« On a forcément un peu peur », confie Raphaëlle Primet. Dans la matinée du mercredi 15 avril 2026, si la météo est suffisamment clémente, cette élue au Conseil de Paris, co-présidente du groupe communiste au sein de l’assemblée de la capitale, partira de Barcelone sur l’un des plus de 70 bateaux qui composent la nouvelle flottille pour Gaza, la plus grande jamais organisée. Cette envergure inédite est mise au service d’un objectif inchangé : passer symboliquement le blocus de l’armée israélienne autour de l’enclave palestinienne et débarquer sur les côtes gazaouies.

« Ramener de l’aide humanitaire et pour briser un certain silence qui s’installe »

La conseillère de Paris, réélue pour un troisième mandat lors des municipales en mars, ouvre un nouveau chapitre de son engagement de longue pour le peuple palestinien en rejoignant cette opération. Le mouvement des flottilles a été lancé en 2008 mais sa couverture médiatique s’est amplifiée à partir de 2024 du fait de la participation de personnalités comme la militante écologiste Greta Thunberg, l’eurodéputée LFI Rima Hassan ou encore l’actrice Adèle Haenel.

« Cette nouvelle flottille, elle est nécessaire pour ramener de l’aide humanitaire et pour briser un certain silence qui s’installe », dans le contexte d’un « faux cessez-le-feu » entré en vigueur le 10 octobre et des guerres en Iran et au Liban, explique Raphaëlle Primet, « ça permet aussi de mobiliser dans chacun de nos pays, parce qu’on est environ 80 nationalités représentées, et de dire à nos gouvernements : ‘Mais qu’est-ce que vous faites ?’».

Selon des chiffres des Nations Unies publiés en février, plus de 600 Palestiniens ont été tués par l’armée israélienne depuis le début de la trêve et 1600 blessés. Un bilan qui s’ajoute aux plus de 70 000 tués, dans une majorité de civils, dans l’enclave depuis le début de la guerre, selon des chiffres du ministère de la Santé de Gaza contrôlé par le Hamas, corroborés par plusieurs études indépendantes.

« Arrêtez de donner un blanc-seing à Israël »

Parmi les demandes adressées spécifiquement au gouvernement français, Raphaëlle Primet évoque l’interdiction pour les entreprises françaises de vendre des armes à Israël, la remise en question des accords européens d’association avec l’État hébreu, ainsi qu’une action concrète pour permettre aux ONG de rentrer à nouveau dans la bande de Gaza et pour lutter contre la colonisation de la Cisjordanie. « En clair, arrêtez de donner un blanc-seing à Israël, qui plus est vu ce qui est fait au Liban où l’armée israélienne utilise la même méthode qu’à Gaza, alors qu’il y a des liens vraiment particuliers et historiques entre le Liban et la France », souligne-t-elle.

Une fois partie avec cinq autres personnes sur le voilier baptisé Le Mystère-Iqrit, en hommage à un village de Palestine devenu israélien dans le cadre du plan du plan de partition onusien de 1947, l’élue dit avoir « l’espoir » de parvenir jusqu’à Gaza. Elle avoue toutefois qu’elle considère plus probable un arraisonnement et une arrestation par l’armée israélienne, comme ce fut le cas pour les précédentes flottilles, la dernière ayant par ailleurs été attaquée à coups de fusées éclairantes explosives et des grenades assourdissantes. Un épisode qui a rappelé l’attaque de drone israélien qui avait tué neuf personnes embarquées sur l’un des bateaux d’une précédente flottille en 2010.

« L’idée, ce n’est pas d’aller au casse-pipe, ce n’est pas d’être des martyrs ou des fous furieux qui veulent aller à la mort. On y va vraiment pour amener cette aide jusqu’à Gaza », souligne l’élue. Pour autant, les violences corporelles infligées par des soldats israéliens, dont ont fait état d’anciens participants aux flottilles ne peuvent que susciter l’inquiétude. « J’appréhende les violences, les interrogatoires », confie-t-elle, rappelant toutefois que selon de nombreux témoignages, les Européens sont « en général mieux traités que les autres ».

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Flottille pour Gaza : Courage ou naïveté ?

Raphaëlle Primet s’apprête à défier le blocus israélien avec plus de 70 bateaux—mais à quel prix ?

Dans un monde où les politiques se contentent souvent de gestes symboliques, Raphaëlle Primet, élue au Conseil de Paris, semble vouloir surpasser le classique discours politiquement correct. Mercredi 15 avril 2026, elle embarquera de Barcelone pour rejoindre la plus grande flottille à destination de Gaza, s’apparentant à un acte de bravoure ou d’inconscience. Car, comme elle le dit, « on a forcément un peu peur ». Qui n’aurait pas peur de se frotter à l’armée israélienne ?

Ce qui se passe réellement

Cette flottille n’est pas un simple touriste le long des côtes de la Méditerranée. C’est un acte symbolique dont l’objectif est de briser le blocus israélien qui maintient les Gazaouis dans une situation de désespoir abject. Avec plus de 80 nationalités représentées, Primet espère mobiliser l’opinion mondiale : « Mais qu’est-ce que vous faites ? » demande-t-elle à nos gouvernements, comme si une petite croisière pouvait les faire réagir. Peut-être que les députés adorent s’agenouiller, mais cela semble bien faible face aux balles.

Pourquoi cela dérange

L’Ukraine est aujourd’hui le cœur de l’attention internationale, mais Gaza ? Un faux cessez-le-feu et des guerres en Iran, Liban… Que reste-t-il dans l’agenda politique à part un silence assourdissant ? Raphaëlle Primet réclame l’interdiction des ventes d’armes à Israël—demandes qui sonnent comme un bruit de cloche sur les oreilles des dirigeants français. « Arrêtez de donner un blanc-seing à Israël ! », clame-t-elle. Si cela pouvait être vrai, on lui donnerait presque le bon Dieu sans confession.

Ce que cela implique concrètement

Alors, qu’est-ce qui se passe vraiment ? Des chiffres des Nations Unies publiés en février font froid dans le dos : plus de 600 Palestiniens tués depuis le début de la trêve, s’ajoutant aux 70 000 déjà morts. La réalité est là, frappante et glaçante. Mais est-ce que cela va vraiment changer quelque chose? Les protestations par bateau vont-elles faire trembler les murs de Tel-Aviv ?

Lecture satirique

Il est fascinant de voir à quel point l’optimisme politique l’emporte sur la logique. Au lieu de chercher des solutions réelles, on voit des députés s’illuminant sous les projecteurs, comme si le simple fait d’être sur un bateau allait mettre fin à 75 ans de conflit. Plus de peur de l’arrestation que d’un plan réaliste pour la paix ! C’est un peu comme trouver un band-aid pour une hémorragie de coup de feu. Bravo !

Effet miroir international

La flottille nous renvoie à d’autres dérives autoritaires. Les États-Unis qui financent des régimes oppressifs ? Oui, mais au moins ils le font avec du style ! On pourrait presque croire que les Européens se donnent bonne conscience en sauvant la planète, tout en fermant les yeux sur leurs ventes d’armes. Un parallèle affligeant s’installe.

À quoi s’attendre

Qui sait ce qui arrivera ? Primet pourrait être arrêtée pour avoir bravé le blocus, mais cette flottille pourrait bien s’avérer être un coup d’épée dans l’eau, tout en attirant l’attention sur un conflit oublié. Un acte héroïque ou une fuite en avant ? Chacun choisira son camp dans ce drame maritime.

Sources

Source : actu.fr

J'appréhende les violences, les interrogatoires
Visuel — Source : actu.fr
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