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IPA / fotogrammaIPA/Sipa USA via Reuters Connect
Charlotte de Witte, ici à Milan en avril 2025, a réussi à faire danser la ville de Gênes.
On la dit capable de retourner les clubs et les festivals de musique. Quid d’une ville ? Charlotte de Witte, star belge de la musique électronique, s’y est essayée ce samedi 11 avril, en Italie, en plein cœur de Gênes, où près de 20 000 habitants se sont réunis pour taper du pied, d’après les organisateurs de l’événement.
Parmi eux, des fans, des jeunes, des touristes, mais aussi des familles, raconte le site d’information spécialisé dans l’art contemporain Finestre sull’Arte. Le rendez-vous leur avait été donné autour de 19 heures sur l’une des places les plus emblématiques, la Piazza Matteotti, en bordure du centre historique.
« Je ne trouve pas les mots pour décrire ce qui vient de se passer, s’est exprimée la DJ, au lendemain de son set sur Instagram. J’ai vu des gens de tous âges danser. Tout le monde souriait et bougeait au rythme de la musique. » Preuve à l’appui : les images rares du dancefloor géant, digne d’une rave party.
Charlotte de Witte « plus qu’honorée »
« Honnêtement, tout cela me touche profondément. Ce sont des moments très forts. Je suis plus qu’honorée d’avoir pu jouer pour vous aujourd’hui. Du fond du cœur, merci beaucoup », poursuit l’artiste de 33 ans. Découverte dans les années 2010 sous le pseudonyme de Rave George, elle est aujourd’hui l’une des figures de la techno dans le monde.
Ce samedi, c’est à l’initiative de l’édile de Gênes, Silvia Salis, qu’elle était invitée. « Notre volonté est claire, a commenté celle-ci, de passage sur la scène. Nous voulons faire vivre cette ville et proposer des initiatives capables de susciter un vrai intérêt. » Son but ? Faire bouger les choses dans sa ville, « parmi celles en Europe où la moyenne d’âge est la plus élevée ».
Ruelles typiques, boutiques centenaires et gastronomie authentique… Pas la plus évidente des destinations, la capitale de la Ligurie tente aussi de conquérir le cœur des touristes, notamment après l’effondrement du pont Morandi en 2018. À l’image d’une mobilisation d’envergure de ses dockers pour la Palestine, elle vibre à gauche. Et danse le week-end.
Gênes : Quand Charlotte de Witte fait danser la ville, les politiques restent assis
Charlotte de Witte a transformé Gênes en dancefloor géant, mais que fait la mairie pour rajeunir une ville vieillissante ?
Ce samedi 11 avril, Gênes a vibré au son de la techno grâce à Charlotte de Witte, star belge de la musique électronique. Près de 20 000 personnes se sont rassemblées sur la Piazza Matteotti, mais pendant que la DJ électrisait la foule, les politiciens semblaient plus préoccupés par leurs discours que par l’avenir de leur ville.
Ce qui se passe réellement
On la dit capable de retourner les clubs et les festivals de musique. Quid d’une ville ? Charlotte de Witte, star belge de la musique électronique, s’y est essayée ce samedi 11 avril, en Italie, en plein cœur de Gênes, où près de 20 000 habitants se sont réunis pour taper du pied, d’après les organisateurs de l’événement. Parmi eux, des fans, des jeunes, des touristes, mais aussi des familles, raconte le site d’information spécialisé dans l’art contemporain Finestre sull’Arte. Le rendez-vous leur avait été donné autour de 19 heures sur l’une des places les plus emblématiques, la Piazza Matteotti, en bordure du centre historique.
« Je ne trouve pas les mots pour décrire ce qui vient de se passer, s’est exprimée la DJ, au lendemain de son set sur Instagram. J’ai vu des gens de tous âges danser. Tout le monde souriait et bougeait au rythme de la musique. » Preuve à l’appui : les images rares du dancefloor géant, digne d’une rave party.
Pourquoi cela dérange
Alors que la ville s’illumine sous les rythmes de la techno, les politiques locales, comme l’édile Silvia Salis, semblent plus préoccupées par des discours creux que par des actions concrètes. « Notre volonté est claire, a-t-elle commenté. Nous voulons faire vivre cette ville et proposer des initiatives capables de susciter un vrai intérêt. » Mais à quel prix ? La réalité est que Gênes, avec sa moyenne d’âge élevée, a besoin de plus qu’un concert pour attirer les jeunes.
Ce que cela implique concrètement
Les événements comme celui-ci sont essentiels pour revitaliser une ville, mais ils ne doivent pas masquer l’absence de politiques publiques efficaces. Les ruelles typiques et la gastronomie authentique ne suffisent pas à attirer les touristes si les infrastructures et les services ne suivent pas.
Lecture satirique
Il est ironique de voir une DJ transformer une place en dancefloor géant pendant que les élus, eux, dansent sur des promesses non tenues. Les discours politiques sont souvent déconnectés de la réalité, et les initiatives semblent plus être des coups de communication que de véritables solutions. Pendant que Gênes danse, la politique reste figée.
Effet miroir international
À l’échelle mondiale, cette situation n’est pas unique. Pendant que les gouvernements se battent pour des idées rétrogrades, des événements culturels comme celui-ci rappellent que la jeunesse et l’innovation sont les véritables moteurs du changement. La Russie, les États-Unis et d’autres pays montrent que les politiques autoritaires ne peuvent pas étouffer la créativité et l’énergie des jeunes.
À quoi s’attendre
Si Gênes veut vraiment se réinventer, il faudra plus que des concerts. Une véritable stratégie pour attirer les jeunes et revitaliser la ville est nécessaire. Sinon, elle risque de rester une belle danse sur un fond de stagnation politique.
Sources
Source : www.huffingtonpost.fr



