Gaz à l’arrêt : quand le mépris des autorités fait exploser la pression
Les distributeurs de gaz liquéfié au Maroc suspendent leur activité pendant 48 heures, révélant un mépris flagrant des autorités face à des revendications légitimes. Une situation explosive qui pourrait bien faire des étincelles.
Table Of Content
Dans un pays où le gaz est aussi essentiel que l’air que l’on respire, l’Association professionnelle des distributeurs de gaz liquéfié en gros a décidé de faire entendre sa voix… en coupant le robinet. Les 21 et 22 avril 2026, les distributeurs mettront un terme à la distribution, dénonçant le «mépris des autorités» face à leurs revendications. Une belle manière de dire : «Si vous ne nous écoutez pas, vous n’aurez pas de gaz.»
Ce qui se passe réellement
Le président de l’association, Mohamed Benjelloun, a exprimé son exaspération à Yabiladi, déclarant que les professionnels n’ont reçu «aucune réponse notable» des autorités, malgré une situation de plus en plus critique. Les coûts d’exploitation, eux, continuent de grimper, tandis que la marge bénéficiaire reste figée depuis 2016. Une belle performance pour un secteur en crise !
Les répercussions du conflit au Moyen-Orient n’ont fait qu’aggraver la situation, plongeant les distributeurs dans une «situation intenable». Et pendant ce temps, les autorités semblent jouer à cache-cache avec les revendications, laissant les professionnels dans l’attente de promesses qui ne se concrétisent jamais.
Pourquoi cela dérange
La décision d’arrêter la distribution n’est pas anodine. Elle est le résultat d’un dialogue rompu, où les distributeurs ont épuisé toutes les voies de communication. Plus de 20 lettres envoyées aux autorités, et que des promesses en retour. On pourrait presque croire que le gouvernement a un doctorat en promesses non tenues.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette suspension sont claires : les citoyens pourraient se retrouver sans gaz, une situation qui pourrait rapidement devenir explosive. Les portes des entrepôts resteront ouvertes, mais pour combien de temps ? Si les autorités continuent de faire la sourde oreille, la suspension pourrait bien se prolonger.
Lecture satirique
Le discours politique est un véritable numéro de jonglage : d’un côté, on promet de soutenir les professionnels, de l’autre, on les laisse dans l’angoisse. Une belle contradiction qui rappelle que parfois, les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Les autorités semblent plus préoccupées par leur image que par la réalité des distributeurs, qui peinent à joindre les deux bouts.
Effet miroir international
Dans un monde où les politiques autoritaires fleurissent, on pourrait presque croire que les dirigeants marocains s’inspirent de leurs homologues. Entre promesses creuses et mépris des revendications, la situation rappelle les dérives observées ailleurs, que ce soit aux États-Unis ou en Russie. La recette est la même : ignorer les problèmes jusqu’à ce qu’ils deviennent ingérables.
À quoi s’attendre
Si la situation actuelle perdure, il est fort probable que les distributeurs de gaz soient contraints de prolonger leur mouvement. Les autorités devront-elles enfin se réveiller, ou continueront-elles à jouer les sourds ? Une chose est sûre : la pression monte, et le gaz pourrait bien devenir la prochaine victime de l’indifférence politique.



