« Silent enim leges inter arma » (« en temps de guerre, la loi se tait »), dit l’adage romain attribué à Cicéron, avant que la pop culture n’en fasse le titre d’un épisode de la série Star Trek et Donald Trump un style de gouvernance.
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Dimanche 5 avril, en lançant à l’Iran un ultimatum pour la réouverture du détroit d’Ormuz, que la République islamique entrave depuis le début de la guerre déclenchée par les Etats-Unis et Israël, le 28 février, le président américain a menacé d’ordonner de nouveaux bombardements. « Mardi sera le jour des centrales électriques et le jour des ponts », a-t-il déclaré, alors que, depuis le début de la guerre, les armées américaines et israéliennes ont déjà ciblé plusieurs infrastructures civiles du pays, affirmant qu’elles étaient aussi utilisées à des fins militaires. L’Iran, de son côté, a frappé des cibles non militaires dans le golfe Arabo-Persique et en Israël.
« Le président américain (…) a menacé publiquement de commettre des crimes de guerre », avait réagi, dès dimanche, le vice-ministre des affaires étrangères iranien, Kazem Gharibabadi. Le « super-criminel de guerre » Donald Trump « engage sa responsabilité pénale individuelle », avait-il ajouté. Mais lundi, le magnat se disait « pas du tout inquiet » à l’idée de commettre de tels crimes et assurait que « le pays tout entier pourrait être détruit en une seule nuit ». Mardi en début de journée, Donald Trump a franchi un nouveau palier : « Une civilisation entière va mourir ce soir », a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.
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Guerre et rhétorique : quand Trump joue à l’apprenti sorcier
Un ultimatum lancé à l’Iran, des menaces de bombardements, et une rhétorique qui ferait rougir un scénariste de série B : bienvenue dans le monde de Donald Trump.
Dimanche 5 avril, le président américain a décidé de faire vibrer les tambours de la guerre, lançant un ultimatum à l’Iran pour la réouverture du détroit d’Ormuz. Ce dernier, entravé depuis le début du conflit déclenché par les États-Unis et Israël le 28 février, est devenu le théâtre d’une surenchère verbale digne des plus grands chefs d’État… ou des plus grands clowns. « Mardi sera le jour des centrales électriques et le jour des ponts », a-t-il déclaré, comme si les infrastructures civiles étaient des cibles de jeu vidéo.
Ce qui se passe réellement
Les armées américaines et israéliennes ont déjà ciblé plusieurs infrastructures civiles en Iran, justifiant leurs actions par des allégations d’utilisation militaire. Pendant ce temps, l’Iran a riposté en frappant des cibles non militaires dans le golfe Arabo-Persique et en Israël. Le vice-ministre iranien des affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, n’a pas tardé à réagir, qualifiant Trump de « super-criminel de guerre » et affirmant qu’il engageait sa responsabilité pénale individuelle. Mais Trump, fidèle à lui-même, a déclaré être « pas du tout inquiet », comme un enfant devant un examen de mathématiques.
Pourquoi cela dérange
Au-delà des menaces de bombardements, ce qui dérange réellement, c’est l’absurdité de la situation. Comment un président peut-il se permettre de jouer avec la vie de millions de personnes comme s’il s’agissait d’un simple jeu de société ? La promesse de protéger les citoyens américains se heurte à la réalité d’une escalade militaire qui met en danger des vies innocentes.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette rhétorique guerrière sont déjà palpables. Les tensions au Moyen-Orient s’intensifient, et les civils, encore une fois, se retrouvent pris en étau entre des puissances qui semblent jouer à un jeu de domino géant. Les infrastructures civiles, déjà fragilisées, deviennent des cibles, et la promesse d’un avenir pacifique s’éloigne de jour en jour.
Lecture satirique
Ironiquement, Trump semble avoir oublié que la guerre ne se joue pas sur un plateau de Monopoly. Ses déclarations, qui oscillent entre le grandiloquent et le grotesque, révèlent une déconnexion totale avec la réalité. « Une civilisation entière va mourir ce soir », a-t-il écrit sur son réseau Truth Social, comme si cela faisait partie d’un plan marketing pour son prochain livre. La promesse de la grandeur américaine se transforme en une menace de destruction massive, et l’ironie est que ceux qui crient le plus fort pour la paix sont souvent ceux qui brandissent le plus de missiles.
Effet miroir international
Cette situation rappelle étrangement les dérives autoritaires d’autres régimes dans le monde. Les discours belliqueux de Trump trouvent un écho dans les pratiques de dirigeants comme Vladimir Poutine, qui n’hésitent pas à utiliser la force pour asseoir leur pouvoir. La rhétorique guerrière devient ainsi un outil de manipulation, où la peur est utilisée pour contrôler les masses.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, il est à craindre que les tensions ne s’intensifient encore davantage. Les promesses de paix semblent s’évanouir, et la réalité d’un conflit prolongé devient de plus en plus probable. Les conséquences pour les civils, déjà dévastés par la guerre, seront catastrophiques.
Sources



