Macron serait « née homme ».
Pourquoi cela dérange
Cette opposition au sein de la base républicaine n’est pas seulement une querelle interne, mais un véritable casse-tête pour Trump. Comment concilier son image de leader fort avec des voix qui remettent en question ses décisions ? La promesse d’une Amérique isolée semble s’effriter sous la pression des réalités géopolitiques.
Ce que cela implique concrètement
La division croissante au sein des républicains pourrait avoir des conséquences désastreuses pour Trump, surtout à l’approche des élections. Si 22 % de ses électeurs commencent à s’opposer à ses choix, cela pourrait signifier un affaiblissement de son soutien, et donc un risque pour sa réélection.
Lecture satirique
Il est fascinant de voir Trump, qui a toujours prôné le soutien inconditionnel à Israël, se retrouver à conseiller un de ses plus fervents supporters d’aller consulter un psychiatre. Peut-être qu’un peu de lucidité ne ferait pas de mal à ce petit monde où les promesses d’« Amérique d’abord » se heurtent à la réalité d’un monde en guerre.
Effet miroir international
Cette situation rappelle les dérives autoritaires que l’on observe ailleurs, où les leaders se retrouvent piégés par leurs propres discours. En Russie, par exemple, les voix dissidentes sont rapidement étouffées, tandis qu’aux États-Unis, elles semblent désormais se multiplier au sein même du parti républicain. Une ironie qui ne manque pas de piquant.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, nous pourrions assister à une fragmentation du soutien républicain, avec des conséquences imprévisibles pour les élections à venir. Les promesses d’un Trump isolationniste pourraient bien se transformer en un véritable casse-tête politique.



