Ce vendredi matin, les chauffeurs de Transaglo, soutenus par le syndicat CGTM-SOEM, ont rencontré le président de Martinique Transport, Arnaud René-Corail, ainsi que Jean-Claude Duverger, président de la Régie des Transports de Martinique, à l’hôtel de l’Assemblée de Martinique.

Au cœur des revendications : le respect de l’article 4 du protocole d’accord signé en mai 2025, qui prévoyait un alignement des salaires dans le cadre de la future délégation de service public (DSP).

En parallèle des discussions, les chauffeurs étaient assignés à 10h devant le tribunal administratif pour obtenir le déblocage des dépôts de bus et de BHNS, paralysés depuis le 17 mars dans le centre de l’île.

Une situation qui a fortement fait monter les tensions. Sans accord, la réunion s’est achevée sans la présence d’Arnaud René-Corail.

Les syndicats dénoncent une « mauvaise foi »

Pour Rose-Marie Massée, secrétaire générale adjointe de la CGTM-SOEM, « la balle est dans le camp de Martinique Transport ». Elle dénonce le non-respect des engagements pris.

« C’est vrai que tout le monde pense aux usagers et on s’excuse auprès d’eux mais il faut qu’ils comprennent que les politiciens qui ont signé un protocole ne respectent pas leur parole… En Martinique s’il n’y a pas de rapport de force rien ne marche. »

Rose-Marie Massée, secrétaire générale adjointe de la CGTM-SOEM

Même son de cloche du côté de Gabriel Jean-Marie, secrétaire général de la CGTM, qui pointe une situation paradoxale : une invitation à négocier à 9h suivie d’une assignation en justice à 10h. « On peut se poser la question de leur bonne foi », estime-t-il.

Le syndicat rappelle qu’un mouvement de grève de 33 jours avait déjà conduit à la signature d’un protocole prévoyant notamment une harmonisation des salaires dans le cadre d’une délégation de service public (DSP), il y a un an. Selon lui, Martinique Transport n’a pas respecté ses engagements.

« Nous pouvons comprendre qu’une structure peut avoir des difficultés mais encore faut-il le dire aux contractants et proposer des solutions. »

Gabriel Jean Marie, secrétaire général de la CGTM

Martinique Transport se défend

Face aux critiques, Arnaud René-Corail se montre ferme : « nous ne sommes pas les employeurs de Transaglo ». Il insiste sur le fait que le conflit relève d’abord d’un différend entre une entreprise et ses salariés.

Il évoque également une « incompréhension » autour de l’article 4 du protocole de 2025, lié à la mise en place de la DSP, finalement retardée pour des raisons de financement.

Selon lui, certaines mesures ont bien été appliquées, notamment le versement d’un 13e mois. Mais il rejette l’idée d’une harmonisation immédiate des salaires, rappelant que chaque entreprise reste libre de sa gestion salariale.

Un dossier « complexe »

Jean-Claude Duverger souligne, lui, la complexité du dossier (revendications salariales, incertitudes liées à la DSP, blocages sur le terrain…).

« Personne ne peut engager un financement pour un marché qui n’a pas eu lieu, alors que le cahier de charges prévoit un certain nombre de choses à respecter. Le truc le plus simple, à mon sens, c’est de retenir qu’il est prévu qu’il y ait ce 13e mois dans le cadre d’une négociation, après la DSP. Donc, dès qu’il y a la délégation de service public, les négociations peuvent reprendre. »

Jean-Claude Duverger, président de la Régie des Transports de Martinique

Il appelle également à permettre la circulation des autres lignes.

« 8 lignes ne peuvent pas empêcher les 47 autres de travailler. »

Jean-Claude Duverger, président de la Régie des Transports de Martinique

Tous deux plaident pour la mise en place d’une convention collective du transport, vue comme une solution durable pour encadrer les relations sociales dans le secteur.

Vers une reprise des négociations ?

Lundi 13 avril, à 8h, le Tribunal administratif de Fort-de-France jugera le référé initié par la RTM. Dans un autre temps, un nouveau rendez-vous a été proposé par Martinique Transport lundi à 11h.

