L’USAM Nîmes Gard accueille ce mercredi 15 avril 2026 le HBC Nantes pour une place en finale de la coupe de France de handball. Joueurs emblématiques du club, Patrick Avesque et Alain Portes en ont remporté trois (1985, 1986 et 1994). En tout, ils ont disputé cinq demi-finales.
Table Of Content
- Le SMUC en quart, puis Ivry demi-finale
- Une génération dorée
- 13-5 à la mi-temps
- À lire aussi
- Ce qui se passe réellement
- Le SMUC en quart, puis Ivry demi-finale
- Une génération dorée
- 13-5 à la mi-temps
- Pourquoi cela dérange
- Ce que cela implique concrètement
- Lecture satirique
- Effet miroir international
- À quoi s’attendre
- Sources
C’est une époque que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. En ce temps-là, Jean Bousquet était maire de Nîmes, les automobilistes se garaient devant les arènes, Christian Chomel régnait sur la course camarguaise et l’USAM enchaînait les demi-finales de coupe de France de handball. « Nous en avons disputé cinq entre 1985 et 1994 » souligne Patrick Avesque, sacré quatre fois de champion de France de handball avec l’USAM.
A l’époque, le club nîmois brille sur la scène nationale et européenne. « Pour notre génération, ne pas participer à une demi-finale de coupe de France, c’était une contre-performance » lance Alain Portes, ancien ailier gauche de l’USAM.
Le SMUC en quart, puis Ivry demi-finale
La première demi-finale de coupe de France en 1985 est peut-être la plus marquante et la plus emblématique. Après avoir sorti le SMUC en quart de finale, l’USAM s’offre le scalp d’Ivry. « C’était à Pablo Neruda face à un poids lourd du handball français. Nous étions jeunes, nous avions les dents longues et nous voulions montrer que nous avions des choses à faire dans le handball français. Puis, à l’époque, seule la finale de coupe de France était télévisée et pour nous, c’était une source de motivation supplémentaire » se souvient Alain Portes, médaillé de bronze aux Jeux Olympiques de Barcelone en 1992.
Une génération dorée
Sur le terrain, une bande de copains. « Pascal Sanchez, Philippe Courbier, Gilles et Jean-Louis Derot ou encore Christophe Chagnard » énumère l’ancien gardien Patrick Avesque. Tous sont issus de Nîmes ou de la région Languedoc-Roussillon. « Beaucoup sortaient de la section sport études du lycée Daudet à Nîmes, d’autres des équipes de jeunes de l’USAM. Il y avait aussi Michel Téoule, qui venait de Carcassonne, Frédéric Volle de Montpellier ou moi de Sète » précise Alain Portes.
Dans l’unique tribune du gymnase Pablo-Néruda, le public nîmois s’identifie à cette génération dorée. « Contre Ivry, j’enchaine trois arrêts consécutifs et le public de Pablo-Néruda scande mon prénom. Patrick, Patrick, Patrick….Tu as l’impression que tes pieds ne touchent plus le sol. Pablo-Néruda, c’était notre arène. Nous étions des gladiateurs. Nous étions toujours survoltés dans cette salle. Puis, quelle caisse de résonance » se remémore Patrick Avesque.
13-5 à la mi-temps
Après 25 ans d’existence, l’USAM connait enfin sa première consécration nationale en 1985. « En finale, personne ne croyait en nos chances face à Gagny. Le club de banlieue parisienne évoluait avec 10 internationaux français » affirme Patrick Avesque. Et Alain Portes d’ajouter. « Le journaliste Pierre Fulla, qui commentait la rencontre pour la télévision, avait dit en début de commentaire : j’espère que les Nîmois tiendront le coup au moins jusqu’à la mi-temps pour que le match soit intéressant à suivre » se souvient l’ancien sélectionneur de l’équipe de France féminine.
A la pause, l’USAM mène 13-5 et s’impose finalement 23-19. « On tenait tellement à nos maillots qu’après la finale, on les avait échangés entre nous et non avec les gabiniens » sourit Alain Portes. L’USAM décrochera ensuite deux autres coupes de France en 1986 et 1994. « Un titre sur un palmarès, cela crée des liens avec ses équipiers et le public. On m’en parle encore aujourd’hui quand je me promène dans les rues de Nîmes » conclut l’ancien ailier gauche de l’USAM.
