Électricité pour tous : un rêve ou une illusion à Libreville ?
Du 8 au 9 avril 2026, Libreville se transforme en théâtre d’un grand spectacle où l’électricité est la star, mais les promesses semblent plus brillantes que la réalité.
Table Of Content
Du 8 au 9 avril 2026, Libreville accueille la 10e édition de l’Africa Energy Market Place (AEMP), une plateforme importante réunissant décideurs publics, investisseurs et partenaires au développement. Au cœur des échanges : accélérer l’accès à l’électricité en Afrique subsaharienne et lever les obstacles aux investissements, dans le cadre ambitieux de la Mission 300.
Ce qui se passe réellement
Libreville, la capitale gabonaise, est le point de rencontre de l’AEMP, un événement orchestré par la Banque africaine de développement (BAD) et le gouvernement gabonais. Sous le thème « Consultation des parties prenantes sur le pacte national pour l’énergie », cette rencontre vise à rassembler gouvernements, acteurs privés et partenaires au développement pour réaliser un objectif commun : électrifier 300 millions de personnes en Afrique subsaharienne d’ici 2030. Un défi qui, selon le ministre de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie, Philippe Tonangoye, nécessite non seulement une production accrue, mais aussi une interconnexion des réseaux existants.
Pourquoi cela dérange
Alors que les discours politiques s’enflamment autour de l’accès à l’électricité, la réalité est que des millions de personnes restent dans l’obscurité. La Mission 300, bien que séduisante sur le papier, semble souffrir d’une grave crise de crédibilité. Les promesses d’une « énergie fiable et accessible » se heurtent à des infrastructures vieillissantes et à un manque d’investissements concrets. Le ministre Nguema Mba parle d’un « levier de souveraineté », mais les Gabonais se demandent si cette souveraineté ne se limite pas à des discours creux.
Ce que cela implique concrètement
Les retombées de cette rencontre pourraient être significatives, mais elles restent à prouver. Le maire de Libreville, Pierre Matthieu Obame Etoughé, évoque un éclairage public performant et une mobilité fluide. Mais à quel prix ? Les Gabonais attendent des résultats tangibles, pas seulement des promesses. La question demeure : combien de temps encore devront-ils attendre pour voir ces projets se concrétiser ?
Lecture satirique
Dans un monde idéal, les discours des politiciens seraient suivis d’actions concrètes. Mais ici, à Libreville, on a l’impression d’assister à un spectacle de magie où les promesses s’évaporent aussi vite qu’elles apparaissent. « Produire de l’énergie, c’est bien. La transporter, c’est nettement mieux », dit le ministre. Mais si la production est un feu de paille, que reste-t-il ? Un énième sommet où l’on parle beaucoup pour ne rien dire ?
Effet miroir international
En regardant au-delà des frontières, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec les discours des dirigeants d’autres pays. Aux États-Unis, les promesses d’infrastructures modernes se heurtent à la réalité d’une dégradation persistante. En Russie, la rhétorique sur la souveraineté énergétique masque des réalités bien plus sombres. À Libreville, la situation semble tout aussi préoccupante.
À quoi s’attendre
Si l’on se fie aux tendances actuelles, il est probable que les Gabonais continueront à vivre dans l’incertitude. Les belles paroles de l’AEMP pourraient bien se transformer en un énième rendez-vous manqué. La question reste : combien de temps encore avant que les promesses ne se concrétisent ?



