J-2 avant le grand départ. 243 équipes engagées dont 73 seniors, vétérans 40 et vétérans 50 feront les 3 étapes entre Huahine et Bora Bora. Ce lundi, l’heure est à la pesée des va’a. La pirogue doit peser au moins 150 kg. Les va’a sont arrivés hier avec la goélette administrative, le Tahiti Nui. Les clubs ayant davantage de budget ont pris l’avion pour se rendre à Huahine. Les autres sont arrivés par bateau notamment via l’Apetahi Express.

Qu’importe le moyen de transport, l’important est d’être là et prêt pour le jour J, c’est-à-dire mercredi. Au-delà de la pesée des va’a, les rameurs doivent tout vérifier sur leur embarcation. Car avec la Hawaiki Nui va’a, il ne s’agit plus seulement de traverser le lagon mais il faut avant tout affronter la haute mer. Aussi bien le matériel que les hommes doivent tenir l’épreuve sur la durée. 130 km de traversée à la force des bras n’est pas donné à tout le monde.

Alors les bâches comme les auto-videurs, électriques et manuels sont particulièrement contrôlés. Notamment car du swell est prévu entre Huahine et Raiatea. Une aubaine pour les rameurs qui vont pouvoir s’adonner au surf et économiser un peu d’énergie. A condition de bien lire les vagues.

Pour beaucoup, l’objectif est de finir le plus haut possible, dans le haut du tableau de préférence. Top 10 ou top 5 pour les favoris comme « OPT, Shell ou Air Tahiti », estime Mario Cowan coach d’Enviropol. Cette année, il vise « le top 5, car les gars sont mieux préparés », dit-il. Mais ils ne sont pas les seuls. « Cette année, c’est costaud ! », reconnaît tout de même cet entraîneur.

En effet des équipes outsiders comme EDT, Toa Amok ou Bora Bora attendent en embuscade.

Pour ne pas rater la suite, suivez la course mercredi et les autres jours sur Polynésie la 1ère.

Hawaiki Nui Va’a : Quand la Pirogue Devient le Symbole de la Dépendance Économique

243 équipes s’apprêtent à traverser 130 km, mais derrière la compétition se cache une réalité économique bien plus tumultueuse.

À deux jours du grand départ de la Hawaiki Nui Va’a, on pourrait croire que l’excitation est à son comble. Mais, en réalité, c’est un ballet de budgets et de logistique qui se joue en coulisses. Les équipes, au nombre de 243, dont 73 seniors, vétérans 40 et vétérans 50, se préparent à affronter non seulement la mer, mais aussi les inégalités économiques qui les séparent.

Ce qui se passe réellement

Les va’a, ces pirogues emblématiques, doivent peser au moins 150 kg. Arrivées par la goélette administrative, le Tahiti Nui, elles sont le reflet d’une hiérarchie bien établie : les clubs avec des budgets plus conséquents prennent l’avion, tandis que les autres, souvent moins favorisés, doivent se contenter du bateau, comme l’Apetahi Express. Qu’importe le moyen de transport, l’important est d’être là pour le jour J, mercredi. Mais à quel prix ?

Les rameurs doivent tout vérifier sur leur embarcation, car avec la Hawaiki Nui, il ne s’agit pas seulement de traverser le lagon, mais d’affronter la haute mer. 130 km de traversée à la force des bras, ce n’est pas donné à tout le monde. Les bâches et auto-videurs sont minutieusement contrôlés, surtout avec le swell prévu entre Huahine et Raiatea. Une aubaine pour les rameurs, certes, mais cela souligne aussi le décalage entre les équipes bien préparées et celles qui peinent à suivre.

Pourquoi cela dérange

La compétition est censée être un terrain de jeu égalitaire, mais la réalité est tout autre. Les promesses de fair-play et d’égalité se heurtent à une réalité où l’argent dicte les règles du jeu. Les équipes favorites, comme « OPT, Shell ou Air Tahiti », visent le top 5, tandis que les outsiders comme EDT ou Toa Amok attendent en embuscade. Mais qui peut vraiment prétendre à la victoire quand la préparation est dictée par le budget ?

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de cette situation sont claires : les inégalités économiques s’invitent dans la compétition. Les équipes moins favorisées se retrouvent souvent à la traîne, non pas à cause d’un manque de talent, mais à cause d’un manque de ressources. Cela soulève une question fondamentale : jusqu’où peut-on aller pour prétendre à l’égalité dans un système qui favorise les riches ?

Lecture satirique

Il est ironique de voir des discours politiques promettant l’égalité et la solidarité, alors que dans les faits, les équipes sont séparées par des budgets. Les promesses de soutien aux sports locaux semblent s’évaporer dès qu’il s’agit de mettre la main au portefeuille. La Hawaiki Nui devient ainsi le miroir d’une société où les inégalités sont non seulement acceptées, mais célébrées.

Effet miroir international

À l’échelle mondiale, cette situation rappelle les dérives autoritaires où les plus riches dictent les règles. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les discours politiques déconnectés du réel sont monnaie courante. Les promesses de prospérité sont souvent réservées à une élite, laissant le reste de la population à la merci des vagues économiques.

À quoi s’attendre

Mercredi, les rameurs s’élanceront sur les flots, mais la question demeure : qui remportera la course, et à quel prix ? Si les tendances actuelles se poursuivent, il est à craindre que la compétition ne soit qu’un reflet des inégalités qui gangrènent notre société.

Sources

Source : la1ere.franceinfo.fr

Hawaiki Nui va'a 2025 : le combat en mer se prépare d'abord à terre
Visuel — Source : la1ere.franceinfo.fr
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