FIFA : l’étonnante indulgence envers Israël

En 2022, la Russie a été suspendue en un éclair après l’invasion de l’Ukraine, tandis qu’Israël bénéficie d’un traitement de faveur. La FIFA, sous l’égide de Gianni Infantino, semble avoir un ami dans la tourmente.

En 2022, après l’invasion de l’Ukraine, il n’a fallu que quatre jours pour que la Russie soit suspendue des compétitions sportives. Malgré les appels à la suspension d’Israël, les fédérations internationales n’ont cette fois pas bougé, illustrant un soutien tacite de la part de la FIFA, dont le président Gianni Infantino a joué un rôle dans les accords d’Abraham en 2020.

« C’est un ami d’Israël. Son élection va rendre désormais très difficile pour qui que ce soit d’imposer des sanctions au football israélien. » Dès l’élection de Gianni Infantino à la tête de la Fédération internationale de football (FIFA), le 26 février 2016, plusieurs responsables du football de l’État hébreu se sont réjouis. À commencer par Avi Luzon, ancien président de la fédération israélienne, qui a déclaré : « C’est un excellent choix du point de vue d’Israël. Il a toujours aidé le football israélien lorsque je le lui ai demandé. »

Marié à la Libanaise Leena Al Ashqar, Infantino a des liens personnels forts avec le Moyen-Orient, notamment avec les monarchies du Golfe. Sa proximité avec l’Arabie saoudite et le Qatar, où il a établi sa résidence, le place en position de force dans la politique régionale, sans autre rôle que celui de président du football mondial.

Ce qui se passe réellement

Se défendant de politiser le « Beautiful Game », Infantino est pourtant le premier dirigeant footballistique à être invité à chaque sommet du G20. Proche de chefs d’État comme Donald Trump et Vladimir Poutine, il a exclu la Russie de toutes les compétitions footballistiques quatre jours après l’invasion de l’Ukraine, affirmant que « le football affiche sa totale unité et se veut pleinement solidaire de toutes les personnes touchées en Ukraine. »

Cette décision rapide a été motivée par la pression de plus de quarante fédérations nationales menaçant de boycotter les matchs si aucune sanction n’était prise. En revanche, la suspension d’Israël, demandée par la fédération palestinienne, est restée lettre morte, illustrant une inaction complice des autres fédérations.

Pourquoi cela dérange

La FIFA, qui se repose sur les fédérations qui votent pour elle, a choisi de ne pas agir contre Israël. Constant Omari, ancien vice-président de la FIFA, souligne : « Si les fédérations ne disent rien, pourquoi faire quelque chose ? » Cette logique cynique met en lumière l’hypocrisie de la FIFA, qui semble plus préoccupée par ses relations diplomatiques que par l’éthique sportive.

Ce que cela implique concrètement

Alors qu’Israël n’a jamais été une puissance footballistique, son influence dans les coulisses est indéniable, avec des personnalités comme Pini Zahavi, agent de joueurs, jouant un rôle clé. La FIFA, en choisissant de ne pas suspendre Israël, envoie un message clair : les intérêts politiques priment sur les valeurs sportives.

Lecture satirique

Dans un monde où le football est censé unir, la FIFA semble jouer à un jeu de chaises musicales, où les puissants restent debout et les plus faibles sont laissés de côté. Infantino, en ami fidèle d’Israël, prouve que les promesses de justice et d’équité ne sont que des mots vides, tandis que les véritables enjeux sont soigneusement évités.

Effet miroir international

Cette situation rappelle les dérives autoritaires de certains régimes, où les alliances politiques prennent le pas sur les droits humains. La FIFA, en choisissant de fermer les yeux sur les abus, s’aligne sur des pratiques que l’on pourrait qualifier de complicité.

À quoi s’attendre

Si la tendance actuelle se poursuit, on peut s’attendre à une FIFA de plus en plus déconnectée des réalités, où les décisions seront dictées par des intérêts politiques plutôt que par l’intégrité du sport. La question demeure : jusqu’où ira cette indulgence ?

Sources

Source : journal-labreche.fr

Visuel — Source : journal-labreche.fr
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