Grand Est : des légumes à la fibre optique, mais pas de vision claire

Alors que la région Grand Est se vante de sa « souveraineté alimentaire », elle semble plus préoccupée par ses « autoroutes numériques » que par la réalité des agriculteurs locaux.

Ce mardi après-midi, Franck Leroy, président de la région, devra faire face à la proposition de loi “Alsace” à l’Assemblée nationale. Mais ne vous inquiétez pas, il a des rapports à faire voter, notamment sur le numérique, la souveraineté alimentaire, la sécurisation des lycées et la ruralité. Une belle brochette de sujets qui, à première vue, semble prometteuse, mais qui cache une réalité bien plus complexe.

Ce qui se passe réellement

La technologie numérique sera au cœur des débats, avec pas moins de cinq rapports autour de l’ambition “Connecter, protéger, transformer”. La région a déjà fibré plus de 99 % de son territoire grâce aux réseaux Losange et Rosace. Mais attendez, ce n’est pas tout ! Le programme THEIA prévoit la construction de 3 300 km d’“autoroutes numériques” à partir de 2027. Pendant ce temps, la stratégie 100 % très haut débit, avec un investissement de 11,8 millions d’euros, se concentre sur les derniers raccordements complexes et la transition “post-cuivre”.

La souveraineté alimentaire

En matière de souveraineté alimentaire, la région se penche sur un nouveau « contrat de filière fruits et légumes 2026-2030 ». Dans un contexte où près d’un fruit ou légume sur deux consommés en France est importé, la région ambitionne d’augmenter de 10 % les surfaces de production d’ici 2030. On se demande alors : comment peut-on parler de souveraineté alimentaire tout en étant si dépendant des importations ?

La sécurisation des lycées

Les élus régionaux vont également discuter du plan de sécurisation des 232 établissements publics, avec un investissement prévisionnel de 92 millions d’euros d’ici 2030. Chaque lycée sera équipé d’un système intégré de vidéoprotection et de contrôle d’accès. Une belle initiative, mais ne serait-il pas plus judicieux de se concentrer sur l’éducation elle-même plutôt que sur la surveillance ?

L’aide à la ruralité

Enfin, la région a dressé un bilan de son “Pacte pour les ruralités”. Avec plus de 5 600 projets votés et 500 millions d’euros engagés, on pourrait croire que la ruralité est enfin prise au sérieux. Pourtant, le “parcours d’accompagnement à la transformation numérique des territoires ruraux” semble plus être une promesse qu’une réalité tangible pour les 102 communautés de communes rurales.

Pourquoi cela dérange

Ces initiatives, bien que louables sur le papier, révèlent une incohérence flagrante entre les discours politiques et la réalité du terrain. La promesse d’une souveraineté alimentaire se heurte à la dépendance aux importations, et la sécurisation des lycées semble plus être une réponse à la peur qu’à un véritable engagement envers l’éducation.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de ces décisions sont claires : une région qui se veut moderne et connectée, mais qui ne parvient pas à répondre aux besoins fondamentaux de ses citoyens. La ruralité est mise de côté au profit d’initiatives technologiques qui, bien qu’impressionnantes, ne répondent pas aux véritables enjeux sociaux et économiques.

Lecture satirique

Il est ironique de voir une région qui se vante de sa « dorsale régionale » tout en laissant ses agriculteurs se débattre avec des importations massives. Peut-être que les légumes à la fibre optique seront la solution pour nourrir la population ? Ou peut-être que la sécurité des lycées est plus importante que l’éducation elle-même ?

Effet miroir international

En observant ces dérives, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec les politiques autoritaires qui privilégient le contrôle sur le bien-être des citoyens. Les États-Unis et la Russie, par exemple, montrent que la technologie peut être utilisée pour surveiller plutôt que pour libérer.

À quoi s’attendre

Si ces tendances se poursuivent, la région Grand Est pourrait bien devenir un exemple de déconnexion entre les promesses politiques et la réalité vécue par ses habitants. Une situation qui pourrait mener à un mécontentement croissant et à une remise en question des priorités politiques.

Sources

Source : www.dna.fr

Visuel — Source : www.dna.fr
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire