Guerre commerciale et absurdité politique : la Colombie et l’Équateur dans le chaos

Les droits de douane à 100% entre les deux pays révèlent une tension croissante, où l’absurde côtoie le tragique.

Jeudi, le président colombien Gustavo Petro a qualifié de «monstruosité» les droits de douane de 100% imposés par l’Équateur sur les produits colombiens. Vendredi, le ministère colombien du Commerce a embrayé, illustrant ainsi une escalade dans les tensions entre Quito et Bogotá. Une situation qui, sous couvert de lutte contre le trafic de drogue, met en lumière des divergences politiques profondes.

Ce qui se passe réellement

Depuis mars, l’Équateur a progressivement augmenté ses droits de douane, passant de 30% à 100% en quelques jours. Le président équatorien Daniel Noboa, bien ancré à droite et proche de Donald Trump, accuse son homologue colombien de complaisance envers les cartels. En réponse, la Colombie a répliqué avec des augmentations similaires, à l’exception de quelques produits essentiels. Les deux pays, qui échangent électricité et produits divers, semblent plus préoccupés par leurs rivalités que par le bien-être de leurs citoyens.

Pourquoi cela dérange

Cette escalade tarifaire n’est pas seulement une question de commerce, mais un reflet des incohérences politiques des deux côtés. Noboa, qui prône des opérations militaires contre les gangs, semble oublier que le narcotrafic prospère souvent dans un climat de tension économique et sociale. Pendant ce temps, Petro, en dénonçant les droits de douane, semble ignorer que la Colombie n’est pas exempte de problèmes liés au narcotrafic.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de cette guerre commerciale sont déjà visibles : les consommateurs des deux pays vont ressentir l’impact des hausses de prix, tandis que les entreprises locales devront faire face à des coûts supplémentaires. Les tensions diplomatiques, avec le rappel des ambassadeurs, ne font qu’aggraver la situation.

Lecture satirique

Il est presque comique de voir deux présidents, l’un à droite et l’autre à gauche, se lancer des accusations tout en adoptant des politiques qui, au fond, se ressemblent. Noboa, avec son discours martial, et Petro, avec ses lamentations sur les droits de douane, semblent jouer à un jeu de ping-pong où personne ne gagne. Pendant ce temps, les citoyens, pris en otage, doivent naviguer dans ce labyrinthe d’absurdités politiques.

Effet miroir international

Cette situation rappelle les dérives autoritaires ailleurs dans le monde, où les discours populistes masquent des politiques inefficaces. Comme aux États-Unis, où la rhétorique anti-migratoire et les taxes douanières sont devenues monnaie courante, l’Équateur et la Colombie semblent suivre une voie similaire, où le populisme prime sur la rationalité.

À quoi s’attendre

Si cette escalade continue, on peut s’attendre à une détérioration des relations bilatérales, avec des impacts économiques significatifs. Les promesses de dialogue semblent vaines face à l’absurdité des décisions prises par les deux gouvernements.

Sources

Source : www.rfi.fr

Visuel — Source : www.rfi.fr
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