Grippe aviaire : l’Europe fait son entrée dans le club des virus exotiques

Un cas de grippe aviaire A (H9N2) chez un humain en Europe : un événement qui pourrait faire sourire, si ce n’était pas si inquiétant.

INTRODUCTION : C’est une première en Europe. Un cas de grippe aviaire A (H9N2) a été identifié chez un humain, selon l’OMS. Le patient, qui a passé plus de six mois au Sénégal avant de se rendre en Italie, a dû se rendre aux urgences avec des symptômes qui rappellent plus une mauvaise grippe qu’un voyage touristique. Ironie du sort : il est tombé malade après avoir quitté un pays où les volailles sont plus nombreuses que les habitants.

Ce qui se passe réellement

C’est une première en Europe. Un cas de grippe aviaire A (H9N2) a été identifié chez un humain, a annoncé l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans un communiqué publié sur son site Internet ce vendredi. Le patient, dont l’identité n’a pas été divulguée, avait séjourné plus de six mois au Sénégal avant de se rendre en Italie à la mi-mars.

À son arrivée, il s’est présenté aux urgences avec « de la fièvre et une toux persistante », selon l’OMS. Le 16 mars, les analyses ont d’abord révélé qu’il souffrait à la fois de la tuberculose et d’un virus grippal, sans déterminer de quel virus il s’agissait. Le patient a été placé en isolement et traité par antituberculeux et par un antiviral. Son état était « stable et en amélioration » le 9 avril, selon l’OMS.

Le 20 mars, un premier laboratoire a déterminé qu’il s’agissait d’une souche de grippe aviaire, et le 21 mars, des tests génétiques plus poussés ont confirmé qu’il s’agissait bien du virus H9N2 « présentant une forte similarité génétique avec des souches précédemment identifiées chez des volailles au Sénégal », indique l’organisation onusienne.

« Aucune exposition directe aux animaux »

Il s’agit du « premier cas importé d’infection humaine par le virus de la grippe aviaire A (H9N2) signalé dans la région européenne », souligne l’OMS, qui précise que l’événement a été notifié par les autorités italiennes conformément au Règlement sanitaire international (RSI).

L’origine du virus demeure inconnue. Le patient ne rapporte « aucune exposition directe aux animaux, à la faune sauvage ou au milieu rural », ni aucun contact avec une personne présentant des symptômes similaires. Les investigations épidémiologiques sont toujours en cours.

Toutes les personnes ayant été en contact avec la personne malade en Italie ont été testées négatives et ont reçu un traitement antiviral préventif. Celles identifiées au Sénégal ne présentaient aucun symptôme.

L’organisation onusienne se veut rassurante : ce virus « n’a pas acquis la capacité de se transmettre durablement d’une personne à une autre », écrit-elle, estimant le risque de transmission entre humains comme « faible ».

Aucune restriction de voyage ou commerciale n’est recommandée. L’agence rappelle simplement les gestes de précautions habituels : éviter les marchés d’animaux vivants, se laver régulièrement les mains, et porter un masque lors de toute manipulation de volaille.

Des cas d’infection humaine par le virus de la grippe A (H9) « ont déjà été signalés dans des pays d’Afrique et d’Asie, où ce virus est également détecté chez les volailles », précise l’OMS. Le Sénégal avait signalé un cas humain en 2020.

Pourquoi cela dérange

Il est fascinant de constater qu’un virus qui a fait ses preuves dans d’autres parties du monde trouve enfin le chemin de l’Europe. Cela soulève des questions sur notre capacité à gérer les menaces sanitaires, surtout quand on voit que le patient n’a pas été en contact direct avec des animaux. Est-ce un signe que les virus, tout comme les idées extrêmes, n’ont pas de frontières ?

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences directes de ce cas sont encore floues, mais il est évident que la vigilance doit être accrue. Les autorités sanitaires doivent se préparer à une éventuelle propagation, même si le risque est jugé faible. La question est de savoir si elles seront prêtes à agir rapidement ou si elles attendront que la situation devienne critique.

Lecture satirique

Le discours politique sur la santé publique est souvent rempli de promesses de sécurité et de protection. Pourtant, ici, nous avons un cas qui remet en question cette assurance. Les gouvernements semblent plus préoccupés par les élections que par la santé de leurs citoyens. Ironiquement, alors que l’OMS rassure, les politiques locales pourraient bien être en train de préparer des discours sur la nécessité de « protéger nos frontières » contre les virus, tout en négligeant les véritables menaces qui se cachent à l’intérieur.

Effet miroir international

Ce cas rappelle les dérives autoritaires dans d’autres pays, où la gestion de la santé publique est souvent utilisée comme prétexte pour renforcer le contrôle. Les États-Unis, par exemple, ont vu des politiques de santé publique devenir des outils de division plutôt que d’unité. La question est de savoir si l’Europe va suivre cette tendance ou si elle saura tirer les leçons du passé.

À quoi s’attendre

Il est difficile de prédire l’avenir, mais une chose est sûre : la vigilance est de mise. Les autorités doivent être prêtes à réagir rapidement, car la santé publique ne doit pas être un sujet de débat politique, mais une priorité absolue.

Sources

Source : www.leparisien.fr

Visuel — Source : www.leparisien.fr
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