Faso Mêbo : Quand la Mobilisation Citoyenne Rime avec Inégalités Régionales
241 millions de FCFA collectés pour « Faso Mêbo », mais certaines régions semblent avoir oublié de sortir leur portefeuille.
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Le ministère de l’Économie et des Finances a récemment dévoilé le bilan des contributions au fonds « Faso Mêbo », atteignant un total de 241 894 354 FCFA. Une somme qui pourrait faire rêver, mais qui révèle aussi un tableau régional pour le moins… inégal. En effet, la région du Kadiogo, avec ses 46 millions, semble avoir pris le rôle du bon élève, tandis que d’autres, comme le Liptako, peinent à atteindre les 3 millions. Une belle illustration de la solidarité nationale, n’est-ce pas ?
Ce qui se passe réellement
La mobilisation citoyenne pour le fonds « Faso Mêbo » est indéniable, avec des contributions notables de la part de plusieurs régions. Kadiogo et Yaadga mènent la danse, tandis que d’autres, comme Oubri et Liptako, semblent avoir reçu un message de « ne pas déranger » lors de la collecte. Le fonds, qui signifie « construire la patrie », est censé financer des projets structurants. Mais à ce rythme, on se demande si ces projets ne seront pas limités à quelques régions privilégiées.
Pourquoi cela dérange
La disparité dans les contributions soulève des questions sur l’équité et l’inclusivité de cette initiative. Comment peut-on parler de « construction de la patrie » quand certaines régions sont laissées pour compte ? C’est un peu comme si l’on disait que pour construire une maison, il suffit de peindre la façade, sans se soucier des fondations. Les promesses de développement endogène semblent s’évanouir face à cette réalité.
Ce que cela implique concrètement
Les fonds mobilisés sont destinés à des projets qui devraient bénéficier à l’ensemble du pays. Mais si certaines régions continuent de stagner, on peut s’interroger sur l’efficacité de cette politique. Les inégalités régionales pourraient se creuser davantage, laissant les populations de Liptako et Oubri dans l’ombre, tandis que Kadiogo brille de mille feux.
Lecture satirique
Ah, la belle promesse de l’unité nationale ! Pendant que Kadiogo et Yaadga se congratulent pour leurs contributions, les autres régions doivent se contenter de miettes. C’est un peu comme si l’on organisait un banquet et que l’on invitait tout le monde, mais que seuls quelques privilégiés avaient accès au buffet. Les discours politiques, pleins de bonnes intentions, semblent se heurter à une réalité bien plus crue : l’inégalité est toujours au rendez-vous.
Effet miroir international
Cette situation n’est pas sans rappeler les politiques d’austérité dans d’autres pays, où les promesses de développement se heurtent à la réalité des inégalités. En observant des régimes autoritaires comme ceux de la Russie ou des États-Unis, on peut voir que les discours grandioses ne sont souvent que des façades cachant des réalités bien moins reluisantes. La question est : voulons-nous vraiment emprunter ce chemin ?
À quoi s’attendre
Si cette dynamique de collecte ne change pas, on peut s’attendre à une aggravation des inégalités régionales. Les promesses de refondation du pays risquent de rester lettre morte, et les régions en difficulté pourraient se retrouver encore plus isolées. Une perspective qui devrait faire réfléchir les décideurs.


