Équateur et Colombie : La Guerre des Douanes, un Spectacle Tragique

Les tensions commerciales entre l’Équateur et la Colombie atteignent un nouveau sommet, avec Quito menaçant d’augmenter ses droits de douane de 50% à 100%. Un affrontement qui révèle l’absurdité des discours politiques.

Dans un nouvel épisode de la saga des tensions entre ces deux pays voisins, l’Équateur a décidé de jouer les durs. Le président équatorien, Daniel Noboa, a décidé d’augmenter les droits de douane sur les importations colombiennes, passant de 50% à 100% dès le mois de mai. En réponse, le président colombien Gustavo Petro a rappelé son ambassadrice à Quito, comme un enfant qui retire son jouet après une dispute. Mais derrière cette guerre commerciale se cache une lutte bien plus complexe, teintée d’accusations d’inaction contre le narcotrafic.

Ce qui se passe réellement

Ce vendredi 10 avril, Gustavo Petro a demandé à son ambassadrice de rentrer « immédiatement » à Bogotá, après que Quito a annoncé cette hausse des droits de douane. Mercredi, l’Équateur avait déjà rappelé son ambassadeur à Bogotá, suite à la déclaration de Petro qualifiant l’ex vice-président équatorien Jorge Glas de « prisonnier politique ». Une belle manière de jouer à la diplomatie tout en se renvoyant la balle.

Petro a qualifié cette menace de surtaxes douanières de « monstruosité » et a menacé de quitter la Communauté andine des Nations. Pendant ce temps, Noboa, en bon allié de Donald Trump, a rétorqué sur les réseaux sociaux que « aucun accord ne peut être conclu avec ceux qui ne partagent pas le même engagement dans la lutte contre le narcoterrorisme ». Une belle déclaration, surtout quand on sait que les deux pays se livrent une guerre commerciale depuis des mois.

Pourquoi cela dérange

Les deux nations se livrent une guerre des mots et des taxes, avec des droits de douane réciproques de 30% à 50%. Quito justifie cette hausse en affirmant qu’il doit investir 400 millions de dollars pour surveiller une frontière de 600 kilomètres. Mais au lieu de renforcer la coopération, ces mesures semblent davantage renforcer les tensions. Qui aurait cru que la lutte contre le narcotrafic pourrait se transformer en un jeu de poker où chacun mise sur la douleur économique de l’autre ?

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de cette escalade sont déjà visibles. La Colombie a riposté avec un droit de douane de 50% sur les importations équatoriennes et a même refusé de vendre de l’énergie à son voisin, qui subit déjà des coupures de courant de 14 heures par jour à cause de la sécheresse. Une situation qui pourrait rapidement devenir explosive, tant sur le plan économique que social.

Lecture satirique

Il est fascinant de voir comment ces dirigeants, qui prétendent lutter contre le narcotrafic, semblent plus préoccupés par leur image et leur pouvoir que par la réalité sur le terrain. La promesse d’une coopération contre le narcotrafic se transforme en une danse macabre où chacun essaie de prouver qu’il est le plus fort. Pendant ce temps, les véritables criminels continuent de prospérer, profitant de cette distraction politique.

Effet miroir international

Cette situation n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires que l’on observe ailleurs, comme aux États-Unis ou en Russie, où les discours politiques sont souvent déconnectés de la réalité. Les leaders semblent plus intéressés par leur propre survie politique que par le bien-être de leurs citoyens. Une ironie cruelle, n’est-ce pas ?

À quoi s’attendre

Si cette escalade se poursuit, on peut s’attendre à une intensification des tensions, avec des répercussions économiques et sociales pour les deux pays. Les promesses de coopération risquent de rester lettre morte, tandis que la réalité du terrain continuera de se détériorer.

Sources

Source : www.rfi.fr

Visuel — Source : www.rfi.fr
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