Une échéance jugée trop lointaine par les grévistes, qui demandent une reprise des discussions « dès que possible ».

En attendant, le conflit reste ouvert et les usagers continuent de subir les conséquences d’un bras de fer qui pourrait encore durer.

À lire aussi : 

Grève à Transaglo : Quand les promesses s’évaporent dans l’air martiniquais

Les chauffeurs de Transaglo, soutenus par la CGTM-SOEM, se retrouvent dans un bras de fer avec Martinique Transport, alors que les promesses de hausse salariale semblent aussi réelles qu’un mirage.

Ce vendredi matin, les chauffeurs de Transaglo, armés de leur détermination et d’un protocole signé en mai 2025, ont tenté de faire entendre leur voix face à Arnaud René-Corail, président de Martinique Transport. Mais comme souvent dans le monde politique, les promesses s’évanouissent plus vite qu’un bus en panne. Au cœur des revendications : le respect de l’article 4 du protocole d’accord, qui promettait un alignement des salaires. Mais qui a dit que les mots avaient un sens ?

Ce qui se passe réellement

Les discussions ont pris une tournure inattendue, avec les chauffeurs assignés à 10h devant le tribunal administratif pour débloquer les dépôts de bus, paralysés depuis le 17 mars. Une situation qui a fait monter les tensions, culminant en une réunion sans accord et sans la présence d’Arnaud René-Corail. Un vrai festival de l’absurde !

Les syndicats dénoncent une « mauvaise foi »

Rose-Marie Massée, secrétaire générale adjointe de la CGTM-SOEM, n’y va pas par quatre chemins : « La balle est dans le camp de Martinique Transport. » Elle souligne que les politiciens qui ont signé le protocole ne respectent pas leur parole. En Martinique, il semblerait que le rapport de force soit le seul langage que ces politiciens comprennent.

« C’est vrai que tout le monde pense aux usagers et on s’excuse auprès d’eux mais il faut qu’ils comprennent que les politiciens qui ont signé un protocole ne respectent pas leur parole… En Martinique, s’il n’y a pas de rapport de force, rien ne marche. »

Rose-Marie Massée

Gabriel Jean-Marie, secrétaire général de la CGTM, souligne le paradoxe d’une invitation à négocier à 9h suivie d’une assignation en justice à 10h. « On peut se poser la question de leur bonne foi », dit-il, avec une ironie qui ne fait que renforcer le sentiment général.

Martinique Transport se défend

Face aux critiques, Arnaud René-Corail se défend : « Nous ne sommes pas les employeurs de Transaglo. » Un bel exemple de déresponsabilisation, où le conflit devient une simple affaire d’entreprise, loin des préoccupations des usagers. Il évoque une « incompréhension » autour de l’article 4, comme si les promesses n’étaient que des mots en l’air.

Un dossier « complexe »

Jean-Claude Duverger, président de la Régie des Transports de Martinique, souligne la complexité du dossier. Mais à quel point cette complexité est-elle un prétexte pour éviter de prendre des décisions concrètes ?

« Personne ne peut engager un financement pour un marché qui n’a pas eu lieu, alors que le cahier de charges prévoit un certain nombre de choses à respecter. »

Jean-Claude Duverger

Vers une reprise des négociations ?

Lundi 13 avril, le Tribunal administratif de Fort-de-France jugera le référé initié par la RTM. Pendant ce temps, Martinique Transport propose un nouveau rendez-vous à 11h, une échéance jugée trop lointaine par les grévistes qui demandent une reprise des discussions « dès que possible ». En attendant, le conflit reste ouvert, et les usagers continuent de subir les conséquences d’un bras de fer qui pourrait encore durer.

À quoi s’attendre

Les promesses de dialogue et de négociations semblent aussi solides qu’un château de cartes. Si la situation ne change pas rapidement, il est à craindre que les usagers continuent de faire les frais de cette danse macabre entre promesses non tenues et intérêts politiques.

Sources

Source : la1ere.franceinfo.fr

Transports paralysés dans le centre : la grève des chauffeurs de Transaglo continue malgré la reprise des négociations ce vendredi
Visuel — Source : la1ere.franceinfo.fr
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire