Comment développer de l’activité économique sur terres coutumières sans en modifier les principes ? La question est au cœur de travaux menés dans le cadre de la mission interministérielle de reconstruction et de refondation conduite par Claire Durrieu. C’est dans ce contexte que la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) a présenté un projet pilote à Lifou.

Selon Christophe Dauthieux, président de la CPME-NC, la réflexion s’appuie sur les limites observées des outils actuels. « Aujourd’hui, on est principalement sur le modèle des GDPL [groupement de droit particulier local]. Sur environ 350 structures, les deux tiers n’ont plus de fonds », avance-t-il. Sans remettre en cause ces groupements, la CPME-NC estime nécessaire de « trouver d’autres solutions » en complément des dispositifs existants.

Un projet mêlant activité, logement et formation

Le projet, baptisé Gojëcil, se veut expérimental. Il serait implanté sur un site d’environ 8 hectares, situé entre l’aéroport de Wanaham et Wé. Il prévoit plusieurs composantes, dont une zone d’activités économiques, des logements, notamment pour les étudiants, ainsi que des espaces dédiés à la formation. « L’idée, c’est de rapprocher des lieux de vie, de formation et d’activité« , explique Christophe Dauthieux.

L’objectif affiché est notamment de créer des opportunités économiques locales, en particulier pour les jeunes, et de limiter les départs vers le Grand Nouméa. Selon les estimations avancées par la CPME, le projet pourrait représenter « de l’ordre d’une centaine d’emplois directs », auxquels pourraient s’ajouter des emplois indirects.

Un mécanisme inspiré du bail réel et solidaire

Pour concilier développement économique et respect du foncier coutumier, la CPME propose de s’appuyer sur un dispositif inspiré du bail réel et solidaire (BRS). Ce mécanisme repose sur une dissociation entre le foncier et le bâti : le terrain reste sous statut coutumier, tandis que les constructions peuvent être portées par des opérateurs économiques, en contrepartie d’une redevance. « Le terrain reste coutumier. Les bâtiments peuvent appartenir à ceux qui les exploitent, avec une redevance liée à l’usage du foncier », précise Christophe Dauthieux.

Le projet repose également sur un principe de redistribution des richesses générées. « Ce que la terre génère doit retourner à la terre », résume le président de la CPME-NC. Dans cette logique, les revenus issus des activités seraient en grande partie réaffectés aux terres concernées, au travers d’un mécanisme collectif encore à préciser dans sa mise en œuvre.

Limiter les dérives

La CPME affirme vouloir tirer les enseignements des difficultés rencontrées par certains dispositifs existants. « L’idée n’est pas de multiplier les structures, mais de permettre à des ayants droit de mettre du foncier à disposition d’activités avec des règles claires », indique Christophe Dauthieux. L’organisation met en avant un cadre visant à sécuriser les projets, tout en limitant les risques de dérives économiques ou de gouvernance.

Présenté dans le cadre des travaux en cours, le projet Gojëcil n’est pas arrêté à ce stade. « C’est un projet pilote qui a vocation à évoluer« , souligne Christophe Dauthieux. Son éventuelle mise en œuvre dépendra notamment de son inscription dans les dispositifs portés par l’État et des suites données aux travaux de la mission interministérielle.

Gojëcil : Quand l’économie rencontre le respect des terres coutumières… ou pas

Chapeau : Entre promesses d’emplois et respect des traditions, le projet Gojëcil à Lifou pourrait bien être le nouveau terrain de jeu des contradictions politiques.

Ce qui se passe réellement

Comment développer de l’activité économique sur des terres coutumières sans en modifier les principes ? Voilà une question qui semble hanter les esprits de la mission interministérielle de reconstruction et de refondation, dirigée par Claire Durrieu. Dans ce contexte, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) a décidé de frapper fort en présentant un projet pilote à Lifou.

