Quand l’Église se met à jouer les victimes : un accord « pionnier » qui fait grincer des dents

Chapeau : Alors que le gouvernement espagnol et l’Église signent un accord pour indemniser les victimes d’agressions sexuelles, on se demande si ce n’est pas un coup de com’ à deux mois de la visite du pape.

Ce qui se passe réellement

Le 30 mars 2026, le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez et la Conférence épiscopale espagnole (CEE) ont signé un accord jugé « pionnier » pour indemniser les victimes d’agressions sexuelles commises par des religieux. Après des années de silence et d’opacité, l’Église semble enfin prête à reconnaître ses erreurs. Mais attention, cet accord ne concerne que les affaires prescrites ou lorsque l’auteur est décédé. Un bel exemple de justice à deux vitesses !

Le ministre de la Justice, Félix Bolaños, a salué cette journée comme une « victoire » pour les milliers de victimes qui, par le passé, ont été non seulement ignorées, mais dont les témoignages ont été mis en doute. Mais qui peut vraiment croire qu’un accord sans barème d’indemnisation, décidé au cas par cas, est une avancée significative ?

Pourquoi cela dérange

Cet accord, qui semble plus être un coup de marketing qu’une réelle volonté de justice, pose question. L’Église, qui a longtemps nié les abus, se retrouve maintenant à jouer les victimes, tout en gardant le contrôle sur les indemnisations. La CEE a même contesté les rapports qui évoquent jusqu’à 400 000 victimes potentielles depuis 1940, se contentant de 1 057 « cas enregistrés ». Une belle manière de minimiser l’ampleur du problème !

Ce que cela implique concrètement

Concrètement, cet accord pourrait permettre à l’État de trancher sur les indemnisations, mais sans barème clair, les victimes pourraient se retrouver avec des compensations dérisoires. Cela rappelle étrangement les promesses des gouvernements qui s’engagent à protéger les plus vulnérables tout en laissant les véritables responsables hors de portée.

Lecture satirique

Ah, l’Église catholique, ce bastion de morale qui se transforme en expert en gestion de crise ! « Reconnaître sa responsabilité », disent-ils. Mais quel sens cela a-t-il quand on ne s’attaque pas aux racines du problème ? C’est un peu comme si un voleur se faisait passer pour un héros après avoir restitué une partie de son butin.

Effet miroir international

En regardant au-delà des Pyrénées, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec d’autres institutions, comme celles aux États-Unis ou en Russie, qui, face à des scandales similaires, préfèrent souvent le silence ou la désinformation. Loin d’être un cas isolé, l’Église espagnole s’inscrit dans une tendance mondiale où la protection des institutions prime sur la justice pour les victimes.

À quoi s’attendre

À l’avenir, il est probable que cet accord soit utilisé comme un exemple de « progrès » dans la lutte contre les abus, alors même que les véritables changements restent à faire. Les victimes, quant à elles, pourraient bien rester sur leur faim, attendant une reconnaissance qui ne viendra peut-être jamais.

Sources

Source : www.lemonde.fr


Visuel — Source : www.lemonde.fr

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