En 2026, la Justice polynésienne intensifie la lutte contre les violences sexuelles sur mineurs
Mise à jour le 2026-01-24 06:08:00 : La justice en Polynésie française se mobilise pour combattre les violences sexuelles sur mineurs, un enjeu crucial pour la sécurité des enfants.
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Dans la salle d’audience du tribunal de Papeete très institutionnelle, le « Putu » des cinq hakaiki annonce-t-il une année de changement ? C’est en tout cas une première pour une rentrée judiciaire, d’ordinaire très solennelle. Et c’est surtout le symbole d’une justice qui veut se rapprocher des habitants.
Le tribunal de Papeete s’appuie déjà sur ses trois relais dans les archipels : une section pour les Tuamotu-Gambier et les Australes, une section à Raiatea et une section dotée d’un juge à Nuku Hiva, aux Marquises. Joseph Kaiha, maire de Ua Pou, appelle à renforcer encore cette proximité.
« Il faut que la justice se rapproche des populations très éloignées et qu’il y ait plus d’audiences, parce que des fois, c’est une audience tous les six mois, donc il y a des affaires qui traînent beaucoup. »
Joseph Kaiha, maire de Ua Pou
L’inceste, toujours bien présent en Polynésie
Parmi les priorités absolues de 2026, le procureur général annonce une mobilisation totale contre les violences intrafamiliales, et notamment les violences sexuelles sur mineurs. Sur ce point précis, pas de chiffres : les données doivent être consolidées et présentées en novembre prochain. Frédéric Benet Chambellan indique toutefois que les faits de violences sexuelles sur mineurs « ne diminuent pas. On est toujours face à un problème d’une ampleur considérable. »
« On a toujours des tas de mineurs victimes. On le voit au niveau du parquet et du parquet général un nombre d’affaires criminelles toujours plus élevé, des jeunes femmes surtout, quelque fois des hommes, qui, à 25 ans réussissent a trouver la force de déposer plainte pour des faits qui se sont passés il y a plusieurs années. »
Frédéric Benet Chambellan, procureur général
Le procureur général veut « briser le silence » encore trop prégnant. Mais pour ça, la justice aura besoin d’aide. « C’est une prise de conscience collective. Nous, ce qu’on peut dire, c’est qu’on sanctionne de plus en plus sévèrement ces infractions sexuelles commises sur des mineurs et on va avoir un pouvoir de dissuasion, on l’espère, sur les comportements. Mais ça ne suffira pas » regrette-t-il.
Lutte contre le trafic de stupéfiants
Autre combat : celui évidemment contre les stupéfiants. Les acteurs de la justice promettent une traque inlassable, notamment par la saisie des biens issus du blanchiment d’argent.
En 2025, 300 millions de francs d’avoirs criminels ont été reversés à l’AGRASC via des ventes aux enchères. Ces fonds bénéficient ensuite à certaines associations d’accompagnement des victimes mais pas à la Polynésie de manière directe. « Il faudrait un nouveau cadre légal » pour ça, précise le procureur général.
Développer un volet pédagogique
Au-delà des sanctions et des amendes, la lutte contre le trafic de stupéfiants passe aussi par un travail pédagogique au plus près des populations. C’est dans cette logique qu’ont été mis en place les stages de prévention, proposés depuis peu aux habitants des archipels éloignés. « Nous avons travaillé avec deux associations, notamment l’APAJ, sur le développement de stages dans les îles, en matière de prévention routière, de violences conjugales et de trafic de stupéfiants. Le but est d’éviter une entrée dans la délinquance ou une récidive, pour des premiers faits ou des faits de petite délinquance » précise Solène Belaouar.
« Parce qu’une amende, ce n’est sûrement pas pédagogique et sans doute pas suffisamment dissuasif. »
Solène Belaouar, Mme le procureur de la République
La rentrée judiciaire 2026 est aussi marquée par un renforcement (inédit) des effectifs en Polynésie, l’arrivée d’un nouveau magistrat, Guillaume Bellot, et le départ de la présidente Laure Camus, après huit ans de bons et loyaux services. Cette dernière a d’ailleurs évoqué un autre sujet : les dossiers qui traînent au tribunal foncier, à cause d’un manque de géomètres experts. Un détail crucial, dans un territoire où la terre est au cœur d’éternels conflits.
Ce qu’il faut savoir
- Le fait : La justice polynésienne se mobilise contre les violences sexuelles sur mineurs.
- Qui est concerné : Les enfants et les familles en Polynésie.
- Quand : À partir de 2026.
- Où : Polynésie française.
Sources

Source d’origine : Voir la publication initiale
Date : 2026-01-24 06:08:00 — Site : la1ere.franceinfo.fr
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
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Publié le : 2026-01-24 06:08:00 — Slug : en-2026-la-justice-cible-les-violences-sexuelles-sur-mineurs-en-polynesie
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