Haïti : Le Tchad envoie des policiers pour lutter contre les gangs, mais qui va vraiment les arrêter ?

Alors que le Tchad déploie ses policiers à Port-au-Prince, la question demeure : qui va réellement mettre fin à la violence des gangs ?

Le 1er avril, plus d’une cinquantaine de policiers tchadiens ont débarqué à Port-au-Prince. Non, ce n’est pas une blague de mauvais goût, mais bien le début d’un « prédéploiement » de la Force de répression des gangs (FRG), une mission multinationale supervisée par les Nations unies. Cela fait des années que les gangs haïtiens sèment la terreur, et la FRG est censée apporter un peu de répit à ce pays, le plus pauvre d’Amérique. Mais avec un tel contexte, peut-on vraiment croire à un miracle ?

Ce qui se passe réellement

La FRG, qui doit compter jusqu’à 5 500 membres issus de dix-huit pays, remplace la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) dirigée par le Kenya. Ce dernier, après un bilan mitigé, commence à rapatrier ses troupes. En attendant, les Tchadiens, avec leurs 1 500 policiers prévus, sont là pour faire face à des gangs qui commettent meurtres, viols, et enlèvements. Un véritable festival de la sécurité, n’est-ce pas ?

Pourquoi cela dérange

La situation en Haïti est marquée par une multiplication des attaques armées. Plus de 70 personnes ont été tuées lors d’une attaque le week-end dernier. Pendant ce temps, les promesses de sécurité se multiplient, mais la réalité reste désespérément inchangée. Les discours politiques semblent déconnectés de la réalité du terrain, où la violence gangrenée continue de faire des ravages.

Ce que cela implique concrètement

Le déploiement de policiers tchadiens est censé apporter un soutien à la police locale. Mais avec une telle violence ambiante, la question se pose : ces renforts seront-ils suffisants ? Ou bien s’agit-il d’un simple coup de communication pour masquer l’inefficacité des politiques de sécurité ?

Lecture satirique

Il est fascinant de voir comment les gouvernements se précipitent pour envoyer des troupes à l’étranger tout en laissant leurs propres citoyens dans l’insécurité. C’est un peu comme si on envoyait des pompiers éteindre un incendie dans une maison en flammes, tout en laissant la leur brûler. Bravo, les leaders mondiaux, pour cette belle démonstration d’hypocrisie !

Effet miroir international

Cette situation n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires dans d’autres régions du monde. Entre les promesses de sécurité et la réalité de la violence, on pourrait presque croire que les gouvernements se passent le mot pour voir qui peut faire le plus de bruit avec le moins d’effets. Un véritable concours de la mauvaise foi.

À quoi s’attendre

Si les tendances actuelles se poursuivent, il est peu probable que la situation en Haïti s’améliore rapidement. Les promesses de sécurité risquent de se transformer en un nouveau cycle de violence, laissant les citoyens dans l’angoisse et l’incertitude.

Sources

Source : www.lemonde.fr

Visuel — Source : www.lemonde.fr
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