

Table Of Content
- Un optimisme tenace, mais fragile
- La géopolitique, nouvelle menace numéro un
- Des stratégies d’adaptation multiples
- La Chine, partenaire stratégique incontournable
- Ce qui se passe réellement
- Pourquoi cela dérange
- Ce que cela implique concrètement
- Lecture satirique
- Effet miroir international
- À quoi s’attendre
- Sources
Le transport maritime est l’épine dorsale du commerce mondial, acheminant plus de 80 % du volume des marchandises échangées dans le monde. @Pexels/ Andrew Harvard
Malgré les tensions mondiales, les entreprises françaises restent solides à l’export en 2026 et adaptent leurs stratégies face aux risques.
Guerre commerciale, conflit au Moyen-Orient, recomposition des chaînes d’approvisionnement… Le contexte international n’a jamais semblé aussi instable. Et pourtant, les exportateurs français résistent. C’est l’un des enseignements majeurs du dernier Global Survey d’Allianz Trade, publié mercredi 8 avril et réalisé auprès de 6 000 entreprises réparties dans 13 pays, interrogées en deux vagues en février et mars 2026.
Un optimisme tenace, mais fragile
Près de 8 entreprises françaises sur 10 anticipent une hausse de leur chiffre d’affaires à l’export en 2026, un score supérieur à la moyenne mondiale qui s’établit à 75 %. Les prévisions de croissance se déclinent en deux grandes tendances : 39 % des répondants tablent sur une progression modérée, comprise entre 2 et 5 %, tandis que 32,5 % envisagent une hausse plus soutenue, entre 5 et 10 %. Des chiffres encourageants, qui témoignent d’une réelle capacité d’adaptation du tissu exportateur français.
Cet optimisme doit cependant être nuancé. Le conflit au Moyen-Orient, déclenché en 2025, a fragilisé la confiance de nombreux acteurs à l’international. Si son impact semble moins brutal que le choc tarifaire de 2025, qui avait fait chuter les prévisions de croissance de 40 points de pourcentage au niveau mondial, il n’en demeure pas moins significatif. « L’optimisme reste fragile et pourrait rapidement s’estomper si le conflit s’éternise » avertit Aylin Somersan Coqui, CEO d’Allianz Trade.
La géopolitique, nouvelle menace numéro un
Le conflit au Moyen-Orient a profondément reconfiguré la hiérarchie des risques perçus par les entreprises. En France, les risques géopolitiques et politiques sont désormais cités comme la principale menace par 67 % des entreprises interrogées, soit une hausse spectaculaire de 37 points par rapport à 2025, où les perturbations des chaînes d’approvisionnement dominaient les préoccupations. Viennent ensuite les problèmes d’approvisionnement, tels que les défaillances de fournisseurs ou les pénuries de matières premières (58 %), et les difficultés de transport (44 %).
À l’échelle mondiale, 65 % des entreprises placent le risque géopolitique en tête de leurs préoccupations, devant la complexité des chaînes d’approvisionnement (45 %). Une inversion de tendance notable, qui illustre à quel point le conflit a redistribué les priorités stratégiques des exportateurs.
Des stratégies d’adaptation multiples
Face à ce nouvel environnement, les entreprises françaises ne restent pas les bras croisés. Elles réagissent avec pragmatisme et agilité. En réponse à la guerre commerciale, 63 % se sont tournées vers de nouveaux marchés géographiques, 58 % ont diversifié leurs fournisseurs et 58 % ont réacheminé leurs produits via des marchés tiers, afin de contourner les tensions commerciales. Des chiffres qui témoignent d’une volonté claire de sécuriser les opérations sans renoncer à la croissance.
Les priorités stratégiques pour 2026 évoluent également : 29 % des entreprises françaises souhaitent consolider leur présence sur leurs marchés existants, une hausse de 8 points depuis le début du conflit en Iran. 22 % visent à conquérir de nouveaux marchés, et 21 % envisagent la construction de nouvelles installations à l’étranger. En revanche, le développement de nouveaux produits recule de 6 points, signe que la prudence et la consolidation priment sur l’innovation dans ce contexte incertain.
Du côté des itinéraires logistiques, 50 % des entreprises interrogées à l’échelle mondiale recherchent des routes ou des transporteurs alternatifs depuis le début du conflit. En France, l’ajustement des délais de livraison est la troisième stratégie la plus répandue, aux côtés du recours accru à des courtiers en douane pour accélérer les procédures.
