Gabon : Quand la liberté d’expression est mise en veille prolongée
Depuis le 17 février, le Gabon s’est transformé en un vaste terrain de jeu pour les autorités, qui ont décidé de couper les réseaux sociaux. Une décision qui, comme par magie, semble éternelle.
Table Of Content
Dans un pays où la liberté d’expression devrait être un droit fondamental, la Haute Autorité de la communication (HAC) a décidé de faire le ménage numérique. Les réseaux sociaux, ces espaces de liberté et de débat, ont été suspendus, laissant les Gabonais dans un silence assourdissant. Le parti de l’opposant Alain-Claude Bilie-By-Nze, ancien candidat à l’élection présidentielle, a tenté de faire entendre sa voix en déposant une plainte. Mais, surprise ! Le tribunal de Libreville a jugé qu’il n’était pas compétent pour trancher le litige. Une belle manière de dire que la justice est en congé.
Ce qui se passe réellement
La suspension des réseaux sociaux, en vigueur depuis le 17 février, menace de s’éterniser. Les procédures judiciaires engagées contre cette décision n’ont pas permis de rétablir l’accès aux plateformes. Alain-Claude Bilie-By-Nze, le héros de cette histoire, a déclaré : « Nous allons faire appel car cette mesure prise par la HAC pour une durée indéterminée est une atteinte grave aux libertés fondamentales ». En attendant, TikTok et Facebook sont coupés, tandis que WhatsApp fonctionne de manière aléatoire, comme un vieux moteur de voiture qui tousse.
Pourquoi cela dérange
La situation actuelle met en lumière une incohérence flagrante : d’un côté, on prône la démocratie et les droits humains, de l’autre, on coupe les voix qui pourraient critiquer le pouvoir. C’est un peu comme si un chef cuisinier interdisait les critiques sur ses plats tout en prétendant être le meilleur cuisinier du monde.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont directes : un peuple privé de ses outils de communication, un débat public étouffé et une démocratie qui s’éteint lentement. Les Gabonais se retrouvent à jongler avec des informations incomplètes, comme des acrobates sur un fil tendu au-dessus d’un précipice.
Lecture satirique
Le discours politique, lui, reste déconnecté de la réalité. Les promesses de liberté et de démocratie se heurtent à la dure réalité d’une censure omniprésente. On pourrait presque croire que la HAC a décidé de faire un stage intensif dans l’art de la contradiction.
Effet miroir international
Cette situation n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires ailleurs dans le monde. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les gouvernements semblent avoir un talent particulier pour museler les voix dissidentes tout en se drapant dans le manteau de la démocratie. Une belle ironie, n’est-ce pas ?
À quoi s’attendre
Si la tendance actuelle se poursuit, on peut s’attendre à une aggravation de la situation. Les Gabonais pourraient bien se retrouver dans un futur où la liberté d’expression ne sera qu’un lointain souvenir, un peu comme un vieux film qu’on ne regarde plus.


