En 2026, la rencontre humaine pourrait redevenir essentielle au recrutement
Mise à jour le 2026-01-21 09:50:00 : La digitalisation du recrutement pourrait paradoxalement brouiller la compréhension des talents.
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La digitalisation du recrutement semblait devoir tout régler. Plus d’efficacité, plus de rapidité, plus d’objectivité. Les candidatures gagnaient en netteté, les parcours candidats se déroulaient de manière plus linéaire et les outils d’IA promettaient une lecture standardisée des profils. Mais à mesure que cet arsenal technologique s’est imposé, une interrogation est revenue avec insistance dans les pratiques RH : cette sophistication n’a-t-elle pas, paradoxalement, brouillé la compréhension des talents ? En 2026, la rencontre pourrait bien retrouver une place centrale que l’on pensait dépassée.
Ce qu’il faut savoir
- Le fait : La digitalisation du recrutement complique la compréhension des candidats.
- Qui est concerné : Les recruteurs et les candidats.
- Quand : En 2026.
- Où : Partout dans le monde.
Quand les outils simplifient l’apparence, mais complexifient la lecture
Selon une étude menée par Harvard Business School sur les algorithmes de recrutement, les systèmes de tri automatique écartent une proportion significative de candidats qualifiés, non par manque d’expérience, mais parce que leurs parcours tendent à devenir des profils types attendus. Ce phénomène s’accentue avec l’essor de l’IA générative. D’après LinkedIn, l’usage de ces outils pour rédiger CV et lettres de motivation a augmenté de plus de 30 % entre 2023 et 2024. Les candidatures paraissent plus nettes et mieux structurées, mais elles laissent échapper une part de ce qui fait la singularité d’un parcours. Sous la surface, il devient plus difficile de percevoir ce qui distingue réellement un profil d’un autre.
Les observations issues des plateformes opérées par Obendy® vont dans le même sens, mais du point de vue des candidats. Elles montrent une génération qui avance tôt vers la vie professionnelle : 67 % des jeunes majeurs utilisent des services liés à l’emploi ou à la sécurité budgétaire, tandis que 41 % des mineurs s’intéressent déjà à l’orientation. Autrement dit, au moment où les outils standardisent les candidatures, les jeunes expriment au contraire un besoin de repères concrets et de compréhension fine du monde du travail. Or les dispositifs numériques, en uniformisant les éléments qui permettent de distinguer un candidat, réduisent précisément la capacité des recruteurs à saisir cette singularité que les jeunes tentent d’affirmer.
L’événementiel, nouvel espace de discernement
Dans ce contexte, la rencontre revient au premier plan. Non par nostalgie d’un recrutement « à l’ancienne », mais parce que des éléments déterminants du parcours professionnel ne se perçoivent qu’en situation réelle. Les ateliers, immersions, “job dating” permettent d’observer instantanément ce que les outils ne captent pas. La qualité d’une interaction, l’écoute, la capacité d’adaptation, la façon dont une personne s’inscrit dans un groupe. Ces éléments orientent durablement une trajectoire professionnelle, mais disparaissent dès que la sélection devient entièrement numérique.
L’Organisation Internationale du Travail souligne d’ailleurs que les compétences comportementales constituent un déterminant majeur de l’employabilité pour environ 70 % des recruteurs. Ce sont précisément ces compétences qui se révèlent le mieux dans un contexte vivant, où les échanges ne sont ni filtrés ni scénarisés.
Vers un recrutement rééquilibré, où la technologie sert l’humain
À force de naviguer dans des parcours dématérialisés, les candidats expriment une forme de fatigue : trop d’écrans, trop de filtres, trop de distance. Ils veulent rencontrer les personnes avec qui ils pourraient travailler, sentir le rythme d’un lieu, comprendre la culture d’une équipe. L’événementiel offre exactement cela : une expérience concrète qui redonne du relief au recrutement.
Dans ce contexte, faire appel à un prestataire externe qui maîtrise à la fois les outils digitaux et l’organisation d’événements crée une dynamique plus efficace pour les recruteurs. Ils gagnent du temps sur tout ce qui peut être préparé en amont, depuis l’inscription des candidats jusqu’au suivi opérationnel, et s’appuient sur des outils numériques qui garantissent une mise en œuvre fluide. Le jour de l’événement, ils peuvent ainsi se concentrer sur l’essentiel : rencontrer les candidats dans un cadre pensé pour favoriser l’échange, révéler les personnalités et sortir des codes figés du recrutement traditionnel. Cette articulation entre préparation digitale et présence humaine répond directement aux limites des parcours entièrement dématérialisés.
En 2026, la question n’est donc plus de savoir si la rencontre est utile, mais si l’on peut s’en passer. Le recrutement gagne en efficacité grâce à l’IA, mais retrouve son sens grâce au présentiel. Et c’est dans cet équilibre, exigeant et subtil que semble se dessiner le futur des RH.
Chiffres clés
- 67 % des jeunes majeurs utilisent des services liés à l’emploi.
- 41 % des mineurs s’intéressent déjà à l’orientation.
Sources
Source d’origine : Voir la publication initiale
Date : 2026-01-21 09:50:00 — Site : www.journaldunet.com
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
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Publié le : 2026-01-21 09:50:00 — Slug : en-2026-le-recrutement-peut-il-encore-se-passer-de-la-rencontre
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