Hongrie : La liberté de la presse en voie de disparition, mais pas de panique, tout va bien !

En Hongrie, les élections législatives du 12 avril pourraient bien sceller le sort de la liberté de la presse. En 16 ans, le pays est passé du 23e au 68e rang mondial. Mais qui a besoin de liberté quand on a un gouvernement qui sait mieux que vous ce qui est bon pour votre esprit ?

INTRODUCTION : La Hongrie, autrefois modèle de démocratie, est devenue un terrain de jeu pour Viktor Orbán et son parti Fidesz, qui semblent avoir pris un abonnement à la répression des médias. Avec des lois sur les médias qui reconfigurent le paysage médiatique comme un puzzle, on se demande : où est passée la liberté d’expression ?

Ce qui se passe réellement

Pour Reporters sans frontières, les élections législatives hongroises du dimanche 12 avril vont déterminer « l’avenir de la liberté de la presse en Europe et au-delà ». En effet, depuis l’arrivée d’Orbán au pouvoir, la Hongrie a vu son classement en matière de liberté de la presse chuter de manière vertigineuse. Les lois adoptées en 2010 ont permis à la coalition Fidesz de remodeler le paysage médiatique à sa guise, comme un enfant avec des Lego.

En 2018, la création de la Fondation de presse et de médias d’Europe centrale (Kesma) a permis de regrouper près de 500 médias pro-gouvernementaux sous un même toit, exemptés de tout contrôle. L’« intérêt stratégique national » a été invoqué, comme si la liberté de la presse était un luxe dont la Hongrie pouvait se passer.

En décembre 2023, une nouvelle loi sur la « protection de la souveraineté » a été adoptée, permettant au gouvernement de traquer quiconque soupçonné de menacer la souveraineté nationale. Les médias indépendants, bien sûr, sont en première ligne.

Pourquoi cela dérange

Les incohérences sont frappantes. D’un côté, Orbán prône la souveraineté nationale ; de l’autre, il piétine les fondements mêmes de la démocratie. Les médias critiques sont étiquetés « agents étrangers » ou « usines à fausses nouvelles », comme si la vérité était une marchandise à contrôler.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont directes : une presse muselée, des journalistes sous surveillance, et une population désinformée. Le logiciel espion Pegasus a été utilisé pour cibler des journalistes et des opposants, transformant la Hongrie en un État de surveillance à la sauce Orbán.

Lecture satirique

Ironiquement, le gouvernement hongrois semble croire que la répression des médias est la clé d’une démocratie florissante. Promettre une « transparence dans la vie publique » tout en mettant sur liste noire les voix dissidentes, c’est un peu comme promettre un régime sans sucre tout en offrant des gâteaux à la crème.

Effet miroir international

Si l’on regarde au-delà des frontières, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec d’autres régimes autoritaires. Les États-Unis et la Russie, par exemple, ont également leurs propres façons de traiter les voix critiques. Mais qui aurait cru que la Hongrie deviendrait le laboratoire des dérives autoritaires en Europe ?

À quoi s’attendre

Si les tendances actuelles se poursuivent, la Hongrie pourrait devenir un modèle pour d’autres gouvernements en quête de contrôle. La liberté de la presse, déjà en danger, pourrait disparaître complètement, laissant place à une propagande d’État bien rodée.

Sources

Source : basta.media

Visuel — Source : basta.media
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