Des chiffres différents selon les acteurs
À midi, le ministère de l’Intérieur recensait, hors Paris et de son agglomération, 360 actions devant des établissements, dont une cinquantaine d’universités. Elles rassemblaient 30 000 personnes, selon le ministère.
Union étudiante affirme disposer d’une liste détaillée des universités concernées. L’écart entre son estimation et celle du ministère de l’Enseignement supérieur traduit des évaluations différentes du niveau de perturbation.
Lancé à la mi-septembre dans la région parisienne, le mouvement s’est étendu à l’ensemble du pays. Les principales organisations de jeunesse demandent depuis plusieurs jours à rencontrer le Premier ministre, Sébastien Lecornu, pour lui présenter leurs revendications.
La militante écologiste suédoise Greta Thunberg s’est rendue dans la matinée au lycée Paul-Éluard, à Saint-Denis, pour soutenir les élèves mobilisés. Elle y a dénoncé les violences policières contre les jeunes manifestants, selon la légende de la photographie accompagnant l’article de DW.
Les lycéens dénoncent le manque de moyens
Les revendications des lycéens portent notamment sur les moyens des établissements, les postes d’enseignants non remplacés et la dégradation des bâtiments. Ils critiquent aussi la pression associée à Parcoursup et des emplois du temps qu’ils jugent trop chargés.
Le nombre de lycées fermés ou perturbés recule, selon le ministère : 214 établissements sont concernés ce mardi, contre 224 jeudi dernier et 800 le mardi 6 octobre. Cette baisse contraste avec les blocages signalés dans les universités.
147 personnels de l’Éducation nationale blessés
Le ministère fait état d’au moins 147 personnels de l’Éducation nationale blessés depuis le début du mouvement. Pour la seule journée du lundi 12 octobre, 20 personnes ont été blessées, dont cinq chefs d’établissement. Le ministère indique qu’il s’agit du deuxième bilan quotidien le plus lourd depuis le début des manifestations, après celui du 1er octobre.
Alors que les rassemblements et les blocages se poursuivent, les organisations de jeunesse maintiennent leur demande d’un échange avec le Premier ministre. La réponse des autorités à leurs revendications et la possibilité d’un dialogue restent des éléments déterminants pour la suite du mouvement.
Source : DW-WORLD´s French Homepage (www.dw.com)
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