Guerre au Moyen-Orient : Bahreïn et la danse des résolutions

Trente-six jours de chaos au Golfe, où les promesses de sécurité se heurtent à la réalité des frappes israélo-américaines.

Alors que le conflit au Moyen-Orient continue de semer le désordre, Bahreïn, président du Conseil de sécurité de l’ONU, s’illustre par sa volonté de sécuriser le détroit d’Ormuz. Mais derrière les belles paroles, que cache cette résolution qui autorise « tous les moyens défensifs nécessaires » ? Une simple danse diplomatique, ou un pas de deux vers une escalade militaire ?

Ce qui se passe réellement

Trente-sixième jour de guerre dans le Golfe ce samedi 4 avril. Près de cinq semaines après le début des frappes israélo-américaines contre l’Iran, le conflit continue de semer le chaos au Moyen-Orient et de provoquer de très fortes réactions sur les marchés financiers. Bahreïn, qui préside actuellement le Conseil de sécurité de l’ONU, a œuvré pour sa part à une résolution en vue de la sécurisation du détroit d’Ormuz, du golfe Persique et du golfe d’Oman, avec le soutien de Washington et des pays du Golfe. Une première mouture mentionnait explicitement l’usage de la force militaire, formulation rejetée notamment par la Chine, qui redoute une escalade. Le texte actuel autoriserait le recours « à tous les moyens défensifs nécessaires » pour « une période d’au moins six mois ». Bahreïn escomptait un vote vendredi, mais il devrait avoir lieu samedi matin, selon deux diplomates. Le Vendredi saint est jour férié aux Nations unies. Pour être adoptée, une résolution doit recueillir au moins neuf voix, sans le veto d’un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité : États-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne, Chine. Vendredi, un avion de chasse américain a été abattu par l’Iran. Le pilote était recherché par les deux camps, l’Iran offrant même une récompense pour sa capture. Il a été secouru dans la soirée.

Pourquoi cela dérange

La résolution de Bahreïn, bien que présentée comme un acte de défense, soulève des questions. Pourquoi autoriser « tous les moyens défensifs nécessaires » si ce n’est pour préparer le terrain à une intervention militaire ? La contradiction entre la volonté de paix et les préparatifs de guerre est aussi flagrante qu’une danse de salon sur un champ de mines.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont déjà visibles : des tensions croissantes, un marché financier en émoi et une population qui subit les effets collatéraux de décisions politiques prises à des milliers de kilomètres. La promesse d’une sécurité renforcée semble se transformer en une menace d’escalade militaire.

Lecture satirique

Ah, la diplomatie moderne ! Un pas en avant, deux pas en arrière. Pendant que Bahreïn joue les chefs d’orchestre de cette symphonie de la sécurité, les États-Unis et leurs alliés semblent plus préoccupés par la mise en scène que par le fond. Qui aurait cru qu’une résolution de l’ONU pourrait ressembler à un scénario de film d’action, avec des héros en uniforme et des méchants à abattre ?

Effet miroir international

Cette situation rappelle les dérives autoritaires observées ailleurs, où les discours de paix masquent souvent des intentions belliqueuses. Les États-Unis, avec leur penchant pour les interventions militaires, et la Russie, avec ses propres ambitions, ne sont jamais loin du tableau. Une belle brochette de pays qui, sous couvert de sécurité, ne cherchent qu’à étendre leur influence.

À quoi s’attendre

Si les tendances actuelles se poursuivent, nous pouvons nous attendre à une intensification des conflits dans la région, avec des répercussions sur les marchés mondiaux. Les promesses de sécurité pourraient rapidement se transformer en promesses de chaos.

Sources

Source : www.lindependant.fr

Visuel — Source : www.lindependant.fr
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