Frontex : Quand la chasse aux migrants devient un sport d’équipe

34 000 morts en Méditerranée, et pourtant, certains continuent de jouer les héros de la « protection des frontières ».

Dans un monde où les droits humains semblent être devenus des options à la carte, la plainte déposée contre Fabrice Leggeri, ex-patron de Frontex, est un petit rayon de lumière dans la noirceur des politiques migratoires européennes. Maître Kamel Daoud, avocat de la Ligue des droits de l’homme (LDH), ne cache pas son enthousiasme : « Cela montre qu’il ne faut jamais baisser les bras et que la pugnacité des associations doit être saluée. » Mais qu’en est-il des promesses de sécurité et de protection des vies humaines ?

Ce qui se passe réellement

Après deux ans de procédures, la cour d’appel de Paris a décidé qu’il y avait « lieu à informer sur les faits tels qu’ils résultent de la plainte » contre Leggeri, qui a dirigé Frontex de 2015 à 2022. La plainte vise des actes de refoulement, de détention arbitraire et même de torture, orchestrés par les garde-côtes grecs, sous l’œil complice de Frontex. En effet, l’agence a collaboré étroitement avec les garde-côtes libyens, leur fournissant même les coordonnées des bateaux d’exilés, comme un GPS humain pour les renvoyer dans un pays en guerre.

34000 morts en Méditerranée depuis 2014

La Méditerranée, ce grand cimetière, a vu 34 000 âmes disparaître depuis 2014. Des chiffres qui, bien que tragiques, semblent à peine effleurer la conscience des décideurs. La mort du petit Aylan Kurdi, retrouvé noyé en 2015, est devenue le symbole d’une tragédie que l’Europe préfère ignorer. Au lieu de cela, Frontex a mis en place une politique de « protection » qui ressemble davantage à une chasse aux sorcières qu’à une véritable défense des droits humains.

La responsabilité des donneurs d’ordres

Leggeri, selon son avocat, aurait « eu conscience que tout cela était, a minima, irrégulier ». Mais qui est vraiment responsable ? Les politiques qui ont impulsé ces pratiques, ou ceux qui les exécutent ? L’enquête qui s’ouvre pourrait bien poser cette question cruciale, mais on peut douter que les réponses soient à la hauteur des enjeux.

Pourquoi cela dérange

Ce qui est dérangeant, c’est l’absurdité de la situation : d’un côté, des promesses de sécurité et de protection, de l’autre, une politique qui mène à la mort de milliers de personnes. Les incohérences sont criantes, et pourtant, les responsables semblent plus préoccupés par leur image que par les vies humaines.

Ce que cela implique concrètement

La désignation d’un juge d’instruction pourrait ouvrir la voie à une enquête sur les pratiques de Frontex. Mais que se passera-t-il si les responsables sont finalement blanchis ? Cela enverrait un message désastreux : que les politiques de chasse aux migrants peuvent continuer sans aucune conséquence.

Lecture satirique

Ah, la belle Europe, gardienne des droits humains ! Pendant que les dirigeants se pavanent sur la scène internationale, les vérités dérangeantes sont étouffées. Les promesses de protection des frontières se transforment en un jeu de cache-cache mortel. Qui a dit que la bureaucratie ne pouvait pas être meurtrière ?

Effet miroir international

En regardant au-delà des frontières, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec les politiques autoritaires en vigueur ailleurs, que ce soit aux États-Unis ou en Russie. Dans ces pays, la déshumanisation des migrants est devenue une norme, tout comme en Europe. La question est : jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour préserver une illusion de sécurité ?

À quoi s’attendre

Les prochaines semaines seront cruciales. L’enquête pourrait-elle réellement remettre en question les pratiques de Frontex ? Ou assisterons-nous à un nouveau cirque médiatique où les vérités sont soigneusement évitées ? La réponse reste à voir, mais une chose est certaine : il est temps de ne rien lâcher face à l’extrême droite et à ses complices.

Sources

Source : www.humanite.fr

Visuel — Source : www.humanite.fr
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