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Hina Grépin est émue, devant elle se tient celle qui a été son mentor, Béatrice Vernaudon prononce le discours solennel : « Au nom du président de la République et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés nous vous faisons, Mme Laure Hina Grépin, chevalier de l’ordre national du mérite. Bravo, on peut applaudir ».
C’est un parcours singulier que signe Hina Grepin, âgée aujourd’hui de 53 ans. Un parcours rythmé par des rencontres et rempli d’aventures humaines et professionnelles, où elle a toujours placé l’autre au cœur de ses actions. « C’est une profonde gratitude, un grand honneur, beaucoup d’émotions aussi parce que cette médaille, elle ne récompense pas un parcours solitaire mais en fait un parcours collectif, fait de rencontres diverses et variées durant quasiment trente ans », confie-t-elle.
« Pour moi, c’est le symbole de cette harmonie, du partage, de l’échange, cette alchimie de l’altérité. C’est à dire cette rencontre entre des gens qui ne se voient pas forcément tous les jours, mais que j’essaie de mettre en réseau au quotidien, pour finalement tous ensemble avancer. »
Hina Grepin – chevalier de l’Ordre national du Mérite
Une carrière professionnelle au service des autres
Doctorante à Tatakoto, enseignante à Puka Puka, anthropologue ou encore journaliste pour Polynésie la 1ère et France Guyane, Hina fait la fierté de sa famille et notamment de son père, François. « C’est la seule décoration qu’on ait dans la famille, c’est d’ailleurs la seule sportive qu’on ait eu aussi dans la famille, avoue le papa à la fois ému et fier. Elle est toujours un petit peu à la différence de l’ensemble de la famille, très planplan. Elle a toujours foncé, elle s’est investie énormément dans tout ce qu’elle a entrepris. Et donc elle obtient, je pense, une récompense de toute l’énergie qu’elle a produite dans toutes ses différentes fonctions. »
Engagée auprès des équipes de la SAGEP (société d’aménagement et de gestion de Polynésie) et de l’OPH, directrice de l’ISEPP puis directrice du SEFI, Hina œuvre chaque jour avec cette volonté : mettre en avant la formation. Béatrice Vernaudon, la vice-présidente de la section des membres de l’Ordre national du Mérite, le confirme, elle l’a connue à ses débuts. « Quand elle est revenue à Tahiti à 19 ans et qu’elle a commencé à chercher, à comprendre cette société polynésienne où elle est née et où elle revenait, raconte-t-elle. Et où il fallait qu’elle décode l’organisation sociale. J’étais à l’époque cheffe du service des affaires sociales et donc nous avions beaucoup d’intérêts communs. Et nous nous sommes suivies depuis 35 ans. »
Une sportive accomplie aux jeux de Polynésie et du Pacifique
Hina Grepin, c’est aussi l’histoire d’une passion pour la course à pied, née sous les cocoteraies des Tuamotu. En 1998, elle pulvérise le record féminin du 5.000 mètres aux Jeux de Polynésie. Un an plus tard, elle décroche l’or au marathon des Jeux du Pacifique. Pour elle, « c’est une manière de vivre, comme on mange, comme on dort, comme on rit, ben je cours. Parce que ça me détend, ça me permet de réfléchir. Quand on court, on a les synapses qui communiquent, toutes mes grandes idées sont souvent venues lors de footing. »
Aujourd’hui, Hina pilote le campus des métiers et des qualifications du Pacifique. Elle y met toute son énergie pour accompagner les jeunes vers les métiers de l’hôtellerie et de la restauration.
Hina Grépin : Chevalier de l’Ordre National du Mérite, mais à quel prix ?
Une médaille pour un parcours collectif, mais les promesses de formation restent-elles un mirage ?
Hina Grépin, 53 ans, a récemment été décorée chevalier de l’Ordre national du Mérite. Un honneur qui semble célébrer un parcours exemplaire, mais qui soulève des questions sur l’efficacité des politiques de formation en Polynésie. Est-ce vraiment un triomphe, ou un simple coup de polish sur une réalité bien plus complexe ?
Ce qui se passe réellement
Lors d’une cérémonie émouvante, Béatrice Vernaudon, sa mentor, a déclaré : « Au nom du président de la République et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous faisons, Mme Laure Hina Grépin, chevalier de l’ordre national du mérite. Bravo, on peut applaudir ! » Hina, visiblement touchée, a souligné que cette médaille ne récompense pas un parcours solitaire, mais un parcours collectif, fait de rencontres diverses durant presque trente ans. Elle a même ajouté : « C’est une profonde gratitude, un grand honneur, beaucoup d’émotions aussi… »
« Pour moi, c’est le symbole de cette harmonie, du partage, de l’échange, cette alchimie de l’altérité. »
Hina Grepin – chevalier de l’Ordre national du Mérite
Pourquoi cela dérange
Si Hina Grépin est célébrée pour son engagement, il est légitime de se demander si cet engagement est réellement efficace. En tant que directrice de l’ISEPP et du SEFI, elle a œuvré pour la formation, mais les résultats sont-ils à la hauteur des ambitions affichées ? Les jeunes Polynésiens sont-ils réellement mieux préparés pour le marché du travail, ou cette décoration n’est-elle qu’un symbole d’une politique qui peine à se concrétiser ?
Ce que cela implique concrètement
Les discours politiques vantant l’importance de la formation semblent souvent déconnectés de la réalité. Les promesses de création d’emplois et de soutien aux jeunes sont-elles suivies d’effets tangibles ? Les jeunes diplômés trouvent-ils réellement leur place dans le monde du travail, ou sont-ils condamnés à naviguer dans un océan d’incertitudes ?
Lecture satirique
Il est ironique de célébrer Hina Grépin pour son engagement alors que les politiques de formation semblent rester lettre morte. Les discours politiques sont souvent remplis de promesses brillantes, mais la réalité est bien plus terne. Les jeunes sont-ils vraiment préparés à affronter le monde du travail, ou sont-ils simplement des pions dans un jeu politique ?
Effet miroir international
À l’échelle internationale, les discours sur l’éducation et la formation sont souvent utilisés par des régimes autoritaires pour masquer leurs échecs. Les États-Unis et la Russie, par exemple, affichent des ambitions similaires, mais les résultats sont souvent décevants. La Polynésie n’échappe pas à cette tendance, où les belles paroles cachent des réalités bien plus sombres.
À quoi s’attendre
Si les tendances actuelles se poursuivent, il est à craindre que les jeunes Polynésiens continuent de faire face à des défis croissants sur le marché du travail. La décoration de Hina Grépin pourrait bien devenir un symbole d’une politique qui, malgré ses bonnes intentions, reste largement inefficace.
Sources
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