Le gouvernement entend répondre à la mobilisation des lycéens par une série de mesures touchant à l’orientation, aux effectifs en seconde et à l’état des établissements. Présentées le lundi 26 octobre 2026, les pistes comprennent aussi 15 000 places supplémentaires dans le supérieur et une revalorisation des bourses. Plusieurs modalités restent rapportées par des médias ou des personnes reçues à Matignon.

Parcoursup, une évolution annoncée en deux étapes

À la sortie de leur entretien avec le Premier ministre Sébastien Lecornu, les créatrices de contenu spécialisées dans l’éducation Anna Baldy et Mathilde Fouqué ont indiqué que Parcoursup serait remplacé progressivement. Des ajustements seraient apportés dès la campagne en cours, sans modifier les procédures pour les élèves actuellement en terminale. Un chantier plus large serait lancé l’année suivante.
Parmi les changements évoqués figure une meilleure lisibilité des algorithmes locaux et des critères de sélection propres à chaque établissement. Emmanuel Macron avait, vendredi précédent, promis une refonte de la plateforme d’orientation.
Un débat sans vote consacré à l’avenir du processus d’orientation des lycéens doit également se tenir à l’Assemblée nationale mercredi, à la demande du gouvernement. La discussion doit notamment porter sur le remplacement de Parcoursup et le nombre de places ouvertes dans les universités.
Cinq milliards d’euros pour rénover les établissements
Le plan de rénovation annoncé atteint cinq milliards d’euros. Selon les éléments rapportés par TF1, quatre milliards seraient mobilisés sur quatre ans pour aider les départements et les régions à rénover collèges et lycées. Un milliard serait destiné aux universités.
Les organisations étudiantes estimaient à dix milliards d’euros le montant nécessaire pour remettre à niveau les bâtiments. L’enveloppe annoncée par le gouvernement est donc inférieure à cette évaluation.
Des places supplémentaires et des classes de seconde moins chargées
Le gouvernement aurait également promis 15 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur à la prochaine rentrée. Selon une source de l’exécutif citée dans les informations communiquées, l’effort concernerait principalement les formations courtes, comme les BTS et les BUT.
Autre mesure envisagée : limiter à 28 le nombre d’élèves dans chaque classe de seconde. D’après TF1, le plafond serait appliqué dès la rentrée 2027 dans les établissements les moins favorisés, avant d’être généralisé en 2028.
Emplois du temps et pouvoir d’achat étudiant
Le gouvernement souhaite aussi réduire le nombre d’options proposées aux lycéens. La multiplication des choix rendrait la construction des emplois du temps difficile et pourrait entraîner des journées longues. Un minimum d’une heure de pause méridienne serait également prévu.
Les bourses étudiantes seraient indexées sur l’inflation. Une source de l’exécutif indique que cette mesure s’accompagnerait d’une révision du barème, afin de réintégrer les étudiants devenus non-boursiers. Son coût est estimé à un peu plus de 100 millions d’euros.
Source : 20Minutes – Une (www.20minutes.fr)
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Auteur : Camille Allain, avec AFP