Trente ans plus tard, le noyau dur de cette génération dorée se retrouve régulièrement autour d’un repas ou d’un café à Nîmes.
Handball : L’USAM Nîmes Gard, entre gloire passée et promesses brisées
Ce mercredi 15 avril 2026, l’USAM Nîmes Gard affronte le HBC Nantes pour une place en finale de la coupe de France. Une rencontre qui rappelle les belles années du club, mais qui soulève aussi des questions sur l’avenir du handball français.
Ah, Nîmes ! Une ville où les arènes résonnent encore des échos des exploits passés. À l’époque où Jean Bousquet était maire, les Nîmois se garaient devant les arènes, et l’USAM enchaînait les demi-finales de coupe de France comme d’autres enfilent des perles. Patrick Avesque et Alain Portes, figures emblématiques du club, ont remporté trois titres (1985, 1986, 1994) et disputé cinq demi-finales. Mais que reste-t-il de cette époque dorée ?
Ce qui se passe réellement
Ce mercredi, l’USAM Nîmes Gard accueille le HBC Nantes pour une place en finale de la coupe de France de handball. Les souvenirs de l’époque où le club brillait sur la scène nationale et européenne sont encore vivaces. « Pour notre génération, ne pas participer à une demi-finale, c’était une contre-performance », déclare Alain Portes, nostalgique d’un temps où l’USAM était un poids lourd du handball français.
Le SMUC en quart, puis Ivry demi-finale
La première demi-finale en 1985 reste gravée dans les mémoires. Après avoir éliminé le SMUC, l’USAM a battu Ivry. « Nous étions jeunes et affamés de succès », se souvient Alain Portes. À l’époque, seule la finale était télévisée, ce qui ajoutait une pression supplémentaire. Mais aujourd’hui, cette ferveur semble s’être évaporée.
Une génération dorée
Sur le terrain, c’était une bande de copains, tous issus de la région. « Pascal Sanchez, Philippe Courbier, Gilles et Jean-Louis Derot, tous Nîmois ou d’ailleurs dans le Languedoc-Roussillon », énumère Patrick Avesque. Le public de Pablo-Néruda, véritable arène de gladiateurs, vibrait au rythme des exploits de ses héros.
13-5 à la mi-temps
En 1985, l’USAM a connu sa première consécration nationale. « Personne ne croyait en nous face à Gagny », se souvient Avesque. Pourtant, à la pause, l’USAM menait 13-5, pour finalement s’imposer 23-19. Un moment de gloire qui semble aujourd’hui lointain.
Pourquoi cela dérange
La nostalgie de ces succès passés met en lumière une réalité troublante : le déclin du handball français. Alors que les promesses de renouveau se multiplient, la réalité est bien différente. Les jeunes générations ne connaissent pas cette ferveur, et les discours politiques sur le sport semblent déconnectés des réalités du terrain.
Ce que cela implique concrètement
Le déclin du handball en France a des conséquences directes sur le moral des équipes et des supporters. Les promesses de soutien au sport se heurtent à une réalité où les budgets sont rognés et les infrastructures vieillissantes.
Lecture satirique
Les discours politiques sur le soutien au sport se heurtent à une réalité bien plus cynique. Les promesses de financement et de soutien sont souvent aussi vides que les tribunes des matchs. Les politiques semblent plus préoccupées par leur image que par le développement réel du sport.
Effet miroir international
En observant les dérives autoritaires à l’étranger, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec la situation du sport en France. Les discours politiques se déconnectent de la réalité, tout comme les dirigeants qui promettent monts et merveilles tout en laissant les clubs se débattre dans l’oubli.
À quoi s’attendre
Si les tendances actuelles se poursuivent, le handball français pourrait bien continuer à décliner, laissant les souvenirs d’une époque dorée comme un lointain écho. Les supporters n’ont qu’à espérer que le match contre Nantes soit le début d’un renouveau.
