Être soi-même à l’étranger : un handicap pour les expatriés ?
L’authenticité en expatriation est souvent présentée comme une vertu, mais elle pourrait bien se transformer en poison pour la carrière des expatriés. Qui aurait cru que « être soi-même » pourrait éroder la confiance et l’influence au sein des entreprises internationales ?
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Dans un monde où l’authenticité est célébrée comme le Saint Graal du développement personnel, il semblerait que cette quête de soi-même se heurte à une réalité bien moins romantique. Julien Faliu, responsable d’Expat.com à l’île Maurice, nous éclaire sur ce paradoxe : être authentique à l’étranger, c’est parfois comme essayer de danser le tango avec des éléphants. En gros, ça ne fonctionne pas toujours comme prévu.
Ce qui se passe réellement
Selon Faliu, l’authenticité, loin d’être un atout, peut devenir un frein dans le monde professionnel. Les expatriés, en tentant d’être eux-mêmes, risquent de perdre leur influence et leur crédibilité. Cela soulève une question cruciale : à quel point devons-nous nous adapter pour réussir à l’étranger ? La réponse semble être : beaucoup plus que prévu.
Pourquoi cela dérange
Ce qui est particulièrement ironique, c’est que les entreprises prônent souvent la diversité et l’authenticité, mais dans les faits, elles préfèrent des employés qui s’intègrent sans faire de vagues. Cela rappelle étrangement les discours politiques des extrêmes, qui prônent la liberté d’expression tout en muselant ceux qui osent s’en servir. Un vrai paradoxe, n’est-ce pas ?
Ce que cela implique concrètement
Les expatriés doivent naviguer dans un océan de normes culturelles et professionnelles, souvent en contradiction avec leur propre identité. Cela peut mener à un stress immense et à une perte de confiance en soi. En fin de compte, être soi-même pourrait bien être le meilleur moyen de se faire exclure du jeu.
Lecture satirique
Il est fascinant de constater que les mêmes entreprises qui vantent les mérites de l’authenticité sont souvent celles qui sanctionnent les comportements jugés « trop différents ». C’est un peu comme si l’on vous disait que vous pouvez être qui vous voulez, tant que vous ne dérangez personne. Un discours qui rappelle les promesses des politiciens : « Soyez vous-même, mais pas trop ! »
Effet miroir international
Ce phénomène n’est pas isolé. À l’échelle mondiale, des pays comme les États-Unis et la Russie montrent comment l’authenticité peut être manipulée à des fins politiques. Les dirigeants prônent la liberté d’expression tout en réprimant ceux qui osent critiquer. Une belle leçon pour les expatriés : l’authenticité peut être un luxe que peu peuvent se permettre.
À quoi s’attendre
Dans ce contexte, il est probable que les expatriés devront continuer à jongler entre leur identité personnelle et les attentes professionnelles. La question demeure : jusqu’où iront-ils pour s’adapter sans perdre leur essence ?



