Gabon : Quand la liberté d’expression se prend des vacances indéfinies

Depuis le 17 février, les Gabonais ont découvert une nouvelle forme de silence : la suspension des réseaux sociaux. Une décision qui, à première vue, semble être une tentative de contrôle, mais qui, en réalité, est un chef-d’œuvre d’inefficacité bureaucratique.

La Haute Autorité de la communication (HAC) a décidé de couper les réseaux sociaux, et ce, pour une durée indéterminée. Une décision qui, comme un mauvais film d’horreur, menace de s’éterniser. Les procédures judiciaires engagées pour contester cette mesure n’ont pas, pour l’instant, permis de rétablir l’accès aux plateformes. Le parti de l’opposant Alain-Claude Bilie-By-Nze, ancien candidat à l’élection présidentielle, a déposé plainte, arguant que cette coupure est une atteinte à la liberté d’expression. Mais, surprise ! Le tribunal de Libreville a jugé qu’il n’était pas compétent pour trancher le litige. Qui aurait cru que la justice pouvait être si… compétente dans son incompétence ?

Ce qui se passe réellement

La suspension des réseaux sociaux au Gabon, en vigueur depuis le 17 février, menace de s’éterniser. Les procédures judiciaires engagées contre la décision de la HAC n’ont pas, pour le moment, permis de rétablir l’accès aux plateformes. Le parti de l’opposant Alain-Claude Bilie-By-Nze, ancien candidat à l’élection présidentielle, avait déposé plainte contre ce qu’il considère comme une atteinte à la liberté d’expression. Mais, lundi 16 mars, le tribunal de Libreville s’est déclaré incompétent pour trancher le litige.

« Nous allons faire appel car cette mesure prise par la HAC pour une durée indéterminée est une atteinte grave aux libertés fondamentales », explique Alain-Claude Bilie-By-Nze. Mercredi 11 mars, une autre requête pour « inconstitutionnalité », portée cette fois devant la Cour constitutionnelle par quatre citoyens gabonais, avait été jugée « irrecevable ».

Pourquoi cela dérange

Cette situation met en lumière l’absurdité d’une décision qui, sous couvert de sécurité, étouffe la voix des citoyens. Les réseaux sociaux, ces plateformes de libre expression, sont désormais des zones de non-droit. Pendant ce temps, les autorités semblent se réjouir de cette coupure, comme si elles avaient enfin trouvé le moyen de faire taire les critiques. Mais qui a besoin de critiques quand on peut simplement couper le son ?

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont directes : TikTok et Facebook, les deux réseaux sociaux les plus utilisés, sont coupés depuis un mois. WhatsApp fonctionne par intermittence, laissant les Gabonais dans l’incertitude et la frustration. Les citoyens se retrouvent privés d’un outil essentiel pour s’informer et s’organiser, tandis que les autorités continuent de jouer à cache-cache avec la démocratie.

Lecture satirique

Il est ironique de constater que, dans un pays où la liberté d’expression est censée être un droit fondamental, les décisions politiques semblent être prises dans un bureau obscur, loin des préoccupations des citoyens. La HAC, en prenant cette mesure, ne fait que démontrer son incapacité à gérer les critiques. Au lieu de répondre aux préoccupations des Gabonais, elle choisit de les faire taire. Une belle démonstration de la déconnexion entre le discours politique et la réalité.

Effet miroir international

Cette situation rappelle étrangement les dérives autoritaires observées ailleurs dans le monde, que ce soit aux États-Unis ou en Russie. Dans ces pays, la liberté d’expression est également mise à mal par des décisions politiques qui semblent plus préoccupées par le contrôle que par la démocratie. Mais qui aurait cru que le Gabon pourrait devenir un acteur de ce triste théâtre international ?

À quoi s’attendre

Si la tendance actuelle se poursuit, il est à craindre que la coupure des réseaux sociaux devienne la nouvelle norme au Gabon. Les citoyens devront s’armer de patience et de créativité pour trouver des moyens de s’exprimer, tandis que les autorités continueront de jouer les chefs d’orchestre d’une symphonie de silence.

Sources

Source : www.lemonde.fr

Visuel — Source : www.lemonde.fr
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