FADP 2025 : Quand la Presse se Réveille pour Dénoncer l’Iniquité
Le CDEPS s’attaque à la répartition « inique et illégale » du Fonds d’Appui et de Développement de la Presse, révélant des dysfonctionnements alarmants.
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Ce mercredi 8 avril 2025, à la Maison de la Presse Babacar Touré, le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) tiendra une conférence de presse qui promet d’être aussi explosive qu’un feu d’artifice mal maîtrisé. Au programme, la dénonciation d’une répartition du Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (FADP) jugée « inique et illégale ». On peut déjà imaginer les membres du CDEPS, armés de graphiques et de chiffres, prêts à faire trembler les murs de la Maison de la Presse.
Ce qui se passe réellement
Le CDEPS s’apprête à lever le voile sur ce qu’il qualifie de graves dysfonctionnements dans la gestion des fonds publics alloués aux entreprises de presse. Deux accusations centrales seront mises en avant : d’abord, le « blocage arbitraire » de la subvention destinée aux organes de presse pour l’année 2024, qui n’a toujours pas été distribuée, en totale violation des lois en vigueur. Ensuite, la répartition pour l’exercice 2025, jugée « inique et illégale », soulève des questions sur les critères et mécanismes d’attribution du FADP.
Pourquoi cela dérange
Il est fascinant de voir comment la distribution des fonds publics peut devenir un casse-tête kafkaïen. D’un côté, des promesses de soutien à la presse, de l’autre, un blocage qui ferait rougir n’importe quel bureaucrate. Le CDEPS semble avoir mis le doigt sur une incohérence flagrante : comment justifier un soutien à la presse quand les subventions sont aussi visibles qu’un mirage dans le désert ?
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette situation sont lourdes. Les médias, souvent déjà en difficulté, se retrouvent dans une impasse financière qui pourrait compromettre leur indépendance et leur capacité à informer le public. En somme, une presse affaiblie est une démocratie affaiblie.
Lecture satirique
Il est presque comique de voir les autorités promettre un soutien à la presse tout en mettant des bâtons dans les roues de ceux qui osent critiquer. C’est un peu comme si un chef cuisinier promettait un repas gastronomique tout en cachant les ingrédients dans un coffre-fort. La réalité est que les discours politiques semblent souvent déconnectés des réalités vécues par les journalistes sur le terrain.
Effet miroir international
En observant cette situation, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec les dérives autoritaires ailleurs dans le monde. Que ce soit aux États-Unis, où la presse est souvent attaquée par ceux qui devraient la défendre, ou en Russie, où la liberté d’expression est un concept aussi flou qu’un brouillard londonien. Ces exemples nous rappellent que la lutte pour une presse libre est universelle.
À quoi s’attendre
À l’issue de cette conférence, il est probable que le CDEPS ne se contente pas de dénoncer. On peut s’attendre à une mobilisation accrue des médias pour défendre leurs droits et exiger des comptes. Reste à voir si les autorités seront prêtes à entendre ces revendications ou si elles choisiront de rester sourdes aux appels à la transparence.

