Ascou-Pailhères : 60 ans d’histoire et de glisse au cœur des Pyrénées
Mise à jour le 2026-03-03 18:01:00 : La station d’Ascou-Pailhères a célébré son soixantième anniversaire le 1er mars, un moment fort pour la communauté.
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Soixante ans d’aventure humaine et de glisse : c’est cet héritage, entre passion de la montagne et transmission familiale, qu’a célébré la station d’Ascou-Pailhères ce dimanche 1er mars.

Pour l’occasion, ce petit joyau niché entre 1 500 et 2 000 mètres d’altitude s’est offert des conditions idylliques : sous un soleil radieux, les skieurs ont profité d’une ambiance festive rythmée par un DJ set, tandis que les familles découvraient les coulisses du damage ou les démonstrations de recherche en avalanche du maître-chien Tom et de son fidèle Ubac.

Aujourd’hui plus que jamais, la station s’affirme comme un véritable cocon pour les amoureux de la montagne authentique. Mais avant de devenir ce havre de convivialité, Ascou a dû forger son destin au fil d’une genèse épique, marquée par l’audace de ses pionniers.
Des cimes ventées au refuge des sapins : une genèse épique
L’histoire d’Ascou est celle d’une ascension qui a débuté loin du front de neige actuel. Comme le rappelle Éric Laurent, l’actuel directeur d’exploitation, la station est née lors de la saison 1965-1966 sur la partie haute, au col de Pailhères, « en face des chalets ». Yolande Marfaing, mémoire vivante de la station, se souvient de cette époque où tout restait à faire : « On descendait dans la poudreuse jusqu’en bas à l’aventure, et on se disait qu’il y avait un potentiel énorme. »

Mais les caprices de la météo et la difficulté de maintenir la route du col ouverte ont poussé les pionniers à redescendre vers l’abri des sapins. Francis Guillard, ancien directeur emblématique, raconte son arrivée en 1980 : « On est arrivé avec le monde associatif des centres de loisirs pour relancer la machine autour du village de vacances. C’était l’époque de « la montagne autrement », une aventure humaine incroyable où il fallait vouloir y croire. »

Cette volonté de fer a permis de surmonter les turbulences financières. Claude Carrière, alors maire de la commune et président de la régie, a géré cette transition main dans la main avec Francis : « La station était gérée par des sociétés privées qui ont déposé le bilan. On a racheté l’ensemble du domaine en 1988. »

L’un des moments forts de cette modernisation fut l’extension du domaine vers la combe, restée longtemps inexploitée. Claude Carrière se souvient de l’audace qu’il a fallu pour imposer le premier télésiège en 1987 : « Quand je montais le soir et que je voyais cette combe inexploitée, j’ai dit : “Un jour on fera un télésiège”. On me répondait : “Le télésiège, tu ne le feras jamais”. J’ai dit : “C’est ce qu’on verra !” On y a travaillé, et le télésiège a été fait. Un investissement majeur qui a changé le visage de la station.
Une affaire de famille et de conviction
Pour Sabine, fille de Claude et actuelle maire d’Ascou, la station est un héritage précieux. Ses souvenirs sont ceux d’une enfant de la vallée : « J’ai vu mon papa y aller bosser tous les week-ends. Avec ma sœur, on l’attendait sur les pistes. C’est comme ça qu’on s’est perfectionnées au ski », confie-t-elle avec émotion.

Mais derrière la magie des descentes, la survie du site était un combat. Claude se rappelle les nerfs d’acier nécessaires face aux aléas climatiques : « Il suffit qu’il pleuve un samedi pour démolir le système. » Sabine confirme cette lutte budgétaire : « On passait de nombreuses soirées à tordre les chiffres dans tous les sens pour que le budget passe. » En 2002, la commune a finalement confié la gestion à l’intercommunalité pour assurer la pérennité du site.
Une identité préservée face aux défis de demain
Aujourd’hui, Ascou-Pailhères récolte les fruits de ces efforts collectifs. Pour Claude Carrière, la force d’Ascou réside dans sa complémentarité avec Ax-3-Domaines : « C’est un domaine plus tranquille pour apprendre à skier, c’est complémentaire. » Pour Sabine, la station est le poumon du village : « Elle nous apporte une dynamique que l’on n’aurait pas ailleurs. » Et de conclure avec humour : « Sans elle, même nos routes ne seraient pas aussi bien déneigées ! »

Alors que l’avenir se dessine vers un modèle « quatre saisons », Ascou prouve qu’elle a su garder son âme. Soixante ans après les premiers virages, elle reste, comme le résume Yolande Marfaing, « un endroit où l’on est toujours bien reçu, tout simplement la famille ».
Ce qu’il faut savoir
- Le fait : La station d’Ascou-Pailhères a célébré son 60ème anniversaire.
- Qui est concerné : Les skieurs et les familles de la région.
- Quand : Le 1er mars 2026.
- Où : Pyrénées, France.
Sources

Source d’origine : Voir la publication initiale
Date : 2026-03-03 18:01:00 — Site : www.ladepeche.fr
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
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Publié le : 2026-03-03 18:01:00 — Slug : elle-nous-apporte-une-dynamique-que-lon-naurait-pas-ailleurs-a-la-station-dascou-pailheres-60-ans-dhistoire-et-de-glisse-au-coeur-des-pyrenees
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