Énergie solaire à Médenine : un éclair de génie ou un mirage électoral ?
Quatre centrales solaires entrent en service, mais la promesse d’une transition énergétique semble plus lumineuse que la réalité.
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Ce samedi, le gouvernorat de Médenine a vu l’inauguration de quatre centrales de production d’électricité à partir de l’énergie solaire photovoltaïque, chacune d’une capacité de 2 mégawatts. Un événement qui, à première vue, pourrait sembler être un pas vers un avenir énergétique radieux. Mais derrière ce vernis éclatant, se cache une réalité qui mérite d’être mise en lumière.
Ce qui se passe réellement
Ces projets, lancés dans le cadre de la cinquième session du système de licences par le ministère de l’Énergie le 17 octobre 2024, ont coûté la modique somme de 16 millions de dinars. Ils promettent de réduire le coût de production de l’électricité d’environ 1,5 million de dinars par an, tout en diminuant les importations de gaz naturel de près de 4,5 millions de dinars annuellement. Lors de l’inauguration, le secrétaire d’État chargé de la transition énergétique, Wael Chouchane, a vanté ces réalisations comme des jalons de la stratégie énergétique nationale, qui vise à porter la part des énergies renouvelables à 35 % d’ici 2030, puis à 50 % d’ici 2035.
Pourquoi cela dérange
La question qui se pose est : pourquoi ces projets, qui semblent si prometteurs, ne sont-ils pas accueillis avec des cris de joie ? Peut-être parce qu’ils s’inscrivent dans un cadre où les promesses de transition énergétique sont souvent éclipsées par des réalités plus sombres. La stratégie nationale, bien qu’ambitieuse, semble parfois être un simple slogan, une belle image à mettre en avant lors des discours, mais qui peine à se traduire en actions concrètes.
Ce que cela implique concrètement
Ces centrales pourraient effectivement contribuer à diversifier le mix énergétique et dynamiser le développement économique et social dans la région. Cependant, la question demeure : ces avancées suffisent-elles à compenser les retards accumulés dans d’autres secteurs de l’énergie ? La continuité et la fiabilité de l’approvisionnement électrique dans la région de Médenine sont-elles réellement garanties ?
Lecture satirique
Il est presque comique de voir comment les discours politiques s’alignent si parfaitement avec les promesses électorales. « Diversifier le mix énergétique » et « renforcer la sécurité d’approvisionnement » sont des phrases qui sonnent bien, mais qui, dans la pratique, semblent souvent se heurter à des réalités bien plus complexes. La transition énergétique est-elle vraiment une priorité, ou est-ce juste un autre effet d’annonce pour apaiser les esprits ?
Effet miroir international
En regardant au-delà des frontières, on ne peut s’empêcher de faire des parallèles avec des politiques autoritaires qui, sous couvert de progrès, cachent souvent des dérives inquiétantes. Les États-Unis et la Russie, par exemple, ont leurs propres versions de promesses énergétiques qui, à bien des égards, ressemblent à une danse macabre entre discours et réalité. La question qui se pose est : Médenine est-elle en train de suivre le même chemin ?
À quoi s’attendre
Si ces projets sont menés à bien, ils pourraient effectivement marquer un tournant dans la politique énergétique tunisienne. Mais il serait naïf de penser que cela résoudra tous les problèmes. Les défis climatiques et les besoins croissants en énergie exigent une approche bien plus radicale et cohérente.




