Gaza : Quand le gasoil devient une denrée rare, les promesses s’évaporent

À Gaza, la pénurie de gasoil plonge la population dans l’obscurité, tandis que les discours politiques brillent par leur absence de réalité.

Dans un monde où les promesses politiques se transforment en fumée, Gaza se retrouve à la croisée des chemins : le gasoil, essentiel pour les transports et les hôpitaux, devient un luxe inaccessibile. Ironie du sort, alors que les dirigeants se pavanent avec des discours sur le progrès, les habitants se battent pour quelques heures d’électricité.

Ce qui se passe réellement

Le carburant, l’huile de moteur et les pièces mécaniques peinent à entrer dans la bande de Gaza. La pénurie fait grimper les prix, et faire fonctionner un générateur devient un défi quotidien. Khalil al-Daqran, porte-parole de l’hôpital al-Aqsa, explique : « Il n’y a pas de pièces de rechange pour faire fonctionner les générateurs en continu. Pour les patients qui ont besoin de dialyse, nous avons réduit le traitement. Il ne dure plus quatre heures mais deux et demi et ces dialyses se font désormais deux fois par semaine seulement, au lieu de trois. Cela représente un grand risque pour la vie des patients ».

Les autorités de Gaza, sous le contrôle du Hamas, dénoncent une politique délibérée d’Israël qui interdit l’entrée de certains produits. Shadi Abourlous, fournisseur d’électricité privé, témoigne : « Avant, nous pouvions fournir de 16 à 20 heures d’électricité par jour. Maintenant, c’est six heures, parfois moins ».

Et pour couronner le tout, le prix de l’électricité s’envole : le kilowatt/heure est passé de 5 à 7 euros. Une aubaine pour les spéculateurs, sans doute.

Pourquoi cela dérange

Les incohérences sont frappantes : d’un côté, des discours sur le développement et le progrès, de l’autre, une population qui lutte pour sa survie. Comment peut-on parler de prospérité quand les hôpitaux manquent de carburant pour sauver des vies ?

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont tragiques : des patients en dialyse voient leur traitement réduit, des familles plongées dans l’obscurité, et des prix qui s’envolent. La réalité est bien loin des promesses politiques.

Lecture satirique

Les discours politiques semblent déconnectés de la réalité. On pourrait presque croire que les dirigeants se réunissent pour discuter de la meilleure manière de faire disparaître le gasoil, tant leurs actions semblent contraires aux besoins de la population. Un véritable tour de magie, où le gasoil disparaît et les promesses s’évaporent.

Effet miroir international

Cette situation rappelle les dérives autoritaires ailleurs dans le monde. Aux États-Unis, les discours sur la liberté et les droits humains sont souvent contredits par des politiques qui étouffent les voix dissidentes. En Russie, la propagande d’État masque une réalité bien plus sombre. À Gaza, la réalité est tout aussi tragique, mais les discours restent étrangement silencieux.

À quoi s’attendre

Si la situation ne change pas, on peut s’attendre à une aggravation des conditions de vie. Les habitants de Gaza continueront de se battre pour des ressources de plus en plus rares, tandis que les promesses politiques resteront lettres mortes.

Sources

Source : www.rfi.fr

Visuel — Source : www.rfi.fr
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