Éthiopie : Quand le nucléaire rime avec promesses en béton
Nikolay Spassky, haut responsable de Rosatom, a récemment été reçu par le gouvernement éthiopien pour discuter de la première centrale nucléaire d’Éthiopie. Une promesse qui pourrait se transformer en un véritable jeu de dominos… ou de dés.
Table Of Content
Le 31 mars, Nikolay Spassky a fait le voyage jusqu’à Addis-Abeba avec une feuille de route en main, comme un enfant avec son plan de chasse au trésor. Ce projet, né d’un accord entre Abiy Ahmed et Vladimir Poutine en septembre dernier, semble être passé de l’idée farfelue à des plans concrets. Mais qui a dit que le nucléaire était un jeu d’enfants ?
Ce qui se passe réellement
Ce projet de centrale nucléaire de 2 400 MW, comprenant deux réacteurs VVER-1200, est entièrement financé par la Russie. Selon l’Addis Standard, ce projet devrait connaître un succès retentissant. Mais à quel prix ? Les promesses de succès retentissant sont souvent aussi solides qu’un château de cartes, surtout quand on parle d’énergie nucléaire.
Pourquoi cela dérange
La question qui se pose est : pourquoi l’Éthiopie, un pays qui lutte encore pour un accès fiable à l’électricité, se lance-t-elle dans l’aventure nucléaire ? Les incohérences sont flagrantes. D’un côté, on parle de développement durable et d’accès à l’énergie, de l’autre, on s’engage dans un projet qui nécessite des infrastructures complexes et coûteuses. Un vrai numéro de jonglage !
Ce que cela implique concrètement
Si ce projet se concrétise, l’Éthiopie pourrait devenir le fier propriétaire d’une centrale nucléaire. Mais cela soulève des questions sur la gestion des déchets nucléaires, la sécurité des installations et l’impact environnemental. En d’autres termes, un futur radieux ou un désastre annoncé ?
Lecture satirique
Les discours politiques autour de ce projet sont aussi brillants qu’un réacteur nucléaire en pleine activité. On nous promet des merveilles, mais la réalité pourrait bien être une autre histoire. Les promesses de Poutine et d’Abiy Ahmed ressemblent à un vieux disque rayé, répétant inlassablement que tout ira bien. Mais qui va vraiment croire à cette mélodie ?
Effet miroir international
Ce projet éthiopien fait écho aux dérives autoritaires que l’on observe ailleurs. La Russie, avec ses ambitions nucléaires, semble jouer à un jeu dangereux, tout en offrant des promesses de prospérité à des pays en développement. Une stratégie qui rappelle les manœuvres de certains gouvernements pour étendre leur influence à travers le monde.
À quoi s’attendre
Les tendances actuelles laissent présager un avenir incertain. Si l’Éthiopie parvient à réaliser ce projet, cela pourrait ouvrir la voie à d’autres initiatives similaires. Mais attention, le chemin est semé d’embûches et de promesses non tenues.
Sources
Source : www.courrierinternational.com