Élections au Venezuela : La farce d’une démocratie en carton

L’opposition vénézuélienne, après la capture de Maduro par les États-Unis, appelle à des élections présidentielles. Mais qui a vraiment le pouvoir ici ?

Alors que le Venezuela se retrouve dans un tourbillon politique, l’opposition a décidé de jouer la carte des élections présidentielles, comme si cela allait résoudre les problèmes d’un pays en crise. « Plus de quatre-vingt-dix jours se sont écoulés depuis la destitution de Maduro », a déclaré Maria Corina Machado, la leader de l’opposition, comme si le temps était un remède miracle à la vacance du pouvoir. Mais qui a besoin de démocratie quand on a des délais constitutionnels à respecter ?

Ce qui se passe réellement

Le 10 avril, l’opposition a officiellement demandé des élections pour remplacer un président qui, rappelons-le, a été capturé par les forces américaines. « Des élections présidentielles doivent être convoquées dans les trente jours suivant cette déclaration », a insisté Machado. Mais attendez, l’Assemblée nationale, dominée par le parti au pouvoir, peut prolonger le mandat de la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, de quatre-vingt-dix jours supplémentaires. Qui a dit que la démocratie était simple ?

Pourquoi cela dérange

Cette farce électorale est d’autant plus absurde que l’Assemblée nationale n’a jamais évoqué de vacance de pouvoir, tout comme les États-Unis, qui affirment contrôler le pays. Pendant ce temps, Rodriguez promet des élections libres, mais qui peut encore croire à ces promesses ?

Ce que cela implique concrètement

Les Vénézuéliens, fatigués de cette mascarade, aspirent à un « processus électoral qui puisse être le plus immédiat possible », selon le politologue Nicmer Evans. Mais avec un système électoral aussi corrompu, les élections de 2024, que l’opposition estime avoir gagnées, semblent déjà être un lointain souvenir.

Lecture satirique

Il est ironique de voir l’opposition appeler à des élections alors que le pays est sous le contrôle d’une assemblée qui n’a jamais eu l’intention de laisser le peuple décider. C’est un peu comme si un clown demandait à un autre clown de juger un concours de talents. Les promesses de démocratie sont aussi crédibles que les discours de Rodriguez sur des élections libres.

Effet miroir international

Cette situation rappelle les dérives autoritaires dans d’autres pays, où les élections sont souvent un simple spectacle. Les États-Unis, en particulier, semblent jouer un rôle ambigu, soutenant une opposition qui pourrait tout aussi bien être une marionnette dans un théâtre d’ombres.

À quoi s’attendre

Les prévisions sont sombres : si rien ne change, les Vénézuéliens pourraient se retrouver à voter pour un autre acteur de la même pièce, avec des résultats tout aussi prévisibles. La démocratie, ici, ressemble plus à une illusion qu’à une réalité.

Sources

Source : www.lemonde.fr

Visuel — Source : www.lemonde.fr

Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire