« Grâce aux Restos du cœur j’ai repris confiance en moi »

En 2018, Marie Meyia, 29 ans, quittait son Gabon natal pour venir poursuivre ses études supérieures en France. « Dans mon pays, je ne trouvais pas la formation que je souhaitais, je suis donc venue à Marseille et j’ai préparé et obtenu en alternance un BTS relation clients à l’école privée Triphase formations. »

« Il était compliqué pour moi de travailler »

Pendant qu’elle était à Marseille, est née sa première fille Shanna. Elle a alors décidé de venir retrouver une cousine qui habite au Creusot dans le but de vivre dans un environnement plus calme. « Au Creusot est née mon autre fille Yonah. Avec deux enfants en bas âge, il était compliqué pour moi de travailler, ma cousine m’a mise en contact avec l’association Le Pont qui m’a dirigée vers l’antenne creusotine des Restos du cœur pour obtenir de l’aide », retrace-t-elle.

« Ma situation a été examinée et j’ai pu devenir rapidement bénéficiaire. Sans cette aide, ma situation et celle de mes filles aurait été très compliquée. Grâce aux Restos du cœur j’ai repris confiance en moi, il y a un an je me suis inscrite à une poursuite d’étude en ligne et en octobre prochain je passerai mon bachelor relation clients. »

Maintenant prête à entrer dans le monde du travail

Si Marie Meyia a souhaité poursuivre ses études, c’est pour se donner une plus grande chance de trouver du travail. « Je suis prête à faire preuve de mobilité mais pour l’instant je n’ai pas le permis de conduire, je vais le passer et je sais qu’ici je pourrai être aidée et conseillée. » Prête à entrer dans le monde du travail, elle ne veut conserver que du positif de son passage par les Restos du cœur. « J’ai été très bien accueillie, prise en charge et écoutée, ici on se sent comme dans une famille, de nombreux liens se sont créés avec les bénévoles. »

« Grâce aux Restos du cœur, j’ai repris confiance en moi » : une réalité qui dérange

Marie Meyia, 29 ans, témoigne de son parcours entre espoir et précarité, révélant les contradictions d’un système qui prétend soutenir les plus vulnérables.

En 2018, Marie Meyia quitte son Gabon natal pour poursuivre des études en France, espérant un avenir meilleur. Mais, comme beaucoup d’autres, elle se heurte à la dure réalité d’un système qui semble plus préoccupé par les discours que par l’action. Alors qu’elle s’installe à Marseille, elle donne naissance à sa première fille, Shanna, avant de se diriger vers le Creusot pour une vie plus calme. C’est là que la vie de Marie prend un tournant : avec deux enfants en bas âge, elle se retrouve dans une impasse, incapable de travailler.

Ce qui se passe réellement

Marie se tourne alors vers l’association Le Pont, qui la dirige vers les Restos du cœur. « Ma situation a été examinée et j’ai pu devenir rapidement bénéficiaire », confie-t-elle. Sans cette aide, sa vie et celle de ses filles auraient été bien plus compliquées. Grâce aux Restos, elle reprend confiance et s’inscrit à une formation en ligne pour obtenir son bachelor en relation clients. Un parcours qui, sans l’aide de ces bénévoles, aurait été semé d’embûches.

Pourquoi cela dérange

Ce témoignage met en lumière une réalité troublante : alors que certains prônent l’autonomie et la responsabilité individuelle, d’autres se retrouvent à dépendre d’associations caritatives pour survivre. La promesse d’un système qui soutient les plus vulnérables est souvent contredite par la réalité de ceux qui doivent frapper à la porte des Restos du cœur pour obtenir de l’aide.

Ce que cela implique concrètement

Marie est prête à entrer dans le monde du travail, mais elle doit d’abord obtenir son permis de conduire. Une situation qui soulève des questions : comment un système censé soutenir les jeunes mères peut-il laisser des femmes comme Marie dans l’incertitude ? Les promesses d’une société inclusive se heurtent à la dure réalité de l’absence de soutien structurel.

Lecture satirique

Ironiquement, alors que les discours politiques se parent de belles intentions, la réalité est tout autre. Les politiques d’austérité et les coupes budgétaires dans les services sociaux laissent des femmes comme Marie à la merci de la charité. Pendant ce temps, les décideurs se congratulent pour leurs efforts en faveur de l’égalité et de l’inclusion, tout en fermant les yeux sur les véritables besoins des plus démunis.

Effet miroir international

Cette situation n’est pas unique à la France. Dans des pays comme les États-Unis ou la Russie, les discours politiques se déconnectent de la réalité quotidienne des citoyens. Les promesses de prospérité et de soutien se heurtent à des politiques qui favorisent l’individualisme et la compétition, laissant les plus vulnérables à la traîne.

À quoi s’attendre

Si rien ne change, nous pouvons nous attendre à voir de plus en plus de personnes comme Marie se tourner vers les Restos du cœur et d’autres associations pour obtenir l’aide dont elles ont besoin. La nécessité d’un soutien structurel et d’une véritable politique sociale devient de plus en plus pressante.

Sources

Source : www.lejsl.com

Le Creusot. Les bénévoles des Restos du cœur accompagnent 350 familles
Visuel — Source : www.lejsl.com
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