Une réserve qui remplit plusieurs fonctions
Les cellules graisseuses stockent une partie de l’énergie issue des calories que le corps ne dépense pas. En période de manque de nourriture, ces réserves peuvent être mobilisées pour alimenter l’organisme. Ce mécanisme a contribué à la survie humaine lorsque les ressources alimentaires étaient moins accessibles, rapporte le média français.
La graisse aide également à isoler le corps et à produire de la chaleur. Elle participe par ailleurs à la fabrication d’hormones, dont la leptine. D’après l’endocrinologue Elif Oral, citée par la BBC, cette hormone signale au cerveau que les réserves d’énergie sont suffisantes.
Quand les réserves deviennent trop faibles
En cas de privation importante, la baisse de leptine peut conduire le cerveau à percevoir un manque d’énergie. Le corps cherche alors à économiser ses ressources en réduisant son métabolisme de base, indique Courrier international.
Le texte rapporte aussi d’autres conséquences possibles d’un état de famine : affaiblissement du système immunitaire, dégradation progressive des muscles et ralentissement de la régénération ou de la réparation des os. Les protéines musculaires peuvent être transformées en glucose afin de fournir de l’énergie au cœur et au cerveau.
Des repères variables selon les personnes
Courrier international précise qu’il n’existe pas de règle unique sur la proportion de graisse corporelle. L’article évoque des fourchettes de 10 à 20 % du poids chez les hommes en bonne santé et de 20 à 29 % chez les femmes en bonne santé.
Chez les sportifs de haut niveau, les taux peuvent être plus bas. La chercheuse Tamara Hew-Butler cite, auprès de la BBC, les plus faibles indices de masse grasse relevés dans une étude : 10 % chez un homme et 16 % chez une femme. Ces observations ne constituent pas, à elles seules, des objectifs à atteindre.
Source : Courrier international – Actualités France et Monde, vidéos, infographies (www.courrierinternational.com)
Article original : Consulter la source originale
Auteur : Marine Cygler



