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Dans un communiqué daté du samedi 21 mars et relayé par Le Djely, la justice guinéenne a rendu publique l’interpellation en avril 2025 de plusieurs individus, dans une affaire de “terrorisme” et d’“extrémisme violent”. Si les chefs d’accusation ne sont pas précisés, des liens avec le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM, ou JNIM selon son acronyme en arabe), organisation djihadiste affiliée à Al-Qaida, sont en revanche établis.
Onze individus (sept Maliens, deux Nigériens, un Burkinabè et un Guinéen) ont été arrêtés dans trois préfectures, toutes situées dans le nord-est du pays, à la lisière du Mali. “Dans cette même dynamique, un autre individu malien, nommé Fotigui Daou, a été interpellé à Kankan [deuxième ville de Guinée, dans l’Est] par la gendarmerie nationale pour des faits présumés d’appartenance à une cellule dormante affiliée au GSIM”, indique le communiqué.
Cet individu était connecté, selon le parquet, à “des réseaux de radicalisation en ligne impliquant plusieurs individus, dont certains de nationalité guinéenne”, et aurait “reconnu avoir participé, sans autorisation légale, à une opération de libération d’otages contre rançon, contribuant ainsi au financement d’activités à caractère terroriste”. Les enquêtes ont permis d’identifier plusieurs groupes W
Guinée : Quand la lutte contre le terrorisme se transforme en chasse aux sorcières
Des interpellations massives, des accusations floues et un soupçon d’absurdité : bienvenue dans le monde merveilleux de la justice guinéenne.
Le 21 mars, la justice guinéenne a décidé de faire parler d’elle en annonçant l’interpellation, en avril 2025, de plusieurs individus pour des faits de “terrorisme” et d’“extrémisme violent”. Si les chefs d’accusation restent aussi vagues qu’un discours politique avant une élection, les liens avec le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) sont, eux, bien établis. On se demande si la justice guinéenne a pris des cours de communication auprès de ses homologues autoritaires.
Ce qui se passe réellement
Onze individus, dont sept Maliens, deux Nigériens, un Burkinabè et un Guinéen, ont été arrêtés dans le nord-est du pays, à la lisière du Mali. Dans un élan de zèle, la gendarmerie a également interpellé un certain Fotigui Daou à Kankan, soupçonné d’appartenir à une cellule dormante du GSIM. Ce dernier aurait même avoué avoir participé à une opération de libération d’otages, sans autorisation légale, bien sûr. Une belle manière de financer le terrorisme, n’est-ce pas ?
Pourquoi cela dérange
Les incohérences sont légion. D’un côté, la justice guinéenne brandit le spectre du terrorisme comme un épouvantail pour justifier des arrestations massives. De l’autre, elle semble oublier que la lutte contre le terrorisme ne doit pas se transformer en une chasse aux sorcières où l’on arrête tout ce qui bouge. Qui a dit que la logique était de mise dans les affaires de sécurité nationale ?
Ce que cela implique concrètement
Ces arrestations pourraient renforcer un climat de peur et de méfiance au sein de la population. Les droits humains ? Un concept abstrait dans ce contexte. Les conséquences pourraient être désastreuses, alimentant un cycle de violence et de répression, tout en détournant l’attention des véritables problèmes socio-économiques du pays.
Lecture satirique
Ah, la promesse d’une justice impartiale ! En réalité, elle ressemble davantage à une farce où les acteurs principaux sont des politiciens en quête de légitimité. Les discours sur la sécurité nationale se heurtent à la réalité d’une gouvernance chaotique. En somme, un grand écart entre les promesses et la réalité, comme un funambule sur un fil de fer.
Effet miroir international
En observant cette situation, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec d’autres régimes autoritaires, comme ceux des États-Unis ou de la Russie, qui utilisent également la peur du terrorisme pour justifier des mesures répressives. La recette est la même : créer un ennemi, justifier des actions douteuses, et le tour est joué.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, la Guinée pourrait se retrouver dans un cycle de répression sans fin, où la lutte contre le terrorisme devient un prétexte pour museler toute forme de dissidence. Reste à voir si la communauté internationale se contentera de regarder, comme elle l’a fait tant de fois auparavant.
Sources
Source : www.courrierinternational.com




