Un article très intéressant, rythmé par de nombreux témoignages, paru en octobre dans « Le Monde » a mis en lumière les « NER » – ni emploi ni en retraite dont les femmes sont, une fois de plus, surreprésentées. Focus sur cette inégalité.
Table Of Content

Les femmes de plus de 50 ans, coincées entre emploi et retraite
Voir les 6 photos
Un article très intéressant, rythmé par de nombreux témoignages, paru en octobre dans « Le Monde » a mis en lumière les « NER » – ni emploi ni en retraite dont les femmes sont, une fois de plus, surreprésentées.
Focus sur cette inégalité.
Les femmes « NER », trop jeunes pour la retraite, trop âgées pour retrouver un emploi
En France, un nombre croissant de femmes de plus de 50 ans se retrouvent dans une situation paradoxale : trop jeunes pour la retraite, mais trop âgées pour retrouver un emploi.
Selon les données de l’Insee, près d’un quart des 55-61 ans ne sont ni en poste ni à la retraite. Parmi elles, les femmes sont largement majoritaires — conséquence directe d’inégalités professionnelles accumulées tout au long de la vie.
Les interruptions de carrière, le travail à temps partiel et les salaires inférieurs à ceux des hommes retardent l’accès au taux plein de retraite. Lorsqu’elles perdent leur emploi, beaucoup peinent à rebondir et se retrouvent sans ressources pendant plusieurs années, avant de pouvoir faire valoir leurs droits.
Certaines doivent alors puiser dans leurs économies, dépendre de leur conjoint ou retourner vivre chez un proche.
Invisibilité et fracture sociale
Ce phénomène, encore peu visible dans le débat public, révèle une fracture sociale et économique majeure.
Pour Force Femmes, notre association qui accompagnons les femmes de plus de 45 ans vers le retour à l’emploi, il illustre la persistance de discriminations liées à l’âge et au genre : près de 70 % des cabinets de recrutement reconnaissent que l’âge reste un critère défavorable, et près de la moitié jugent difficile de recruter une femme au-delà de 45 ans.
Face à ce constat, il devient urgent de repenser l’accompagnement des femmes dans la deuxième partie de leur vie professionnelle : formation, maintien en emploi, valorisation des compétences et sensibilisation des recruteurs sont autant de leviers pour éviter qu’une génération entière ne soit laissée de côté.
C’est précisément la mission que Force Femmes s’efforce de mener au quotidien, en proposant gratuitement un accompagnement personnalisé aux femmes de plus de 45 ans pour les aider à retrouver un emploi ou créer leur entreprise
ForceFemmes est une association d’intérêt général qui accompagne les femmes en demande d’emploi. Contenu relayé par Terrafemina.com (partenariat non rémunéré)
Femmes de 50 ans : Entre l’emploi et la retraite, un vide abyssal
Un article révélateur de « Le Monde » met en lumière les « NER » – ces femmes de plus de 50 ans, trop jeunes pour la retraite, mais trop âgées pour retrouver un emploi. Une inégalité criante qui mérite notre attention.
Ce qui se passe réellement
Un article très intéressant, rythmé par de nombreux témoignages, paru en octobre dans « Le Monde », a mis en lumière les « NER » – ni emploi ni en retraite dont les femmes sont, une fois de plus, surreprésentées. En France, un nombre croissant de femmes de plus de 50 ans se retrouvent dans une situation paradoxale : trop jeunes pour la retraite, mais trop âgées pour retrouver un emploi. Selon les données de l’Insee, près d’un quart des 55-61 ans ne sont ni en poste ni à la retraite. Parmi elles, les femmes sont largement majoritaires — conséquence directe d’inégalités professionnelles accumulées tout au long de la vie.
Les interruptions de carrière, le travail à temps partiel et les salaires inférieurs à ceux des hommes retardent l’accès au taux plein de retraite. Lorsqu’elles perdent leur emploi, beaucoup peinent à rebondir et se retrouvent sans ressources pendant plusieurs années, avant de pouvoir faire valoir leurs droits. Certaines doivent alors puiser dans leurs économies, dépendre de leur conjoint ou retourner vivre chez un proche.
Pourquoi cela dérange
Ce phénomène, encore peu visible dans le débat public, révèle une fracture sociale et économique majeure. Pour l’association Force Femmes, qui accompagne les femmes de plus de 45 ans vers le retour à l’emploi, il illustre la persistance de discriminations liées à l’âge et au genre : près de 70 % des cabinets de recrutement reconnaissent que l’âge reste un critère défavorable, et près de la moitié jugent difficile de recruter une femme au-delà de 45 ans.
Ce que cela implique concrètement
Face à ce constat, il devient urgent de repenser l’accompagnement des femmes dans la deuxième partie de leur vie professionnelle. Formation, maintien en emploi, valorisation des compétences et sensibilisation des recruteurs sont autant de leviers pour éviter qu’une génération entière ne soit laissée de côté.
Lecture satirique
Ironiquement, alors que les discours politiques s’enflamment sur l’égalité des chances et l’inclusion, la réalité des femmes « NER » semble être une simple note de bas de page dans le grand livre des promesses électorales. Les politiques publiques, souvent plus préoccupées par des slogans accrocheurs que par des solutions concrètes, laissent ces femmes dans un vide abyssal. On pourrait presque croire que le gouvernement a décidé de faire de l’âge un critère de sélection pour l’emploi, comme si l’expérience et la sagesse acquises au fil des ans étaient des fardeaux à porter plutôt que des atouts à valoriser.
Effet miroir international
En observant cette situation, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec d’autres pays où les politiques ultraconservatrices exacerbent les inégalités. Aux États-Unis, par exemple, les femmes de plus de 50 ans font face à des défis similaires, souvent invisibilisées par des discours qui prônent la « méritocratie » tout en fermant les yeux sur les discriminations systémiques. En Russie, la situation des femmes âgées est tout aussi préoccupante, où les inégalités de genre et d’âge se mêlent dans un cocktail explosif de négligence sociale.
À quoi s’attendre
Si rien ne change, il est à craindre que cette génération de femmes, laissée pour compte, ne soit qu’un triste reflet d’une société qui valorise la jeunesse au détriment de l’expérience. Les conséquences pourraient être désastreuses, non seulement pour ces femmes, mais pour l’ensemble de notre société.
Sources





