Alors que le Moyen-Orient fournit jusqu’à 30% des engrais mondiaux, seuls six bateaux ont pu en sortir depuis le début du conflit le 28 février, selon la société Kpler.


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« Ça devient trop cher de produire » en raison de la hausse des prix des engrais agricoles, déplore lundi 13 avril Cédric Benoist, président du groupe de travail Céréales à la fédération Copa-Cogeca, au micro du correspondant de Radio France à Bruxelles. Il participera à la réunion organisée lundi par la Commission européenne avec les représentants du secteur agricole pour évoquer la hausse des prix des engrais de 20% depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Les approvisionnements en engrais agricoles se retrouvent perturbés pour plusieurs raisons : un tiers de ces produits transite par le détroit d’Ormuz, bloqué depuis plus d’un mois, et de nombreux complexes pétrochimiques sont endommagés, visés par des frappes au Moyen-Orient. « Nous n’avons aucune visibilité, nous avons des prix d’engrais qui sont complètement dingues par rapport aux prix des céréales, qui, eux, sont restés scotchés« , souligne le représentant des plus grands syndicats européens, dont la FNSEA.

« À ces prix-là, de toute manière, on ne peut pas gagner notre croûte. C’est ça le réel sujet« , déplore encore Cédric Benoist. Les agriculteurs s’inquiètent, car cette hausse des prix pourrait affecter les récoltes de l’année prochaine, puisque les engrais sont achetés avec un an d’avance. Dans l’immédiat, les organisations professionnelles appellent l’Union européenne à assouplir ses taxes carbone, douanières ou antidumping, pour alléger la facture des agriculteurs.

Guerre au Moyen-Orient : « Ça devient trop cher de produire » – Quand les engrais se font rares

Alors que le Moyen-Orient fournit jusqu’à 30% des engrais mondiaux, seuls six bateaux ont pu en sortir depuis le début du conflit le 28 février. Les agriculteurs européens sont en émoi.

Introduction

Dans un monde où les prix des denrées alimentaires s’envolent, il semblerait que la guerre au Moyen-Orient ait trouvé un nouveau terrain de jeu : les engrais agricoles. Cédric Benoist, président du groupe de travail Céréales à la fédération Copa-Cogeca, a récemment déclaré que « ça devient trop cher de produire ». Une phrase qui résonne comme un cri de désespoir, mais qui pourrait tout aussi bien être le slogan d’une nouvelle campagne de marketing pour des légumes bio à prix d’or.

Ce qui se passe réellement

Depuis le début du conflit, les prix des engrais ont augmenté de 20%. Selon Benoist, les agriculteurs n’ont « aucune visibilité » sur l’avenir, et les prix sont « complètement dingues » par rapport à ceux des céréales, qui, elles, semblent figées dans le temps. Avec un tiers des engrais transitant par le détroit d’Ormuz, bloqué depuis plus d’un mois, la situation ne fait qu’empirer. Les agriculteurs, inquiets, craignent que cette hausse des prix affecte les récoltes de l’année prochaine, car ces engrais sont achetés avec un an d’avance.

Pourquoi cela dérange

Il est fascinant de constater que, dans un monde où l’on parle de transition écologique, les agriculteurs se retrouvent à supplier l’Union européenne d’assouplir ses taxes carbone et douanières. Ironie du sort : la politique environnementale, censée protéger notre planète, pourrait bien devenir le fossoyeur de la production agricole. Qui aurait cru que les promesses de durabilité se heurteraient à la réalité du marché ?

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont déjà visibles : des agriculteurs en détresse, des récoltes compromises, et une crise alimentaire qui se profile à l’horizon. Si l’on ajoute à cela le fait que les engrais sont essentiels pour la production, on comprend rapidement que la situation est loin d’être un simple détail dans le grand livre de la politique agricole.

Lecture satirique

On pourrait presque rire si ce n’était pas si tragique. Les décideurs politiques, qui se pavanent en promettant des solutions vertes, se retrouvent face à une réalité où les agriculteurs crient à l’aide. « À ces prix-là, on ne peut pas gagner notre croûte », déclare Benoist. Un bel exemple de décalage entre les discours politiques et la réalité du terrain. Peut-être que la prochaine réunion à Bruxelles devrait inclure un cours de réalité économique.

Effet miroir international

En regardant au-delà des frontières, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec les politiques autoritaires qui, elles aussi, semblent déconnectées des besoins réels de la population. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les discours grandiloquents sur la souveraineté alimentaire sont souvent suivis de décisions qui laissent les agriculteurs sur le carreau. Une belle ironie, n’est-ce pas ?

À quoi s’attendre

Si la tendance actuelle se poursuit, nous pourrions assister à une véritable crise alimentaire en Europe. Les agriculteurs, déjà sur le fil du rasoir, pourraient être contraints de réduire leur production, entraînant une hausse des prix pour les consommateurs. Une situation qui mérite d’être surveillée de près.

Sources

Source : Franceinfo

Guerre au Moyen-Orient :
Visuel — Source : www.franceinfo.fr

Cet article, fidèle à la réalité, met en lumière les absurdités d’une situation qui pourrait rapidement devenir catastrophique. Les promesses politiques s’effritent face à la dure réalité du marché, et les agriculteurs, eux, continuent de payer le prix fort.

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