Élections municipales et communautaires en Martinique : Ce qu’il faut savoir pour 2026
Mise à jour le 2026-03-13 22:00:00 : La Martinique se prépare pour des élections cruciales, impactant la gouvernance locale et la représentation.
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Le territoire administratif martiniquais est divisé en trois EPCI (Établissement Public de Coopération Intercommunal). Il existe quatre formes d’EPCI : (communauté de communes ; communauté d’agglomération ; communauté urbaine et Métropole).
En Martinique, la structure administrative retenue est celle de : communauté d’agglomération. Il faut savoir que les élections des conseillers composant ces communautés, se déroulent le même jour que les élections municipales.
Ainsi, 4 communes du Centre : Fort-de-France-Schœlcher, Lamentin et Saint-Joseph, sont regroupées au sein de la Communauté d’Agglomération du Centre de la Martinique (CACEM).
18 communes du Nord au sein de la Communauté d’Agglomération du Pays Nord de la Martinique (Cap Nord).
12 communes du sud au sein de l’Espace Sud. Chacune de ces instances est composée de conseillers communautaires.
Élus pour 6 ans
Le mode d’élection de ces conseillers diffère selon la taille de la commune : Pour les communes de moins de 1000 habitants : les conseillers communautaires sont désignés automatiquement en suivant l’ordre de la liste élue. En clair, cela veut dire qu’ils ne sont pas élus directement par les citoyens, mais désignés parmi les membres du conseil municipal.
Pour les autres communes, les candidats aux sièges de conseillers communautaires sont présentés sur une liste différente de celle des candidats aux fonctions de conseiller municipal, mais ils figurent sur le même bulletin de vote. Là aussi, à l’instar des municipales, les listes doivent respecter l’alternance homme-femme dans le même ordre que la liste présentée pour les municipales.
Comme leurs collègues, conseillers municipaux, les conseillers communautaires sont également élus pour un mandat de 6 ans.
154 conseillers communautaires en 2026
En 2020, à l’issue des élections municipales, 158 conseillers communautaires siégeaient au sein des trois EPCI de Martinique.
56 élus au sein de la CACEM, 53 pour Cap Nord et 49 pour l’Espace Sud. La répartition du nombre de conseillers communautaires au sein d’un EPCI se fait à la représentation proportionnelle sur la base de la population municipale de chaque commune. Cependant la règle prévoit un minimum d’un siège par commune et un maximum de la moitié des sièges pour la commune la plus peuplée.
Cap Nord en baisse
En conséquence, pour cette année 2026 et compte tenu de la baisse démographique de l’ensemble du territoire, le nombre de conseillers communautaires est revu à la baisse. Quatre de moins soit 154 contre 158 en 2020.
Et cette baisse ne porte que sur le territoire de Cap Nord qui voit donc son nombre de conseillers passer de 53 à 49 élus. Pour la CACEM (56 élus) et l’Espace Sud (49), le nombre reste identique.
Au sein de la CACEM : la ville de Fort-de-France est naturellement la mieux représentée avec 28 conseillers soit la moitié du total de 56 contre 15 conseillers pour le Lamentin, 7 pour Schoelcher et 6 pour Saint-Joseph.
À Cap Nord : La commune du Robert qui disposait de 13 conseillers n’en comptera plus que 11 soit deux de moins cette année. Les communes de Sainte-Marie (8 élus) et le Carbet (1 élu) perdent elles, chacune, un élu. Aucun changement pour les autres communes.
Réajustement dans le sud
À l’Espace Sud : le nombre global de conseillers (49 élus) reste invariable. Par contre, la répartition entre les différentes communes connaît quelques réajustements.
C’est le cas de Ducos qui gagne deux conseillers par rapport à l’ancienne mandature soit un total de 6. Un conseiller supplémentaire également pour le François (7 élus).
Des additions qui se font au détriment du Vauclin, de Rivière-Salée et de Rivière-Pilote qui perdent chacune un élu.
Un troisième tour…
Une fois élus au sein de leurs instances respectives, les conseillers communautaires élisent leur président et vices présidents. Il est généralement convenu au sein de ces instances que la présidence ne revienne pas toujours à la commune présentant le plus grand nombre de conseillers.
Cela n’exclut pas pour autant que des alliances politiques ou communales peuvent se nouer pour obtenir telle ou telle poste. D’où le fait, que les élections des présidents des EPCI, peuvent prendre l’allure d’un troisième tour des municipales.
Le maire de Fort-de-France à la tête de la CACEM ?
Au sein de la CACEM, cette perspective a été plus ou moins écartée avec l’instauration d’un modus vivendi (qui n’est cependant inscrit ni dans la loi ni dans le marbre) entre les édilités des quatre communes du Centre, avec l’instauration d’une présidence tournante.
Ainsi, après la présidence de Luc-Louison Clémenté, maire de Schoelcher, élu en 2020 (qui ne se représente pas comme tête de liste aux municipales), c’est a priori, au nouveau maire élu de Fort-de-France, qu’il reviendra de présider cette instance intercommunale.
Pour les deux autres EPCI, aucun accord de ce type, n’a été élaboré. Ainsi, le suspense est davantage de mise pour la présidence de Cap Nord et l’Espace Sud. Rappelons tout de même qu’à l’issue du scrutin de 2020, c’est André Lesueur, le maire de Rivière-Salée, à nouveau candidat qui présidait aux destinées de l’Espace Sud. Au Nord, c’est Bruno-Nestor Azérot, maire de Sainte-Marie (également candidat à sa succession) qui présidait la communauté de Cap Nord.
Sources
Source d’origine : Voir la publication initiale
Date : 2026-03-13 22:00:00 — Site : la1ere.franceinfo.fr
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
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Publié le : 2026-03-13 22:00:00 — Slug : elections-municipales-etcommunautaires
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