Pas d’urgence, donc pas de suspension. Le fipronil reste autorisé. Le tribunal administratif a rejeté la requête en référé déposée par l’association Ensemble pour la planète (EPLP), qui demandait la suspension immédiate de l’arrêté du 18 février autorisant un produit phytopharmaceutique contenant du fipronil.
Table Of Content
- Un dispositif à l’ampleur limitée
- Des déchets « insuffisamment encadrés »
- Ce qui se passe réellement
- Un dispositif à l’ampleur limitée
- Des déchets « insuffisamment encadrés »
- Pourquoi cela dérange
- Ce que cela implique concrètement
- Lecture satirique
- Effet miroir international
- À quoi s’attendre
- Sources
Dans son ordonnance rendue vendredi 27 mars, le juge des référés estime que la condition « d’urgence » n’est pas remplie. Or, dans ce type de procédure, s’il n’y a pas d’urgence caractérisée, il n’y a pas lieu de suspendre une décision. EPLP mettait en avant des risques immédiats pour l’environnement, sur un territoire jugé particulièrement vulnérable, ainsi que l’interdiction du fipronil à usage agricole au sein de l’Union européenne.
Un dispositif à l’ampleur limitée
Mais le tribunal a considéré que l’association « se borne » à évoquer de manière générale les effets nocifs du produit, sans parvenir à démontrer une atteinte grave et immédiate. Le juge a également retenu que l’usage de la molécule est encadré, le produit étant intégré dans des pièges, limitant ainsi le contact avec le sol et le risque de ruissellement, même si des insectes contaminés sont susceptibles de s’en échapper.
Autre élément retenu par le tribunal, son ampleur limitée. Le dispositif ne concerne en effet que 0,1 % du territoire, avec 9,8 kg importés entre 2021 et 2024.
L’association ne cache pas sa déception. « On ne sait pas trop quoi en penser, avait réagi sa présidente, Martine Cornaille, à l’issue de l’audience. On a essayé de défendre notre point de vue, qui est légitime au regard des connaissances scientifiques. » Mais la décision rendue vendredi ne porte pas sur le fond du dossier. Le tribunal administratif, saisi en référé, ne statue que sur l’urgence. Le juge n’a donc pas examiné les arguments de fond avancés par EPLP, notamment sur le principe de précaution, ni sur la toxicité du produit ou les conditions de son autorisation.
Des déchets « insuffisamment encadrés »
Car sur le fond, EPLP tient ferme sur sa position. « Les produits chimiques de synthèse en agriculture ne sont pas une solution. C’est une impasse », martèle Martine Cornaille, qui évoque le précédent du chlordécone aux Antilles. EPLP appelle à un changement de modèle. « Le réflexe est toujours le même : pesticide. Il faut sortir de ça et aller vers des pratiques agroécologiques, du piégeage mécanique, sans poison. » L’association critique par ailleurs la gestion des déchets issus de ces produits, pointant une filière jugée « insuffisamment encadrée ».
Le bras de fer engagé par EPLP n’est toutefois pas terminé. Martine Cornaille a d’ores et déjà annoncé faire appel devant le Conseil d’État. Et une requête au fond, visant à faire annuler l’arrêté, est toujours en cours d’instruction. Le tribunal devra donc, dans un second temps, se prononcer sur le fond du dossier et dire si l’autorisation du fipronil est légalement justifiée.
Fipronil : Quand le tribunal joue à l’autruche
Pas d’urgence, donc pas de suspension. Le fipronil reste autorisé, malgré les alertes sanitaires. Qui a dit que la justice était aveugle ?
Ce qui se passe réellement
Le tribunal administratif a décidé, dans une ordonnance rendue le 27 mars, que la condition « d’urgence » n’était pas remplie pour suspendre l’arrêté du 18 février autorisant l’utilisation du fipronil, un insecticide controversé. L’association Ensemble pour la planète (EPLP) avait pourtant mis en avant des risques environnementaux sur un territoire jugé vulnérable, ainsi que l’interdiction de ce produit au sein de l’Union européenne. Mais le juge a tranché : pas d’urgence, pas de problème.
Un dispositif à l’ampleur limitée
Le tribunal a jugé que l’association « se borne » à évoquer les effets nocifs du produit sans prouver une atteinte grave et immédiate. Le fipronil serait, selon le juge, « encadré » et utilisé dans des pièges, limitant ainsi le contact avec le sol. En effet, ce dispositif ne concerne que 0,1 % du territoire, avec 9,8 kg importés entre 2021 et 2024. Une goutte d’eau dans l’océan, n’est-ce pas ?
L’association, déçue, a exprimé son incompréhension. Sa présidente, Martine Cornaille, a déclaré : « On a essayé de défendre notre point de vue, qui est légitime au regard des connaissances scientifiques. » Mais le tribunal ne s’est pas penché sur le fond du dossier, se contentant d’évaluer l’urgence.
Des déchets « insuffisamment encadrés »
EPLP reste ferme sur sa position : « Les produits chimiques de synthèse en agriculture ne sont pas une solution. C’est une impasse. » Martine Cornaille évoque le précédent du chlordécone aux Antilles, appelant à un changement de modèle vers des pratiques agroécologiques. Elle critique également la gestion des déchets issus de ces produits, jugée « insuffisamment encadrée ».
Le bras de fer n’est pas terminé : EPLP a annoncé faire appel devant le Conseil d’État, et une requête visant à annuler l’arrêté est toujours en cours d’instruction. Le tribunal devra donc se prononcer sur le fond du dossier.
Pourquoi cela dérange
Cette décision soulève des questions sur la capacité de la justice à protéger l’environnement face à des intérêts économiques. En quoi le fipronil, déjà interdit ailleurs, pourrait-il être considéré comme inoffensif ici ? La contradiction entre les alertes scientifiques et la décision judiciaire est frappante.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont claires : l’autorisation du fipronil pourrait avoir des effets dévastateurs sur un écosystème déjà fragile. Les promesses de protection de l’environnement semblent s’évanouir face à la réalité des décisions administratives.
Lecture satirique
Ironiquement, cette situation rappelle les discours politiques où l’urgence climatique est souvent évoquée, mais rarement traduite en actions concrètes. Les promesses de changement se heurtent à la réalité des décisions qui, comme un mauvais film, se répètent sans véritable intrigue.
Effet miroir international
Si l’on regarde au-delà des frontières, des politiques similaires se dessinent ailleurs, notamment aux États-Unis et en Russie, où les intérêts économiques semblent primer sur la santé publique et l’environnement. Une tendance inquiétante qui mérite d’être dénoncée.
À quoi s’attendre
Les prochaines étapes s’annoncent délicates. Avec un appel en cours et une requête sur le fond, le sort du fipronil pourrait encore changer. Mais, au vu des décisions précédentes, il est légitime de s’interroger sur la volonté réelle de protéger notre environnement.
Sources




