Après une première grève de 48 heures très suivie à la mi-mars le syndicat Vereinigte Cockpit (cockpits unis) des pilotes de la Lufthansa appelle à un nouveau mouvement pour ces lundi 13 et mardi 14 avril. Il va toucher les principales compagnies du groupe Lufthansa Airlines, Lufthansa CityLine et Eurowings, ainsi que la branche fret Lufthansa Cargo.

Le conflit se focalise essentiellement sur l’amélioration du régime de retraites maison du groupe. Celui-ci permet de toucher un important complément des retraites versées par les caisses légales par répartition. Le syndicat demande des hausses significatives et, surtout, une sécurisation plus solide des pensions.

Une grève sur fond de colère sociale anti-Merz

Les conflits sociaux qui s’accumulent ces derniers temps outre Rhin portent pour beaucoup sur les inquiétudes d’un système social que le gouvernement du chancelier Merz entend profondément déréguler. Son excuse : ce serait le seul moyen pour les entreprises de retrouver leur compétitivité.

La retraite de base par répartition ne garantit déjà plus aujourd’hui qu’un taux de remplacement (le montant de la pension par rapport à l’ultime salaire net) de 48 %. D’où l’importance des retraites complémentaires maison mises en œuvre dans les grandes entreprises comme Lufthansa.

La direction de la compagnie, qui s’engageait jusqu’alors sur un système à prestations définies garantissant une évolution des pensions sans perte de pouvoir d’achat, entend désormais déroger à ce système en transférant sur les salariés une partie du risque des placements effectués dans le fonds de retraite par capitalisation. Les pilotes qui disposent de revenus confortables se rebellent, ne voulant pas voir leur niveau de vie brusquement chuter ou dépendre de l’évolution des placements boursiers.

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Grève des pilotes de Lufthansa : Quand la retraite devient un vol plané

Les pilotes de Lufthansa s’apprêtent à faire grève à nouveau, et ce n’est pas seulement pour le plaisir de faire tourner les moteurs. Ils exigent des retraites dignes de ce nom, face à un gouvernement qui semble vouloir faire décoller la précarité.

Après une première grève de 48 heures très suivie à la mi-mars, le syndicat Vereinigte Cockpit des pilotes de Lufthansa appelle à un nouveau mouvement pour les 13 et 14 avril. Cette fois-ci, le conflit s’intensifie, touchant non seulement Lufthansa Airlines, mais aussi Lufthansa CityLine, Eurowings et même Lufthansa Cargo. Une belle brochette de compagnies qui, à l’évidence, ne volent pas très haut en matière de conditions de travail.

Ce qui se passe réellement

Le cœur du conflit ? L’amélioration du régime de retraites maison du groupe, qui permet aux pilotes de bénéficier d’un complément substantiel aux pensions légales. Le syndicat réclame des hausses significatives et une sécurisation des pensions, un luxe apparemment devenu superflu aux yeux du gouvernement du chancelier Merz. Ce dernier, avec son flair habituel pour la dérégulation, prétend que la compétitivité des entreprises passe par la mise à mal des droits sociaux. En gros, pour lui, il faut sacrifier les retraites sur l’autel de la rentabilité.

Pourquoi cela dérange

Les conflits sociaux qui s’accumulent en Allemagne révèlent une inquiétude grandissante face à un système social que Merz entend profondément déréguler. La retraite de base ne garantit plus qu’un taux de remplacement de 48 % de l’ultime salaire net. Les retraites complémentaires, comme celles mises en place chez Lufthansa, deviennent donc essentielles. Mais la direction de la compagnie, qui avait promis un système à prestations définies, veut maintenant transférer une partie du risque aux salariés. Les pilotes, qui ne sont pas des pigeons, s’opposent à cette manœuvre, ne souhaitant pas voir leur niveau de vie dépendre des fluctuations boursières.

Ce que cela implique concrètement

Si les revendications des pilotes ne sont pas entendues, cela pourrait entraîner une chute brutale de leur niveau de vie. Imaginez un pilote, habitué à naviguer dans les cieux, se retrouvant à devoir jongler avec des placements financiers instables pour assurer sa retraite. Un vrai scénario de film d’horreur économique !

Lecture satirique

Le discours de Merz, qui prône la dérégulation comme le Saint Graal de la compétitivité, est à la fois risible et tragique. En effet, comment peut-on prétendre que la précarité est la clé du succès ? C’est un peu comme dire qu’un avion peut voler sans ailes. Les promesses de sécurité et de stabilité s’évaporent comme un nuage de fumée, laissant place à une réalité bien plus sombre pour les travailleurs.

Effet miroir international

Cette situation n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires que l’on observe ailleurs, comme aux États-Unis ou en Russie, où les droits des travailleurs sont souvent sacrifiés sur l’autel de la rentabilité. Les gouvernements semblent parfois plus préoccupés par le bien-être des entreprises que par celui des citoyens. Une tendance inquiétante qui mérite d’être dénoncée.

À quoi s’attendre

Si la situation ne change pas, il est fort probable que d’autres mouvements de grève se profilent à l’horizon. Les pilotes de Lufthansa ne sont pas prêts à laisser leur avenir entre les mains d’un gouvernement qui semble plus enclin à favoriser les intérêts des entreprises que ceux des travailleurs. La lutte pour des retraites dignes est loin d’être terminée.

Sources

Source : www.humanite.fr

En Allemagne, les pilotes de la Lufthansa en grève pour la deuxième fois en moins d’un mois
Visuel — Source : www.humanite.fr
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