Christophe Dauthieux, président de la CPME-NC, ne mâche pas ses mots : « Aujourd’hui, on est principalement sur le modèle des GDPL [groupement de droit particulier local]. Sur environ 350 structures, les deux tiers n’ont plus de fonds. » Une belle performance, n’est-ce pas ? Mais pas de panique, car la CPME-NC est là pour « trouver d’autres solutions » en complément des dispositifs existants. En gros, on va essayer de réparer une voiture qui ne démarre plus avec un moteur de vélo.

Un projet mêlant activité, logement et formation

Le projet Gojëcil, qui se veut expérimental, s’étendra sur un site de 8 hectares entre l’aéroport de Wanaham et Wé. Il promet une zone d’activités économiques, des logements pour étudiants, et des espaces de formation. L’idée ? Rapprocher les lieux de vie, de formation et d’activité. Un concept révolutionnaire, n’est-ce pas ? Qui aurait cru qu’on pouvait faire cohabiter des étudiants et des entrepreneurs sans que cela tourne au vinaigre ?

L’objectif affiché est de créer des opportunités économiques locales, surtout pour les jeunes, et de limiter les départs vers le Grand Nouméa. Selon les estimations de la CPME, le projet pourrait générer « de l’ordre d’une centaine d’emplois directs ». Mais, comme d’habitude, les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

Un mécanisme inspiré du bail réel et solidaire

Pour concilier développement économique et respect du foncier coutumier, la CPME propose un mécanisme inspiré du bail réel et solidaire (BRS). En gros, le terrain reste sous statut coutumier, mais les constructions peuvent être portées par des opérateurs économiques, moyennant une redevance. « Ce que la terre génère doit retourner à la terre », dit Dauthieux. Une belle phrase qui sonne bien, mais qui, dans la réalité, pourrait ressembler à un joli slogan sur une affiche électorale.

Limiter les dérives

La CPME se veut prudente et affirme vouloir tirer les leçons des échecs passés. « L’idée n’est pas de multiplier les structures, mais de permettre à des ayants droit de mettre du foncier à disposition d’activités avec des règles claires », assure Dauthieux. Un cadre pour sécuriser les projets ? Espérons que cela ne finisse pas comme un château de cartes.

Présenté dans le cadre des travaux en cours, le projet Gojëcil est encore en phase de maturation. « C’est un projet pilote qui a vocation à évoluer », conclut Dauthieux. En d’autres termes, tout est encore à faire, et la mise en œuvre dépendra de l’inscription dans les dispositifs portés par l’État.

Pourquoi cela dérange

Ce projet soulève des questions fondamentales sur la capacité à concilier développement économique et respect des traditions. Les promesses d’emplois et de prospérité locale semblent bien éloignées des réalités vécues par les populations concernées. En effet, comment croire à des opportunités économiques lorsque les structures existantes sont à bout de souffle ?

Ce que cela implique concrètement

Si le projet Gojëcil voit le jour, il pourrait transformer le paysage économique de Lifou, mais à quel prix ? La dissociation entre le foncier coutumier et les constructions pourrait ouvrir la porte à des dérives économiques. Qui en profitera réellement ?

Lecture satirique

Il est ironique de constater que, dans un monde où les discours politiques sont souvent déconnectés de la réalité, le projet Gojëcil pourrait devenir un exemple parfait de promesses non tenues. La CPME-NC semble jouer un jeu dangereux, oscillant entre respect des traditions et nécessité de développement économique.

Effet miroir international

En observant ce projet, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec les dérives autoritaires que l’on observe ailleurs, comme aux États-Unis ou en Russie, où les discours sur le respect des droits des peuples autochtones sont souvent contredits par des politiques économiques agressives. La question reste : à quel point sommes-nous prêts à sacrifier nos principes sur l’autel du développement ?

À quoi s’attendre

Si le projet Gojëcil avance, il pourrait bien devenir un modèle à suivre… ou à fuir. Les tendances actuelles montrent que les promesses de développement économique ne sont pas toujours suivies d’effets concrets. Reste à voir si les acteurs locaux sauront tirer les leçons du passé.

Sources

Source : www.lnc.nc

Activités économiques sur terres coutumières : la CPME propose un projet pilote à Lifou
Visuel — Source : www.lnc.nc

Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire