Getbill : La Start-up qui Veut Révolutionner le Dialogue entre Créanciers et Débiteurs, mais à Quel Prix ?
Une nouvelle pépite française promet de résoudre les impayés grâce à l’IA, mais la réalité pourrait bien être moins reluisante.
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En mars 2025, Loreley Mac Donald et Joachim Mercier, deux jeunes entrepreneurs, ont lancé Getbill avec un objectif ambitieux : améliorer le dialogue entre les entreprises et leurs créanciers dès les premiers impayés. Une noble intention, n’est-ce pas ? Mais derrière cette façade se cache une réalité qui mérite d’être scrutée avec un œil critique.
Ce qui se passe réellement
Getbill a vu le jour pour répondre à un besoin pressant : les entreprises, surtout les grandes, manquent souvent de temps pour discuter avec chaque débiteur dès les premiers retards. Loreley Mac Donald, diplômée de Sciences Po et HEC, et Joachim Mercier, ex-Epitech, ont donc mis en place un processus digital utilisant l’IA. « Nous avons constaté que les entreprises, surtout les grandes, manquent souvent de temps pour engager une discussion téléphonique avec chaque débiteur dès les premiers retards, alors que c’est essentiel pour trouver des solutions », explique Mac Donald. L’IA se charge donc de la conversation, de la résolution des cas simples à l’identification des litiges.
Le modèle économique de Getbill repose sur un abonnement mensuel (entre 200 et 1 000 euros) pour les grandes entreprises, et sur des durées plus courtes pour les particuliers. En cas de dossiers compliqués, des équipes humaines interviennent pour trouver des solutions. En 2025, la société a enregistré un chiffre d’affaires de 100 000 euros, avec un objectif de 500 000 à 700 000 euros d’ici fin 2026. Pour cela, ils cherchent à lever 400 000 euros minimum d’ici l’été prochain.
Pourquoi cela dérange
La promesse d’une solution rapide et efficace pour les impayés semble séduisante, mais elle soulève des questions. Pourquoi les grandes entreprises, qui ont les moyens, n’engagent-elles pas directement des équipes pour gérer ces situations ? Est-ce vraiment l’IA qui manque de temps, ou est-ce simplement un prétexte pour externaliser des responsabilités ?
Ce que cela implique concrètement
En réalité, cette approche pourrait banaliser la gestion des créances, transformant des conversations humaines essentielles en échanges automatisés. Les personnes en difficulté financière pourraient se retrouver face à des algorithmes, plutôt qu’à des interlocuteurs compréhensifs.
Lecture satirique
Ironiquement, cette start-up se positionne comme une solution aux problèmes de surendettement, tout en contribuant potentiellement à la déshumanisation des relations créancier-débiteur. On pourrait presque croire que les entreprises, en quête de profit, préfèrent déléguer leurs responsabilités à des machines. Une belle promesse de progrès, n’est-ce pas ?
Effet miroir international
Si l’on regarde au-delà des frontières, cette tendance à automatiser les interactions humaines rappelle les dérives autoritaires dans d’autres pays. Aux États-Unis, par exemple, des politiques ultraconservatrices cherchent à réduire le dialogue social au profit de solutions technologiques, souvent au détriment des plus vulnérables. Un parallèle troublant, n’est-ce pas ?
À quoi s’attendre
Si Getbill réussit à lever les fonds nécessaires, il est probable que nous assistions à une généralisation de ce modèle, où l’IA remplace les interactions humaines. Une évolution qui pourrait bien avoir des conséquences désastreuses pour ceux qui se retrouvent en difficulté financière.