La Chine, partenaire stratégique incontournable
Alors que l’attrait des États-Unis comme destination d’exportation s’est nettement érodé, seuls 13 % des exportateurs mondiaux les considèrent désormais comme un marché en croissance, la relation avec la Chine se confirme comme un axe stratégique majeur pour les entreprises françaises. 69 % d’entre elles maintiennent leur présence sur le marché chinois en 2026, et 23 % prévoient même de l’accroître. Une tendance qui contraste avec la moyenne mondiale, où l’attrait de la Chine pour les investissements a fortement reculé.
L’Europe et l’Asie s’imposent comme les deux grandes régions privilégiées pour la croissance future, portées par une vague de nouveaux accords de libre-échange. Selon l’étude, 93 % des entreprises prévoient de se développer dans le cadre d’accords récemment signés, notamment entre l’Inde et l’UE, ou entre le Mercosur et l’UE.
Exportations : les entreprises françaises résistent malgré les tensions, mais à quel prix ?
Dans un monde où la géopolitique semble jouer à la roulette russe, les entreprises françaises affichent un optimisme surprenant. Mais est-ce vraiment de la résilience ou simplement un déni collectif ?
Alors que le climat international ressemble de plus en plus à un champ de mines, avec guerres commerciales et conflits au Moyen-Orient, les exportateurs français se disent confiants. C’est ce que révèle le dernier Global Survey d’Allianz Trade, qui, comme un bon vieux film d’action, nous promet une fin heureuse malgré les explosions tout autour.
Ce qui se passe réellement
Près de 80 % des entreprises françaises s’attendent à une hausse de leur chiffre d’affaires à l’export en 2026, un chiffre qui dépasse la moyenne mondiale de 75 %. Les prévisions de croissance oscillent entre 2 et 10 %, ce qui semble réjouissant. Mais attention, cet optimisme est aussi fragile qu’un château de cartes : le conflit au Moyen-Orient, qui a commencé en 2025, a déjà ébranlé la confiance des acteurs internationaux. Aylin Somersan Coqui, CEO d’Allianz Trade, nous prévient : « L’optimisme reste fragile et pourrait rapidement s’estomper si le conflit s’éternise. »
Pourquoi cela dérange
La hiérarchie des risques a changé : 67 % des entreprises françaises citent désormais les risques géopolitiques comme leur principale menace, une hausse de 37 points par rapport à 2025. Les perturbations des chaînes d’approvisionnement, qui étaient autrefois au sommet des préoccupations, semblent désormais reléguées au second plan. Cela soulève une question : les entreprises françaises sont-elles vraiment prêtes à affronter cette nouvelle réalité ou se bercent-elles d’illusions ?
Ce que cela implique concrètement
Les entreprises réagissent en diversifiant leurs marchés et leurs fournisseurs. 63 % se tournent vers de nouveaux marchés géographiques, tandis que 58 % diversifient leurs fournisseurs. Mais cette agilité est-elle vraiment une solution durable ? En réalité, ces stratégies semblent plus être des pansements sur une jambe de bois qu’une véritable réponse à des problèmes systémiques.
Lecture satirique
Le discours politique autour de cette « résilience » est à la fois comique et tragique. D’un côté, on nous vante la capacité d’adaptation des entreprises françaises, tandis que de l’autre, les mêmes entreprises sont confrontées à des menaces géopolitiques croissantes. Cela rappelle le célèbre adage : « Promettre, c’est bien ; tenir, c’est mieux. » Mais ici, il semble que la promesse soit devenue une simple formalité, un slogan accrocheur pour masquer une réalité bien plus sombre.
Effet miroir international
En observant la scène internationale, on ne peut s’empêcher de faire des parallèles avec des politiques autoritaires. Les États-Unis, par exemple, semblent s’enliser dans un discours protectionniste tout en prétendant être les champions du libre-échange. Une belle ironie, n’est-ce pas ?
À quoi s’attendre
Les prévisions pour 2026 sont teintées d’incertitude. Si l’optimisme persiste, il est clair que les entreprises devront naviguer dans des eaux tumultueuses. La question demeure : cette résilience affichée est-elle un véritable atout ou un simple mirage ?
Sources




