Le sénateur Georges Naturel s’en est fait l’écho sur sa page Facebook ce lundi 13 avril, expliquant que le calendrier des mois à venir, « que tout le monde connaît à Paris mais que l’on cache aux Calédoniens« , acte bien le fait que les élections provinciales se tiendront le dimanche 28 juin, une date « confirmée par le Premier ministre« . La présidente de la province Sud, Sonia Backès, l’évoque également dans un post sur le même réseau social, précisant que cela a été validé par Sébastien Lecornu, « lors des différentes réunions que nous avons eues avec lui« .
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Ce nouvel agenda fait suite au vote de la motion de rejet, jeudi 2 avril, à l’Assemblée nationale, sur le projet de loi constitutionnelle issu de Bougival. Or, seul l’aboutissement de cet accord aurait permis de reporter une nouvelle fois la tenue de ce scrutin, déjà différé à trois reprises, la dernière fois étant le 6 novembre. Le Conseil constitutionnel validait alors cet ajournement, au plus tard le 28 juin, tout en jugeant qu’il devait être le dernier.
Le 19e gouvernement connu le 17 juillet
Georges Naturel déroule également le planning. Selon le sénateur, un décret de convocation des électeurs devrait être pris en Conseil des ministres le mercredi 27 mai, les candidats sont censés déposer leur liste avant le mardi 9 juin, et la campagne électorale est annoncée à partir du lundi 15 juin, avant la tenue du vote deux semaines plus tard.
Trois autres rendez-vous suivent : l’élection des présidents et vice-présidents des trois assemblées de province le vendredi 3 juillet, celle du bureau du Congrès le vendredi 10 juillet et, enfin, celle des membres du 19e gouvernement de Nouvelle-Calédonie le vendredi 17 juillet. Ces trois dernières dates, explique Georges Naturel, « tiennent compte des délais prévus par la loi organique de mars 1999« .
Quel corps électoral ?
Mais avec quel corps électoral se tiendront ces provinciales, initialement prévues en 2024 ? Pour Sonia Backès, cette question reste, à l’heure actuelle, en suspens. Elle fait partie des discussions menées avec Matignon. La cheffe de file des Loyalistes considère qu’il peut encore évoluer, soit par « une loi constitutionnelle s’il y a consensus, ce qui paraît mal engagé« , écrit-elle, soit par « une loi organique pour des ajustements« .
C’est ce que suggérait Georges Naturel en mai 2025, explique-t-il de son côté, à travers une proposition de loi organique visant à accorder le droit de vote aux natifs, soit 10 575 personnes (sur les 37 492 électeurs qui ne figurent pas sur la liste électorale spéciale provinciale), représentant, selon lui, la « seule fenêtre étroite mais réaliste« .
L’autre interrogation, ajoute Sonia Backès, concerne l’éventualité d’une consultation sur Bougival après le 28 juin. La présidente de la Maison bleue indique que « cette demande ne vient pas des Loyalistes« , mais est discutée dans le cadre des réunions avec l’État.
Élections provinciales : le calendrier caché des Calédoniens
Les élections provinciales, confirmées pour le 28 juin, révèlent un agenda que Paris semble vouloir dissimuler aux Calédoniens. Ironie ou mépris ?
INTRODUCTION
Le sénateur Georges Naturel a récemment fait un grand bruit sur Facebook, révélant que les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie se tiendront le 28 juin. Une date « confirmée par le Premier ministre », mais qui semble avoir été soigneusement gardée sous le coude pour éviter de trop déranger les esprits. À croire que les Calédoniens sont mieux informés par les réseaux sociaux que par leurs représentants.
Ce qui se passe réellement
Ce nouvel agenda fait suite à un vote de rejet à l’Assemblée nationale sur un projet de loi constitutionnelle. En d’autres termes, l’absence de consensus a conduit à une date de scrutin qui, déjà reportée à trois reprises, semble être la dernière chance pour les politiciens de faire illusion. Le Conseil constitutionnel a même jugé que ce report devait être le dernier.
Georges Naturel a également détaillé le planning : un décret de convocation des électeurs le 27 mai, des dépôts de candidatures avant le 9 juin, et une campagne électorale qui débutera le 15 juin. Tout cela pour élire un gouvernement dont les membres seront connus le 17 juillet. Un timing impeccable, n’est-ce pas ?
Le 19e gouvernement connu le 17 juillet
Les élections des présidents et vice-présidents des assemblées provinciales suivront, comme si tout cela était une grande pièce de théâtre où les acteurs changent, mais le script reste le même.
Quel corps électoral ?
Mais avec quel corps électoral ces élections se tiendront-elles ? Sonia Backès, présidente de la province Sud, semble dans le flou. Les discussions avec Matignon laissent entendre que des ajustements pourraient être nécessaires, mais le consensus paraît aussi probable qu’une pluie de météorites sur Paris.
Georges Naturel propose même d’accorder le droit de vote aux natifs, une « fenêtre étroite mais réaliste ». Une belle manière de dire que les politiciens tentent de rattraper un train qui est déjà parti.
Pourquoi cela dérange
Les incohérences sont frappantes. D’un côté, on promet des élections transparentes et inclusives, de l’autre, on discute dans l’ombre des ajustements qui pourraient exclure une partie de la population. Les promesses de démocratie semblent se heurter à la réalité d’un système qui préfère le statu quo.
Ce que cela implique concrètement
Ces élections, si elles se déroulent comme prévu, pourraient marquer un tournant. Mais pour qui ? Pour les politiciens qui se battent pour des sièges, ou pour les Calédoniens qui espèrent enfin être entendus ?
Lecture satirique
Il est presque comique de voir ces politiciens se démener pour justifier un calendrier qui semble plus dicté par des intérêts personnels que par un réel souci de démocratie. Les promesses de changement s’effritent face à la réalité d’un système qui préfère la continuité à la réforme.
Effet miroir international
En regardant au-delà des frontières, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec d’autres régimes autoritaires. Les États-Unis et la Russie, par exemple, ont également leurs propres manières de manipuler le calendrier électoral pour servir leurs intérêts. Une belle ironie, n’est-ce pas ?
À quoi s’attendre
Les Calédoniens peuvent s’attendre à des élections qui, bien que programmées, pourraient encore être sujettes à des changements de dernière minute. La seule certitude ? Les politiciens continueront à jongler avec les dates et les promesses.
Sources




