Énergie : Un projet alternatif ou une promesse en l’air ?

Le futur comité syndical du SDE 24, présidé depuis dix-huit ans par Philippe Ducène, ancien maire récemment battu, se prépare à élire ses nouveaux membres. Mais derrière les discours de transparence, que cache vraiment cette élection ?

Le SDE 24, ce grand machin qui régule l’énergie dans 503 communes, est sur le point de vivre une petite révolution. Avec l’élection imminente de son nouveau bureau, les prétendants se bousculent au portillon. Clément Bijou, le nouveau maire de Val-de-Louyre-et-Caudeau, et Jean-Marie Mathias, premier adjoint de Coulounieix-Chamiers, se présentent comme les champions d’une liste « transpartisane et ouverte ». Mais qui sont-ils vraiment ?

Ce qui se passe réellement

Les deux candidats, tous deux férus d’énergie, promettent un débat démocratique « ouvert, sincère et transparent ». Ils regrettent un calendrier électoral « manquant de lisibilité », ce qui est un peu comme dire que le noir est une couleur. En s’appuyant sur un rapport de la Chambre régionale des comptes, ils dénoncent un « sous-investissement » caché derrière des « ratios magnifiques ». Ils se disent porteurs d’un « projet alternatif » avec un collectif d’élus, mais à ce stade, pas de nom, pas de chiffre, juste des promesses.

Pourquoi cela dérange

La promesse d’un débat démocratique transparent semble en décalage avec la réalité. Comment peut-on parler de transparence quand le calendrier électoral est aussi flou qu’un brouillard matinal ? Les citoyens sont-ils vraiment prêts à croire que ces élus, qui se présentent comme des sauveurs, ne sont pas eux-mêmes en train de jouer à un jeu politique bien rodé ?

Ce que cela implique concrètement

La désignation des 1 006 élus délégués, qui éliront les représentants territoriaux, pourrait bien se transformer en un ballet de nominations sans véritable enjeu. Si les promesses de « faire plus et mieux » ne se traduisent pas par des actions concrètes, les communes risquent de se retrouver dans une situation encore plus précaire.

Lecture satirique

Clément Bijou déclare que « ce qui compte, ce n’est pas l’incarnation, mais le projet ». En d’autres termes, peu importe qui est aux commandes tant que le discours est bien rodé. C’est un peu comme si un chef cuisinier disait que le goût n’a pas d’importance tant que la présentation est jolie. Les promesses de transparence et d’ouverture semblent donc aussi creuses que les discours des politiciens qui promettent de « rétablir la confiance » tout en continuant à jouer les mêmes vieux tours.

Effet miroir international

Dans un monde où des dirigeants autoritaires, comme ceux aux États-Unis ou en Russie, se drapent dans la vertu tout en muselant la démocratie, ces promesses de transparence et d’ouverture semblent presque risibles. La question se pose : ces élus locaux ne sont-ils pas en train de reproduire à petite échelle les dérives qu’ils prétendent dénoncer ?

À quoi s’attendre

Si le SDE 24 ne parvient pas à transformer ces belles paroles en actions concrètes, les communes pourraient bien se retrouver à la traîne, avec un système énergétique qui ne fait que refléter les échecs d’une administration déconnectée des réalités. Les promesses de changement risquent de se heurter à la dure réalité du terrain.

Sources

Source : www.sudouest.fr

Visuel — Source : www.sudouest.fr
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