En Corse, 23 millions de m² artificialisés malgré le Padduc : le plan de protection du territoire remis en cause après 10 ans
Dix ans après son adoption, le Padduc n’a pas empêché la bétonisation de la Corse. Des centaines d’hectares agricoles ont été sauvés, mais l’application reste très incomplète.
Le Padduc, plan d’aménagement du territoire corse, devait protéger les terres agricoles et le littoral. Dix ans plus tard, 23 millions de mètres carrés ont été artificialisés, souvent pour des résidences secondaires. Ce constat inquiète pour la sécurité alimentaire, l’environnement et le pouvoir d’achat local. Le contrôle de la légalité s’est amélioré, mais reste jugé insuffisant. Des annulations de permis de construire ont eu lieu, mais la majorité des autorisations illégales n’ont pas été contestées. La question de l’autonomie corse est posée : comment avancer si les lois locales ne sont pas respectées ?
Ce qu’il faut savoir
- Le fait : Le Padduc, censé freiner la bétonisation, n’a pas été appliqué comme prévu.
- Qui est concerné : Habitants, agriculteurs, élus, associations de défense de l’environnement en Corse.
- Quand : Depuis l’adoption du Padduc en octobre 2015, bilan dressé en décembre 2025.
- Où : Corse, zones littorales et terres agricoles stratégiques.
Chiffres clés
- 23 millions de m² (23 000 hectares) artificialisés en Corse depuis 2015.
- 12 plans locaux d’urbanisme et 2 cartes communales annulés.
- 60 permis de construire ou d’aménagement littoral annulés.
- Plusieurs centaines d’hectares agricoles littoraux préservés grâce aux actions associatives.
Concrètement, pour vous
- Ce qui change : Risque accru de perte de terres agricoles et de hausse des prix immobiliers.
- Démarches utiles : Vérifier la légalité des permis de construire, signaler les projets suspects aux associations ou autorités.
- Risques si vous n’agissez pas : Perte de patrimoine naturel, baisse de la production agricole locale, artificialisation irréversible.
- Exceptions : Certaines zones ont été protégées grâce à des recours en justice.
Contexte
Le Padduc (Plan d’Aménagement et de Développement Durable de la Corse) a été adopté en octobre 2015. Il comprend six livrets et neuf documents spécifiques, couvrant la lutte contre la précarité, la valorisation du littoral, la protection des espaces naturels et la planification des infrastructures. Il devait offrir un cadre de développement durable et protéger les terres agricoles stratégiques. Pourtant, de nombreux projets immobiliers ont continué à consommer ces espaces. Les associations environnementales ont obtenu l’annulation de plusieurs documents d’urbanisme et permis de construire, mais dénoncent un manque d’application par l’État, la Collectivité de Corse et certains maires. Le Padduc reste une loi votée par les Corses, fruit de longues années de débats, mais son respect est aujourd’hui remis en question.
Ce qui reste à préciser
- L’ampleur exacte de l’application du Padduc dans chaque commune.
- Les mesures concrètes prévues pour renforcer le contrôle de la légalité à l’avenir.
Citation
« 23.00 èttari, 23 millioni di metri quadrati, sò stati artificializati in Corsica… suvente per fà residenze secundarie nant’à u liturale o nant’à e terre fruttifere » — U Levante et autres associations, 19 décembre (Via Stella)
Sources
Source d’origine : Voir la publication initiale
Date : 2025-12-26 14:16:00 — Site : arritti.corsica
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
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Publié le : 2025-12-26 14:16:00 — Slug : padduc-e-autunumia-arritti
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